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5 choses à savoir sur Tinder

·6 min de lecture

Chaque mercredi, Yahoo vous invite à mieux connaître une entreprise. Petits secrets, anecdotes, histoires insolites, ne manquez pas l’occasion d’épater vos amis. Pour ce 81e épisode, focus sur la plus célèbre des applications de rencontre : Tinder.

1 - Tinder fête ses 10 ans

Lancée en septembre 2012 (2013 en France), l’application qui a imposé le "swipe" et le "match" souffle sa dixième bougie cette année. Grâce à la géolocalisation, Tinder vous propose de découvrir différents profils se trouvant autour de vous. Si la photo vous plaît, vous "swipez" à droite. Dans le cas contraire, vous "swipez" à gauche. Lorsque les deux personnes ont "liké" mutuellement leur photo, il y a "match" et elles peuvent discuter ensemble. La drague peut alors commencer.

Cette révolution de la rencontre en ligne a vu le jour du côté de Los Angeles dans un incubateur de start-up. C'est là que Sean Rad, Jonathan Badeen, Justin Mateen et Whitney Wolfe mettent au point la nouvelle application de rencontre destinée initialement aux étudiants américains. "Une semaine après sa création, elle compte déjà 1 000 utilisateurs. Ils seront 12 millions en 2014. Le "swipe" : tel est bien l'atout principal de la jeune application. Le procédé sera d'ailleurs très vite copié par d'innombrables concurrents", rappellent Les Échos.

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Si tout va pour le mieux au niveau des affaires, les relations se tendent rapidement entre Whitney Wolfe et le reste de l’équipe. En 2014, la jeune femme accuse l'entreprise de vouloir lui retirer son titre de cofondatrice sous des prétextes fallacieux. Comme le rapporte le site USA Today à l’époque, elle dépose plainte contre son ex-compagnon Justin Mateen pour harcèlement sexuel et discrimination. Finalement, Tinder verse à son ancienne vice-présidente la somme de 1 million de dollars en échange de l'arrêt de toute procédure. Ironie du sort, Whitney Wolfe a depuis fondé l'application de rencontre Bumble où seules les femmes peuvent entamer une conservation.

Malgré cette petite cuisine interne pas très reluisante, Tinder connaît un succès phénoménal au point de devenir un réflexe pour les célibataires (ou pas) en mal d’amour. Sept ans après son lancement, l’application est devenue la plus rentable de tous les temps avec un chiffre d’affaires de 230 millions d’euros au premier trimestre 2019. En 2022, Tinder revendique 66 millions d’utilisateurs dans plus de 190 pays !

2 - Tinder, médaille d’or des JO

Quand arrive l’heure des Jeux Olympiques, hiver ou été, la flamme de Tinder est plus populaire que la célèbre flamme olympique auprès des sportifs. À Sotchi en 2014, à Rio en 2016, à Pyeongchang en 2018 ou encore à Tokyo l’été dernier, l’application connaît un pic de fréquentation vertigineux partout où les anneaux olympiques s'installent. Nombreux sont les sportifs à aller faire un tour sur Tinder entre deux entraînements et au sortir d'une compétition pour se distraire. "Tinder au village olympique, c'est une autre dimension. Il n'y a que des athlètes ! Dans le village de montagne, il n'y a que des athlètes. C'est hilarant. Et il y a des beaux gosses", racontait sans filtre la snowboardeuse américaine Jamie Anderson au magazine US Weekly en 2014.

Quatre ans plus tard à Pyeongchang, à l’occasion des Jeux d’hiver, l’application de rencontres a constaté une hausse de sa fréquentation de 348% dans cette région de la Corée du sud. Un record. Lors des Jeux de Rio en 2016, les responsables de l’appli avaient révélé que les "matchs" avaient augmenté de 129 % depuis le début des JO au sein même du village olympique. "À chaque olympiade, nous constatons que Tinder est 'en feu' dans les villages olympiques. Nous remarquons également que notre fréquentation augmente considérablement lorsque des personnes du monde entier se rassemblent pour un événement", déclarait une porte-parole de Match Group, l’entreprise américaine propriétaire de Tinder, à l'occasion des Jeux d'hiver en 2018. Parisiennes, Parisiens, préparez votre plus belle photo de profil pour 2024 !

Jamie Anderson lors des JO de Sotchi en 2014 (Crédit : Reuters/Mike Blake)
Jamie Anderson lors des JO de Sotchi en 2014 (Crédit : Reuters/Mike Blake)

3 - Des soldats russes ont contacté des Ukrainiennes

Entre l’amour et la haine, les frontières sont parfois floues. Alors qu'ils se préparaient à envahir l’Ukraine, des soldats russes ont dragué des Ukrainiennes sur Tinder, trahissant leur position par la même occasion. Dans les colonnes de The Sun, Dasha Synelnikova a raconté cette étrange situation après des matchs avec des militaires ennemis du nom d'Andrei, Alexander, Gregory, Michail ou Black. "J'habite à Kyiv, mais j'ai changé mes paramètres d'emplacement pour Kharkiv après qu'un ami m'a dit qu'il y avait des troupes russes partout sur Tinder", raconte cette Ukrainienne de 33 ans.

Saisie par le contraste entre la légèreté affichée par ces hommes et la tragédie qui se préparait, Dasha Synelnikova n’a pas manqué de jeter un oeil aux profils : "Un mec musclé a posé sur un lit en essayant d'avoir l'air sexy avec son pistolet. Un autre était en tenue de combat russe complète et d'autres venaient de s'exhiber dans des gilets serrés à rayures. Je n'ai trouvé aucun d'eux attrayant et je n'envisagerais jamais de coucher avec l’ennemi."

Curieuse, elle a finalement échangé des messages avec certains de ces hommes. "Il y en avait tellement que je devenais curieuse et que je me suis lancée dans un échange de messages. C'était drôle mais effrayant en même temps, sachant qu'ils étaient si proches", témoigne-t-elle. Des conversations depuis interrompues par l’ordre donné aux troupes d’éteindre leurs téléphones.

4 - Plus tu es vieux, plus tu payes

Pour draguer sur Tinder sans prendre le risque de se ruiner, mieux vaut avoir moins de 30 ans. Une récente enquête de Consumers International, une fédération mondiale des associations de protection des consommateurs, et l’ONG Mozilla Foundation révèle une discrimination tarifaire en fonction de l’âge de ses utilisateurs pour ses contenus Premium. "Les consommateurs âgés de plus de 30 ans se voient facturer beaucoup plus cher dans tous les pays, à l'exception du Brésil", rapporte l’étude menée dans six pays (Brésil, Inde, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud et Etats-Unis).

Les enquêteurs ont remarqué plus de 31 offres différentes pour un même abonnement dans un même pays. Dans certains cas, l’écart tarifaire dépasse les 450 %. Sollicité par Le Parisien, Tinder reconnaît avoir pratiqué une tarification en fonction de l'âge mais assure que "l’orientation sexuelle, le sexe, la race, la religion ou toute autre caractéristique démographique n’ont jamais informé, influencé ou déterminé les prix chez Tinder." Cette pratique tarifaire discriminatoire en fonction de l’âge sera abrogée dès cet été, selon Tinder.

5 - Les utilisateurs auraient une note secrète

En 2019, la journaliste Judith Duportail révèle dans son livre "L'amour sous algorithme" l'envers du décor de l'application de rencontre. Si votre profil est très souvent liké, alors votre note de "désirabilité" augmente. Mis en place en 2016, ce système attribuerait une note - cachée - à chaque utilisateur. "Par exemple, un joueur de foot obtient des points quand il marque des buts ou remporte des matchs. Mais comme il est plus dur de gagner contre le Bayern Munich que contre Guingamp, chaque match remporté ne vaut pas le même nombre de points", explique la journaliste dans son livre. D'après Tinder, le célèbre score Elo n'existe plus et a été remplacé par un nouvel algorithme.

VIDÉO - "L'amour sous algorithme" : les secrets de Tinder

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