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Le roman de Daisy Johnson est une méditation poétique et gothique sur l’amour fraternel

·1 min de lecture

Septembre et Juillet sont soeurs, nées à dix mois d’écart comme si l’une s’était lancée "à la poursuite de l’autre". Inséparables au point de fusionner leurs dates d’anniversaire, de refuser l’idée même d’une amitié et d’éliminer tout ce qui pourrait s’insinuer entre elles. Le lecteur les découvre main dans la main à l’arrière d’une voiture en route vers la mer et vers une maison "échouée sur la lande du Yorkshire". L’été n’est pas encore là, ni les vacances scolaires, mais leur mère a préféré les éloigner d’Oxford depuis le dramatique "incident" survenu dans leur lycée, autour duquel l’intrigue se noue, électrisant chaque page d’un roman qui d’une fable sur l’adolescence évolue peu à peu vers le conte cruel.

Dès son arrivée dans cette maison aux murs incrustés de coquillages et truffée de pièges à souris, Juillet renoue avec ses terreurs d’enfance, dont celle de voir sa soeur disparaître : "Souvent, depuis que nous sommes petites, je crains qu’elle m’abandonne, qu’elle trace seule sa route." Au lieu de la rassurer comme elle l’a si souvent fait, Septembre, qui a toujours eu de l’ascendant sur sa cadette, l’entraîne dans des jeux de plus en plus pervers comme "Septembre a dit", exigeant que Juillet devienne sa "marionnette" et se plie à la moindre de ses volontés.

Fabuleux sortilèges

À la farce innocente succèdent bientôt les mutilations, et le récit se transforme en une partie de cache-cache macabre au coeur d’une maison animée d’une vie propre où "les nuits capricieuses mur...


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