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Vêtements, restaurants, lingerie... La députée LREM Coralie Dubost épinglée pour des notes de frais astronomiques

Coralie Dubost épinglée par Mediapart pour ses notes de frais (Photo by LUDOVIC MARIN/POOL/AFP via Getty Images)
Coralie Dubost épinglée par Mediapart pour ses notes de frais (Photo by LUDOVIC MARIN/POOL/AFP via Getty Images)

Coralie Dubost, députée LREM de l’Hérault, est accusée d’avoir utilisé une grosse partie de son enveloppe parlementaire en lingerie, vêtements et restaurants, selon Mediapart. L’élue a aussi souscrit un prêt pour couvrir la note et utilisé ses assistants pour réaliser des tâches domestiques.

C'est une polémique dont Emmanuel Macron se serait sans doute bien passé, moins d’une semaine après avoir été réélu président de la République. Coralie Dubost, députée LREM de la 3e circonscription de l’Hérault, est visée par des révélations de Mediapart. Dans un article publié ce vendredi, l’élue de la majorité est épinglée pour des "usages inappropriés de ses frais de mandat".

Des réunions à la plage

Il est notamment reproché à cette juriste de profession d’avoir dépensé jusqu’à 3 000 euros par mois en vêtements et lingerie. Les notes de frais laissées par l’élue dans plusieurs restaurants de plage, à Palavas-les-Flots et au Domaine de Verchant (Hérault), interrogent. Questionnée par Mediapart sur ces dépenses, Coralie Dubost précise qu’il s’agissait de "temps de travail".

Toujours est-il que son enveloppe de 5 373 euros brut allouée chaque mois pour financer son activité de député s’est avérée être insuffisante au point de devoir souscrire un prêt sous un prétexte fallacieux. "Début 2019, face à un découvert dépassant les 7 000 euros , elle a contracté un prêt auprès de La Banque postale, qui gère les comptes AFM (avance de frais de mandat) de chaque parlementaire, prétextant des travaux (en réalité inexistants) qu’elle aurait eu à faire dans sa permanence", révèle Mediapart.

Octobre 2018 : 3 300 euros de dépenses en vêtements

En octobre 2018, l’élue de l’Hérault a par exemple dépensé plus de 3 300 euros, soit plus de la moitié de enveloppe mensuelle, pour s’offrir des vêtements en ligne. Le mois précédent, ses dépenses pour refaire sa garde-robe s’élevaient à 2 600 euros. "Il y a des tenues mandat et les tenues perso [...], je ne mets pas les mêmes affaires dans ma vie perso et dans ma vie de mandat", répond la députée à Mediapart.

En 2018, elle a déboursé 500 euros d’argent public dans des enseignes de lingerie, s’en servant comme d’une avance sur trésorerie lorsqu’elle n’avait pas sa carte personne sur elle. Sollicitée par le site d’investigation, la députée assure avoir régularisé sa situation "après avoir fait l’objet, pour les années 2018 et 2019, d’un contrôle opéré par la déontologue de l’Assemblée nationale."

Une équipe plus que dévouée

Pour expliquer ces frais astronomiques, la députée rejette la faute sur un ancien collaborateur qui lui aurait mal expliqué les règles démocratiques, notamment celle de ne pas dépenser plusieurs Smic par mois pour acheter des vêtements avec l’argent public. "Il m’a mal conseillée, j’ai été stupide [...] je ne suis pas une tricheuse", se défend-elle.

Ce n’est pas tout. En plus de ses divers dépenses inappropriés, Coralie Dubost a aussi réquisitionné son équipe parlementaire à des fins personnelles, selon Mediapart. D’ex-salariés se souviennent qu’ils ont dû "effectuer des tâches domestiques" à son domicile, amener ses affaires au pressing ou effectuer plusieurs achats personnels. Ces allégations, la députée de l’Hérault ne les nie pas : "Ça, ça a pu arriver mais il n’y a pas eu d’instruction de ma part, c’était présenté sous forme de service". La députée de la 3e circonscription a annoncé au début du mois d'avril qu'elle serait candidate à sa propre succession lors des prochaines élections législatives.

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