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Comment est calculé le prix de l’électricité ?

Photo d'illustration AFP PHOTO / JEFF PACHOUD (Photo by JEFF PACHOUD / AFP)
Photo d'illustration AFP PHOTO / JEFF PACHOUD (Photo by JEFF PACHOUD / AFP)

La facture d'électricité se compose de la fourniture d'énergie, mais aussi de son acheminement et des taxes.

La facture d'électricité pourrait prochainement bondir, sous l'effet de la fin du bouclier tarifaire d'ici la fin 2022. "Nous ne pourrons pas indéfiniment geler les prix", reconnaissait le porte-parole Olivier Véran, tout en rassurant : "ce qui ne veut pas dire que nous allons relâcher d'un seul coup le bouclier et qu'il y aurait une flambée des prix".

Trois composantes d'une facture d'électricité

Conséquence de cette hausse attendue des prix de l'électricité, la facture sera encore plus scrutée, afin de mieux la décrypter. Tout d'abord, il faut savoir qu'une facture d'électricité a trois composantes majeures. Tout d'abord, les taxes, qui servent à financer notamment les énergies renouvelables ou encore le chèque énergie.

Deuxième partie, le coût de la distribution et du transport de l’énergie, qui finance l'entretien du réseau de distribution et son renouvellement. Enfin le prix de l'électricité, lui-même divisé en deux. D'un côté, le coût de commercialisation et de l'autre le coût de l'électricité elle-même.

Le tarif réglementé, limité à +4%

Depuis l'ouverture à la concurrence, le fournisseur peut fixer ses tarifs. Soit il peut s’approvisionner sur les marchés, où le prix a été multiplié par 12 en un an, soit via l'Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh), c'est-à-dire le nucléaire, dont le prix est stable. Actuellement, le prix de l'Arenh est de 42 euros le MWh alors que le prix du marché pour le jour même a oscillé la semaine dernière autour de 600 euros du MWh.

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Le tarif réglementé, fixé par le gouvernement, est en concurrence avec des offres de marché fixées par l’ensemble des fournisseurs, historiques comme EDF ou alternatifs comme Eni ou TotalEnergies. On estime que 65% des particuliers a un tarif réglementé, et 35% un tarif de marché.

Hausse de 44% chez certains fournisseurs

Dans le cadre du bouclier tarifaire, l'État a plafonné à 4% l'augmentation des tarifs réglementés, contre plus de 35% proposés par la CRE en suivant les prix du marché. Une limitation de la flambée des coûts qui n'a pas forcément lieu chez les fournisseurs alternatifs. Certains fonctionnent au tarif réglementé, d'autres dépendent uniquement du prix du marché. Ainsi Tanguy témoigne dans Challenges d'une hausse de 44% de sa facture à partir du 1er octobre chez son fournisseur Mint.

L'envolée des prix actuels est liée à deux facteurs. D'un côté, la hausse du prix du gaz et l'arrêt de l'importation de gaz russe. Car une partie de l’électricité produite et importée provient de centrales à gaz. Le coût pour les faire fonctionner étant plus élevé, le prix de l'électricité produite augmente.

En cause, la hausse du prix du gaz et la baisse de la production nucléaire

De l'autre, la production réduite d'énergie nucléaire en France. En raison de corrosion et de maintenance, plusieurs réacteurs sont à l'arrêt. Il y a moins d'électricité produite, la France est donc obligé d'importer davantage. Or à l'étranger, les centrales à gaz sont majoritaires, et répercutent la hausse du prix du gaz.

Enfin, pour expliquer l'envolée du prix de gros sur le marché européen, c'est le prix de revient de la dernière source d'électricité mobilisée pour répondre à la demande qui détermine le prix qui s'impose à tous les opérateurs du continent. Or, ce sont le plus souvent des centrales au gaz. Une situation paradoxale alors que la production Française est à plus de 70% d'origine nucléaire.

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