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Une pétition réclame de connaître les conséquences de la réforme de l’ISF pour les 100 Français les plus riches

La pétition, lancée à l’initiative de Libération, a été signée par une centaine de parlementaires.

Les conséquences de la réforme de l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) éveille les soupçons de certains parlementaires. Va-t-elle favoriser les plus riches ?

Ils sont plus d’une centaine à avoir signé une pétition en ligne demandant au gouvernement de rendre publiques les conséquences des mesures réformant la fiscalité du capital, dont la suppression de l’ISF, “sur les 100 Français les plus riches”.

Jean-Luc Mélenchon et Stéphane Le Foll parmi les signataires

Le texte, initié par le journal Libération, sera remis à Emmanuel Macron. Parmi la centaine de parlementaires à l’avoir signée, une trentaine de députés PS dont l’ancien ministre Stéphane Le Foll, mais aussi une dizaine de députés de la France insoumise comme Jean-Luc Mélenchon, le communiste André Chassaigne ou le sénateur et numéro 1 du PC, Pierre Laurent.

La pétition, qui a été mise en ligne, est accompagnée d’un texte motivant une telle méthode. “Parce que c’est un enjeu de transparence démocratique. Parce qu’avant de voter, le Parlement doit être en mesure d’évaluer les conséquences d’un budget sur le niveau de vie de tous les citoyens. Parce que c’est la condition de l’acceptation des Français vis à vis de l’impôt […]. Nous, députés et sénateurs, demandons au gouvernement de rendre public l’impact de ses mesures fiscales et budgétaires sur les contribuables les plus aisés”.

400 millions rendus aux 1000 plus gros contributeurs

Interpellé mardi à l’Assemblée par la socialiste Valérie Rabault, le ministre des Finances Bruno Le Maire a répliqué : “Tous ceux qui voudront des chiffres, vous les aurez”.

Promesse en partie tenue mercredi matin. Invité du Monde, le ministre a donné des chiffres sur les 1 000 plus gros contributeurs à cet impôt : “Nous allons rendre 400 millions d’euros aux 1 000 premiers contributeurs à l’ISF”,  soit “10 % du montant total [des recettes] de l’ISF” a détaillé Bruno Le Maire. Une somme à laquelle il faudra toutefois déduire l’IFI, impôt sur la fortune immobilière.

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