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"Arrêtons de tout confondre": Darmanin assume sa critique des "rayons communautaires"

Jules Pecnard
·2 min de lecture
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, le 20 octobre 2020 à Bobigny - Ludovic MARIN © 2019 AFP
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, le 20 octobre 2020 à Bobigny - Ludovic MARIN © 2019 AFP

"On a le droit de critiquer le capital." C'est ainsi que Gérald Darmanin motive sa remise en question des rayons communautaires dans les hypermarchés. Une semaine après son passage dans Face à BFM, sur BFMTV, le ministre de l'Intérieur continue d'être interrogé là-dessus. Ce mardi sur France Inter, c'est un auditeur qui, invoquant l'exemple de son épouse musulmane, s'est indigné de sa prise de position.

Le locataire de l'hôtel Beauvau persiste et signe, comme l'a déjà montré son interview dans Libération accordée la veille. "Je ne compare pas les nationalités (...) avec les religions", a-t-il d'abord argué, relisant ensuite au micro son litigieux propos du 20 octobre. "La République, c'est plein d'histoires personnelles et familiales. (...) Ce que je regrette, c'est les rayons", a-t-il insisté.

"Je pense qu'il y a un certain capitalisme français, et un certain capitalisme mondial aussi, qui (...) utilise le marketing ciblé communautaire", regrette Gérald Darmanin.

"La nationalité musulmane n'existe pas"

Ne s'estimant pas marxiste pour autant, l'ancien sarkozyste affirme que d'après lui, le capitalisme ne devrait pas être "le libéralisme à tout prix". Le ministre de l'Intérieur assure néanmoins ne pas vouloir "interdire" quelque rayon que ce soit.

Il y a "beaucoup de Français musulmans qui sont les premiers à ne pas vouloir être distingués selon leur religion et selon leur consommation. (...) Ce que je regrette, ce n'est pas la consommation des musulmans, ce que je regrette, c'est le capitalisme effréné", a-t-il répété.

Lorsqu'on lui demande pourquoi, dans ce cas-là, il ne faudrait pas s'opposer aux rayons chinois ou italiens, la réponse fuse: "la nationalité musulmane n'existe pas, donc arrêtons de tout confondre". Et de poursuivre:

"Il y a une responsabilité de toute la société pour éviter la communautarisation. Chacun se vêtit comme il le souhaite (...) ou mange comme il le souhaite en République."

Polémique close ou non, elle a singulièrement divisé La République en marche et agacé au sommet de l'État. D'après un indiscret du Journal du Dimanche, Emmanuel Macron s'en est ouvert auprès de son entourage: "Il fait une émission de deux heures où il est très bon et on ne retient que ça". Il aurait par ailleurs invité les journalistes à "ne pas suivre le travers des réseaux sociaux qui consiste à toujours souligner ce qui divise".

Article original publié sur BFMTV.com