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Le Maire promet de réduire le déficit public français à 3% du PIB en 2027

Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, à l'Elysée, le 8 juin 2024 (Ludovic MARIN)
Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, à l'Elysée, le 8 juin 2024 (Ludovic MARIN)

Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a promis vendredi de réduire le déficit public du pays à 3% du PIB en 2027 en cas de victoire aux élections législatives, après avoir été épinglé par Bruxelles sur ce sujet.

"Il faut rétablir les comptes publics (...) C'est exactement ce que nous faisons et, en fonction des décisions qui seront prises par le peuple français, nous retournerons sous les 3% de déficit en 2027", a déclaré Bruno Le Maire, lors d'une réunion des ministres des Finances de l'UE à Luxembourg.

La Commission européenne a ouvert la voie mercredi à des procédures pour déficits publics excessifs contre sept pays de l'UE, dont la France. Ces pays, qui incluent aussi l'Italie et la Belgique, ont dépassé l'an dernier la limite fixée à 3% du Produit intérieur brut (PIB) par le Pacte de stabilité qui limite aussi la dette à 60% du PIB.

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Ces pays devront prendre des mesures correctrices pour respecter à l'avenir les règles budgétaires de l'Union européenne, sous peine de sanctions financières.

Le ministre français a justifié le dérapage par la pandémie en 2020 puis la crise de l'inflation dans le sillage de la guerre en Ukraine à partir de 2022.

"Nous avons beaucoup protégé l'économie française pendant la crise du Covid et pendant l'inflation, et beaucoup protégé les ménages français. Le résultat c'est que nous sommes le premier pays de la zone euro à avoir retrouvé son niveau d'activité d'avant crise", a-t-il dit.

"Evidemment, il a fallu payer le prix pour ça, c'est ce qui explique cette procédure pour déficit excessif. Maintenant nous sommes à un moment où il faut rétablir les comptes publics pour retrouver des marges de manœuvre", a-t-il poursuivi.

Il a attribué la chute des marchés financiers français et la hausse du coût de la dette pour la France aux promesses de dépenses des oppositions de gauche et d'extrême droite.

"Vous avez les programmes mis sur la table par d'autres partis et par l'opposition avec des dépenses publiques très importantes. Cela explique la réaction des marchés, les inquiétudes exprimées par le secteur bancaire (...). Ce sont les conséquences directes de programmes économiques et financiers totalement insensés et irresponsables", a-t-il affirmé.

La France, dont le déficit public s'est élevé à 5,5% du PIB l'an dernier et dont la dette atteint 110% du PIB, a été la plupart du temps en procédure de déficit excessif depuis la création de l'euro au tournant des années 2000. Elle en était toutefois sortie après être revenue dans les clous sur son déficit en 2017.

aro/ob/abx