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Réforme de la CSG : le mic-mac du gouvernement pour économiser quelques milliards

Hausse de la CSG, baisse des cotisations salariales : changements et conséquences

La hausse de la CSG vise à compenser la suppression des cotisations salariales maladies et chômage, en 2018.

Diminuer les cotisations payées par les salariés pour augmenter le salaire net. C’était la promesse faite par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, et qui va entrer en vigueur au 1er janvier 2018.

Concrètement, les cotisations salariales “maladie” et chômage” vont disparaître, soit 3,15 points de cotisation, intégralement compensées par une hausse de la CSG (contribution sociale généralisée), de 1,7 point.

260 euros par an pour un salarié au Smic

Dans un communiqué, le gouvernement précise que cette réforme entraînera un “gain net de pouvoir d’achat de 1,45 % pour tous les salariés, soit 260 euros par an pour un salarié au SMIC”. La CSG étant payée par les actifs mais également les retraités, les fonctionnaires ou encore les indépendants, cela revient in fine à un gain net pour les salariés, qui supportaient seuls les cotisations maladie et chômage.

Mais c’est dans le calendrier de la mise en place de la réforme que le gouvernement essaie de récupérer quelques millions.

En effet, la hausse de la CSG de 1,7 point sera effective dès le 1er janvier 2018. Au contraire, la suppression des cotisations salariales “chômage” et “maladie”, que l’augmentation de la CSG est censée compenser, se fera en deux temps.  Une première dès le 1er janvier, une seconde “à l’automne” 2018.

Un effet moins bénéfique pour les salariés

Un décalage qui va permettre au gouvernement de dégager des économies de l’ordre de quelques milliards d’euros, comme le rappelle le quotidien Les Echos. Car en janvier, l’État y gagnera avec la hausse de la CSG, qui passera de 7,5% à 9,2%, et la part des cotisations salariales qui n’auront pas encore été supprimées. Les principaux perdants, ce sont les retraités, qui ne payaient pas les cotisations salariales, et vont subir cette hausse de la CSG.

Un mic-mac heureux pour les finances de l’État, mais peut-être moins pour la popularité du gouvernement, L’effet de la réforme étant dilué dans le temps, il en sera moins important sur les fiches de paie.

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