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En Inde, le pari fou du café Araku

Au milieu des montagnes feuillues de l'Andhra Pradesh, dans le sud-est de l'Inde, à l'ombre des manguiers et des eucalyptus, la tribu des Adivasis cultive le café depuis une quinzaine d'années. Les précieux grains poussent en biodynamie et font vivre plus de 10.000 fermiers réunis en coopérative. Sans Manoj Kumar, 50 ans, directeur général de la Fondation Naandi, ce projet n'aurait jamais vu le jour. Cet ancien banquier anglophone reconverti dans le caritatif relate ses premiers pas aux côtés des Adivasis.

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J'ai mis plusieurs années à gagner leur confiance

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"Lorsque je suis arrivé dans la région en 2000, personne ne s'intéressait à eux. Ils étaient même en conflit avec le gouvernement, ­explique-t-il. J'ai mis plusieurs années à gagner leur confiance. Grâce au sérieux de nos programmes éducatifs et de lutte contre la mortalité infantile, ils ont fini par accepter mon aide pour restaurer la forêt."

Après des années de patience et des heures de formation, près de 2,5 millions de caféiers et plus de 20 millions d'arbres sont sortis de terre. Dès 2011, la qualité des grains est telle que leur prix dépasse largement celui du marché, faisant vivre dignement les premiers fermiers convertis. Conscients de la richesse qu'ils ont créée, Manoj Kumar et les membres de la coopérative veulent accroître leur indépendance.

Commerce très équitable

En 2015, ils créent en France la marque Araku et décident d'ouvrir une boutique à Paris pour vendre directement une partie de leur production. Insta...


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