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L'Australie ne veut plus des sous-marins français, l'opposition dénonce un "camouflet"

·4 min de lecture
L'opposition saute à pieds joints sur le
L'opposition saute à pieds joints sur le

POLITIQUE - La France n’avait pas vu venir cette torpille. Le Premier ministre australien Scott Morrison a confirmé ce jeudi 16 septembre, la rupture du gigantesque contrat conclu en 2016 avec Paris pour la fourniture de sous-marins conventionnels, préférant construire des engins à propulsion nucléaire à l’aide de technologies américaines et britanniques.

Une décision “brutale” vécue comme “un coup dans le dos” selon les mots du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, particulièrement remonté, ce jeudi matin, sur franceinfo, contre Washington et Canberra.

Et il n’est pas le seul. Depuis que le faux bond australien à 56 milliards d’euros fait la Une de la presse, l’opposition rivalise de critiques acerbes à l’égard des États-Unis... mais également d’Emmanuel Macron et de son bilan. Une série de tirs croisés dont l’objectif est clair à huit mois de la présidentielle: affaiblir le président de la République et vanter ses propres solutions pour la nation.

“Quel désastreux bilan de la macronie”

Valérie Pécresse a été l’une des premières à réagir sur les réseaux sociaux. Pour la patronne de la région Île-de-France, candidate déclarée à une primaire de la droite, l’annulation du “contrat du siècle” par l’Australie n’est rien d’autre qu’un “camouflet diplomatique pour la France.” “Un signe inquiétant pour notre industrie de défense qui s’ajoute au déficit croissant de notre commerce”, écrit celle qui débute sa campagne sur le thème de la “fierté française.”

En clair, pour la droite, à l’instar de la sénatrice LR Valérie Boyer, la décision inattendue de Canberra est le signe du “désastreux bilan de la macronie en termes d’indépendance nationale.” “Ce quinquennat signe le recul de l’influence française”, cingle la parlementaire, toujours sur Twitter, à propos de ce contrat signé en 2016, sous la présidence Hollande.

Mêmes mots, ou presque, pour Éric Ciotti, le député des Alpes-Maritimes. L’élu sudiste, candidat, lui aussi, à un départage interne à droite estime que tout ceci est le “symbole manifeste de la naïveté coupable vis-à-vis de Joe Biden et de la perte d’influence française sous la présidence Macron.”

À l’extrême droite, on évoque même “un triple désastre” pour le pays: économique, militaire et politique. Alors que l’eurodéputé (RN) Jean-Lin Lacapelle parle de “la France de Macron humiliée”, sa candidate, Marine Le Pen, demande, dans un communiqué, l’avènement d’une commission d’enquête pour faire “toute la lumière sur ce naufrage.”

Les Insoumis chargent les États-Unis

Plus discrets quant au rôle du chef de l’État dans cette affaire, les Insoumis préfèrent fustiger l’attitude des Américains, pour mieux s’en prendre à l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord). “Les États-Unis sont les grands bénéficiaires de ce revirement puisqu’ils fourniront les sous-marins”, écrit ainsi Jean-Luc Mélenchon dans un court communiqué publié sur son blog, ce jeudi matin.

Pour lui, il s’agit d’une “nouvelle manifestation du mépris des États-Unis pour les accords conclus par ses alliés.” C’est pourquoi “il est temps”, selon ses mots, “de quitter l’OTAN et d’expulser de France le Centre d’excellence OTAN pour l’espace que les USA veulent installer à Toulouse.”

Une philosophie que le tribun porte de plateaux télé en campagnes présidentielles depuis plusieurs années, comme le fait remarquer le député LFI Bastien Lachaud sur les réseaux sociaux. L’élu de Seine-Saint-Denis estime, dans le sillage du chef de file des Insoumis, que la France “doit sortir de (sa) dépendance aux États-Unis.”

D’autant que ces critiques sont aujourd’hui largement partagées dans la sphère politique. Outre les réactions scandalisées des ministres français des Armées et des Affaires étrangères, le Sénat semble enclin à questionner “la nature exacte” de la relation entre la France et les États-Unis.

“Nous allons devoir nous interroger sur l’attitude récurrente de certains de nos alliés, qui se comportent plus comme des adversaires que comme des concurrents loyaux”, a ainsi déclaré, ce jeudi, Christian Cambon, le président (LR) de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées de la chambre Haute. Ça tangue fort entre Washington et Paris.

À voir également sur Le HuffPost: La découverte du sous-marin “La Minerve” comme si vous y étiez

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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