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Cette loterie sur Instagram fait parler d'elle, pas que pour les bonnes raisons

·6 min de lecture

RÉSEAUX SOCIAUX - 60.000 euros, c’est le gain total du gigantesque concours Instagram lancé le lundi 20 septembre par l’entrepreneur-youtubeur Yomi Denzel. Une somme pharaonique séparée en plusieurs lots: une Tesla model 3 (45.000 euros), un an de loyer offert (10.000 euros), un sac Chanel (5300 euros), une PS5 (700 euros) et un iPhone 13 (900 euros). Un concours trop beau pour être vrai? Le Parisien s’est penché sur la question dans une enquête publiée ce mercredi 22 septembre.

Le Suisse de 25 ans, qui a fait fortune dans le dropshipping, s’est récemment fait connaître sur YouTube (486.000 abonnés). Il y raconte la création et le succès de son business en ligne, passant ainsi selon ses dires “d’étudiant fauché à millionnaire en seulement un an”, et proposant par la même occasion une formation au prix de 1500 euros.

Pour rappel: le dropshipping, considéré comme légal, consiste à vendre en ligne des produits sans avoir de stock chez soi. Ces derniers sont situés chez un fournisseur étranger (souvent AliExpress en Asie). Chaque produit sur le site du “dropshipper” est plus cher que sur celui du fournisseur. Une fois que le client a acheté sur le site du premier, celui-ci doit contacter le fournisseur, lui acheter le produit en question (au prix de base) et le faire envoyer à l’adresse du client.

Yomi Denzel n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il en avait organisé un similaire l’an dernier, mais d’une valeur inférieure (35.000 euros de lots). À l’époque, l’événement avait provoqué un raz-de-marée sur la plateforme. C’est une nouvelle fois le cas aujourd’hui. Il faut dire qu’il est très simple d’y participer: aimer la publication, identifier deux ami(e)s, suivre le compte de l’intéressé, et en bonus partager la photo en story puis commenter l’une de ses vidéos YouTube.

Une campagne publicitaire parfaitement légale

De plus, l’entrepreneur sait parfaitement s’entourer pour le promouvoir, s’affichant aux côtés de stars de la téléréalité comme Jessica Thivenin ou encore des figures de YouTube comme Emma CakeCup. L’an dernier, Yomi Denzel s’était notamment associé au footballeur Dimitri Payet et au rappeur Alkpote. Par ailleurs, une affiche promotionnelle de l’événement est également visible dans le métro parisien, ainsi qu’à la télévision sur certaines chaînes de la TNT des groupes M6 et TF1.

Un concours facile d’accès, aux lots très alléchants, le tout accompagné d’une omniprésence sur les réseaux et en-dehors, difficile donc de ne pas être tenté. Mais est-il réellement possible de remporter ces cadeaux? Est-ce légal?

Pour y répondre, Le Parisien a notamment sollicité l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), qui a confirmé la totale légalité de cette campagne publicitaire, “après plusieurs échanges, vérifications et demandes de précisions”. Estimée à plusieurs dizaines de milliers d’euros, au même titre que les spots TV selon le quotidien, celle-ci doit se terminer ce mardi 28 septembre, date de fin du concours.

Cependant, de nombreuses voix s’élèvent contre cette publicité de masse, accusée de donner le mauvais exemple. “Cette campagne publicitaire joue sur la naïveté de certains jeunes, notamment sur les réseaux sociaux. Ils peuvent se laisser embarquer sans voir tout ce qu’il y a derrière”, a averti Laëtitia Biel, directrice conseil en stratégies de marque, licences, et communication, pour Le Parisien.

Si Yomi Denzel organise un tel concours, c’est avant tout pour gonfler son nombre d’abonnés sur YouTube et les réseaux sociaux, pour ainsi à terme, vendre sa formation.

Un concours très cher, mais rentable

Le principal intéressé n’a d’ailleurs aucun mal à le reconnaître. ”Ça me permet de gagner en notoriété, ce qui va me permettre de faire croître mon business”, a-t-il livré sur ses réseaux sociaux. L’entrepreneur, qui a déboursé près de 300.000 euros pour organiser ce concours Instagram, est donc certain de sa rentabilité comme il l’a expliqué au Parisien.

Il a notamment pris exemple sur celui de l’an dernier. “Relai du concours par 40 influenceurs (150 000 €), agence de communication (15 000 €), lots à gagner (39 000€), frais annexes (10 000 €)... Il me suffisait de vendre 200 formations sur 700.000 abonnés pour commencer à faire du bénéfice”.

L’une des vainqueurs du concours de l’an dernier a d’ailleurs témoigné dans les colonnes du quotidien, révélant qu’elle avait aussi suivi la formation du youtubeur. “Je voulais apprendre tout ce qu’on ne nous dit pas à l’école et c’était bien le cas. Finalement, je ne suis pas allée au bout car les valeurs nécessaires à ce boulot ne correspondaient pas à ma personnalité”.

Concernant sa fiabilité, si de nombreux internautes affichent leurs doutes, Le Parisien, qui a eu accès au règlement et au constat d’huissier, a pu confirmer qu’il y avait bien eu une remise de tous les cadeaux l’an dernier. “Vous croyez que je vais bidonner un concours au risque de me faire prendre alors que c’est pour faire de la promotion et envahir Instagram? Je n’aurai aucun intérêt à faire cela, au contraire”, a fait valoir l’intéressé au quotidien.

À voir également sur Le HuffPost: Covid-19: comment les gouvernements se tournent vers les influenceurs pour communiquer

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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