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Décès de Robert Badinter : l’abolition de la peine de mort, le combat de sa vie

Marc Piasecki/Getty Images

Figure des années Mitterrand, brillant avocat et ex-garde des Sceaux, Robert Badinter, décédé dans la nuit de jeudi à vendredi à l'âge de 95 ans, a incarné jusqu'à son dernier souffle le combat pour l'abolition de la peine de mort. D'abord conspué pour avoir défendu des causes à contre-courant, il s'est forgé une réputation d'humaniste indépendant, jusqu'à être considéré comme une autorité morale.

«J'ai essayé de transformer la justice, la rendre plus humaine», disait-il en novembre 2023 dans un entretien à l'émission La Grande Librairie. Est-ce que j'ai réussi ? À juger». Ministre de la Justice du président socialiste François Mitterrand, il porta la loi du 9 octobre 1981 qui abolit la peine de mort, dans une France alors majoritairement en faveur de ce châtiment suprême. Il s'investit par la suite, jusqu'à son «dernier souffle de vie», pour l'abolition universelle de la peine capitale.

Avec l'exécution, «le crime change de camp», soulignait ce fils de fourreur, né à Paris le 30 mars 1928 dans une famille juive émigrée de Bessarabie (l'actuelle Moldavie). Cet homme mince et élégant aux épais sourcils noirs, défenseur d'une France «au service des libertés et des droits de l'homme», tenait sa soif de justice d'une adolescence marquée par la Seconde Guerre mondiale. En 1942, alors qu'il n'a que 14 ans, son père est arrêté sous ses yeux à Lyon. Il mourra en déportation dans le camp de concentration de Sobibor (Pologne), tandis que sa famille est réfugiée en Savoie.

Après des études (...)

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