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Toussaint 2022 : cinq innovations qui veulent ringardiser les croque-morts

En matière de funérailles aussi, il est possible d'innover (Crédits : Getty Images/iStockphoto). (Getty Images/iStockphoto)

Avoir une pierre tombale connectée, se réincarner en chatbot, devenir du compost... tout cela est possible grâce à la death tech, un secteur dans lequel de jeunes startups comme des géants du web vous promettent de réinventer les obsèques.

En 2021, il y a eu 657 000 décès en France et l’Insee projette des chiffres en hausse ces prochaines années. Depuis plusieurs années, startuppers et inventeurs aux quatre coins du monde innovent dans le domaine des funérailles, bousculant certains tabous et profitant aussi d’un marché florissant. Car la mort est un business (presque) comme les autres, avec un chiffre d’affaire d’environ 2,5 milliards d’euros par an pour le secteur français des pompes funèbres.

Un QR code sur la pierre tombale

L’idée a été médiatisée par l’émission "Qui veut être mon associé", sur M6. L’un des candidats y a pitché un concept de QR code gravé sur les stèles mortuaires, non sans faire vivement réagir les membres du jury.

En scannant ce code avec leur smartphone, les proches peuvent accéder à des vidéos, des photos et d’autres souvenirs du défunt, qui peut même préenregistrer un message qu'il voudrait diffuser lors de ses funérailles. Les investisseurs ont été moins frileux que le jury de l'émission, puisque la startup Life memory a levé un peu plus d’un million d’euros pour lancer son idée de mémorial en réalité augmentée.

Créer un robot pour faire "revivre" le défunt

Ce n’est pas qu’un scénario de la série dystopique Black mirror : les intelligences artificielles permettant de "mimer" les défunts sont en plein développement. Le géant Microsoft a même déposé un brevet d’un chatbot (un logiciel de dialogue capable de converser avec vous) simulant une conversation avec un proche mort.

Alimenté avec les données personnelles du proche décédé, comme des images, des données vocales, des messages électroniques et sur les réseaux sociaux, le robot peut devenir en quelque sorte son clone digital. On peut ensuite "discuter" avec lui, dans une messagerie instantanée. Pour l’instant tout cela se passe à l’écrit, mais des entreprises planchent sur la possibilité de reproduire la voix d’une personne, et même son physique en vidéo, grâce à la technologie Deepfake.

Se faire composter

Depuis trois ans, il est possible de "composter" les morts, dans quelques Etats américains, comme l’Oregon, Washington et le Colorado. Cette méthode a le vent en poupe et vient d'ailleurs d’être légalisée en Californie. Plusieurs startups se sont spécialisées et ont mis au point un technique pour décomposer les défunts de façon écologique. Certaines en font même la promo sur les réseaux sociaux.

Concrètement, le corps est placé dans une capsule, avec de la paille, de la sciure de bois et de la luzerne. Cette boîte est retournée régulièrement. Au bout de six semaines, il ne reste qu’une bonne centaine de kilos de terre, confiés aux proches. Pas besoin d’acier, de béton, de bois ni de produits nécessaires à une inhumation, ni d’énergie pour une crémation, mais le prix est plus élevé à cause des frais de stockage et de personnel.

En attendant que ce concept ne débarque en France, il y a l’option du cercueil en carton, ou même à base de champignons, mis au point par un Néerlandais.

Finir dans l’eau

L’aquamation, vous connaissez ? Ce procédé, autorisé au Québec, aux Etats-Unis et en Australie, consiste à plonger le cadavre dans de l’eau chauffée, avec une solution d'hydroxyde de sodium et de potassium. D’un point de vue chimique, on appelle ça l'hydrolyse alcaline, et elle dissout les tissus humains. Les prothèses médicales peuvent être récupérées, et les os réduits en poudre puis confiés aux proches. Quant au liquide, il est évacué et peut être traité comme les eaux usées.

Ses partisans mettent en avant son caractère écolo : l’aquamation émet moins de gaz à effet de serre que la crémation. Mais on n’est pas prêts de la voir débarquer en France, où la loi impose de placer les corps dans des cercueils. Il faudrait en fabriquer dans des matières pouvant être dissoute avec ce procédé.

Vous pouvez aussi opter pour l'océan : une startup britannique repérée par Slate proposera bientôt aux défunts de voir leurs cendres mélangées à des coquilles d’huîtres broyées, pour former des récifs artificiels imprimés en 3D, immergés pour restaurer l’habitat sous-marin.

Ou dans l’espace

Pour les plus fortunés, il est aussi possible d’envoyer vos restes dans l’espace. Deux entreprises américaine placent sur orbite des nano-satellites contenant des cendres humaines. Les premiers défunts de l’espace se sont envolés dans une fusée fin 2018. Et d’autres cendres devraient bientôt être dispersées sur la Lune, pour la modique somme de 9 950 dollars.

VIDEO - Coolio a été incinéré et ses cendres seront emballées dans des bijoux pour la famille