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Hérault: la piste d'une allergie alimentaire privilégiée après la mort d'un jeune récemment vacciné

·4 min de lecture
L'hôpital Saint-Clair à Sète (Hérault) où est décédé un jeune Sétois après un choc allergique. - Google Street View
L'hôpital Saint-Clair à Sète (Hérault) où est décédé un jeune Sétois après un choc allergique. - Google Street View

Une information judiciaire a été ouverte ce mercredi après la mort d'un jeune homme de 22 ans originaire de Sète (Hérault) quelques heures après avoir reçu sa première dose de vaccin contre le Covid-19, a appris BFMTV de source judiciaire. Mais la piste d'une allergie alimentaire est pour l'heure privilégiée.

Les pompiers de Sète ont été contactés lundi soir peu après 21h30 pour une intervention en urgence. Lorsqu'ils arrivent, le jeune homme de 22 ans, Maxime Beltra, fait un œdème de Quincke après être rentré d'un restaurant où il s'était rendu pour dîner.

Le père s'interroge, mais dénonce une "récupération par les politiciens et les complotistes"

Lors de leur arrivée au domicile, les pompiers ont été informés par les proches que le jeune homme souffrait d'une allergie alimentaire, a appris BFMTV d'une source proche de l'enquête, confirmant une info du Parisien. Il aurait, ajoute une source judiciaire, absordé au cours de son dîner "un aliment pour lequel il avait une allergie connue". Transporté en urgence à l'hôpital dans un état très grave, le jeune homme décède peu de temps après.

Maxime Beltra avait été vacciné avec sa première dose de vaccin Pfizer-BioNTech le jour même, en début d'après-midi. Dans une vidéo publiée sur Facebook, son père Frédéric Beltra mettait en cause un sérum "qui tue des jeunes de 22 ans en pleine forme" - une colère relayée par de nombreux anti-vaccins, qui accusent le vaccin anti-Covid d'être la cause de la mort du jeune homme.

"Oui il y a les allergies, il y a eu le restaurant, mais on ne peut pas faire comme si le vaccin n’avait pas eu lieu", a estimé Frédéric Beltra chez nos confrères de CheckNews de Libération tout en dénonçant la "récupération par les politiciens et les complotistes" de la disparition de son fils.

Le Centre régional de pharmacovigilance, chargé de rassembler les informations autour de ce cas, explique toutefois à Libération que "beaucoup d'éléments penchent vers une allergie alimentaire" et qu'"on ne s'oriente pas vers une imputabilité franche du vaccin".

Éligible malgré ses antécédents allergiques

Maxime Beltra s'est vu administrer sa première dose de vaccin au centre de Sète aux alentours de 14h. Selon des déclarations de son père, le jeune homme avait pour projet de se faire vacciner pour se rendre en Grèce: "Je lui avais dit de bien signaler qu'il avait eu des antécédents allergiques avec un œdème de Quincke. C'est ce qu'il a fait".

Une version que confirme Jean-Christophe Calmes, responsable du centre de vaccination, qui assure à CheckNews qu'"il était quand même possible de le vacciner": "Nous l'avons gardé trente minutes au lieu des quinze habituelles et il a pu rentrer chez lui."

Le délai de plusieurs heures entre l'injection et la réaction allergique, survenue d'abord au restaurant, laisse aussi suggérer pour Jean-Luc Faillie que le vaccin n'est pas responsable de la mort du jeune homme.

"Généralement, le choc est quasiment immédiat. On ne peut pas considérer que des effets qui surviennent plus de trois heures après l’exposition soit de l’anaphylaxie (forme la plus sévère d'une allergie, NDLR)" estime auprès de Libération le responsable du CRPV de Montpellier.

"Un choc anaphylactique survenant 9 heures après la vaccination, cela n'est jamais arrivé", abonde dans les colonnes du Figaro le professeur Frédéric de Blay, responsable du service d'allergologie du CHU de Strasbourg, "A priori, ça ne ressemble pas du tout à une anaphylaxie due à un produit injectable."

Des investigations complémentaires "sans doute nécessaires"

Une autopsie sera toutefois réalisée dans le cadre de l'information judiciaire en "recherches des causes de la mort" à l’initiative du juge d’instruction. "Toutefois, cette autopsie ne sera sans doute pas conclusive", nous indique-t-on de source judiciaire.

"Même s’il était établi à l’issue que le décès résulterait d’une allergie, il est d’ores et déjà fait état de ce que le jeune homme aurait absorbé peu avant son décès, durant un repas au restaurant, un aliment pour lequel il avait une allergie connue. Des investigations complémentaires seront donc sans doute nécessaires", nous précise-t-on de même source.

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), qui assure une surveillance des vaccins contre le Covid-19 en France, rapporte dans sa dernière enquête de pharmacovigilance sur le vaccin Pfizer-BioNTech que "les décès survenus dans la population de patients de moins de 50 ans n’apportent pas, dans leurs caractéristiques, d’élément en faveur d’un rôle de la vaccination."

Selon l'autorité sanitaire, 30 cas de chocs anaphylactiques sévères ont été transmis depuis le début du suivi, "tous avec évolution favorable dans les 24 heures" - sur plus de 42 millions de doses de vaccin Pfizer/BioNTech injectées à la date du rapport.

Article original publié sur BFMTV.com

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