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5 choses à savoir sur Uber

·5 min de lecture

Chaque mercredi, Yahoo vous invite à mieux connaître une entreprise. Petits secrets, anecdotes, histoires insolites, ne manquez pas l’occasion d’épater vos amis. Pour ce 47e épisode, zoom sur le géant mondial des VTC : Uber.

1 - Uber est née grâce aux taxis parisiens

Paris, décembre 2008. Alors que le froid et la neige perturbent la capitale, Travis Kalanick et Garrett Camp, deux chefs d’entreprise en déplacement professionnel en France, peinent à mettre la main sur un taxi. Perclus de froid et grelottant sur les trottoirs enneigés de la Ville Lumière, l’Américain et le Canadien ont alors l’idée d’un service de chauffeurs à la demande accessible à n’importe quel utilisateur depuis son smartphone, raconte Travis Kalanick à Vanity Fair en 2014. Le tout grâce à un système de géolocalisation. 

Certains de tenir une idée révolutionnaire, les deux hommes se lancent et Uber voit le jour en 2009 à San Francisco. Oscar Salazar viendra se greffer au duo pour créer la première version d’Uber. Une décennie plus tard, 75 millions de clients utilisent régulièrement l’application dans plus de 80 pays. Ironie de l’histoire, Uber n’existerait peut-être pas sans les taxis parisiens alors que la bataille entre les deux camps fait rage dans les grandes villes.

Sans les taxis parisiens, Uber n'existerait peut-être pas
Sans les taxis parisiens, Uber n'existerait peut-être pas

2 - Pourquoi Uber s’appelle Uber ?

Vous vous êtes sans doute déjà posé la question sans obtenir de réponse. "Le mot provient d’une expression germanique (über) qui signifie ‘au-dessus’. Elle sert à désigner quelque chose de ‘super’ ou se situant ‘au niveau le plus élevé’", explique tout simplement Numerama. Avec ce mot, les trois fondateurs ont voulu exprimer l’idée que leur moyen de transport surpasse tous les autres.

Aujourd’hui, le. terme "ubérisation" est entré dans les moeurs et, depuis 2017, dans le dictionnaire. Il s’agit de la "remise en cause du modèle économique d’une entreprise ou d’un secteur d’activité par l’arrivée d’un nouvel acteur proposant les mêmes services à des prix moindres, effectués par des indépendants plutôt que des salariés, le plus souvent via des plates-formes de réservation sur internet". 

3 - Première mondiale au Royaume-Uni

Les chauffeurs britanniques exerçant au Royaume-Uni viennent de connaître une grande victoire. En mars 2021, la Cour suprême leur a octroyé le statut de travailleur salarié. Désormais les chauffeurs Uber d'outre-Manche seront assurés de toucher le salaire minimum (8,91 livres par heure). Ils auront aussi droit à des congés payés et pourront cotiser à un plan d’épargne-retraite. Cette décision, qui pourrait faire effet boule de neige, est une première mondiale pour Uber dont les conducteurs étaient jusqu'à présent des travailleurs indépendants.

"Nous sommes décidés à faire plus et nous allons consulter tous nos chauffeurs en activité au Royaume-Uni pour comprendre les changements qu’ils veulent voir", a réagi Jamie Heywood, le patron d’Uber pour l’Europe du Nord et de l’Est.

En France, les chauffeurs exercent toujours avec le statut d'indépendant, même si en 2020 la Cour de cassation a reconnu un ancien conducteur comme salarié.

VIDÉO - Californie: des chauffeurs manifestent contre Uber pour devenir salariés

4 - Des hashtags qui ternissent sa réputation

Pas franchement réputée pour choyer ceux qui travaillent pour elle, Uber subit aussi régulièrement le courroux des internautes. En 2019, le hashtag #UberCestOver ("Uber c’est fini") devient viral suite aux récits glaçants de plusieurs passagères qui dénoncent leurs agressions sexuelles par des chauffeurs de l'entreprise américaine. Des faits très graves qui contraignent le patron d’Uber France à s’expliquer auprès Marlène Schiappa, Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes. 

Depuis cette rencontre au sommet, la filiale française d’Uber s’est engagée à "financer entièrement le suivi psychologique et juridique des victimes grâce à un partenariat avec le collectif féministe contre le viol", à contacter "automatiquement la police judiciaire en cas de dépôt de plainte" ou encore à "rappeler la victime en moins de trois minutes après un signalement".

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Deux ans plus tôt, c’est un autre hashtag qui a donné quelques frayeurs à la jeune société. Accusée de fermer les yeux sur une culture d’entreprise toxique et machiste, Uber a vu apparaître des milliers de #DeleteUber ("Supprime Uber") sur les réseaux sociaux. Pourquoi ? Les internautes reprochent à Uber d'avoir voulu tirer profit des nombreuses manifestations ayant éclaté après la signature d'un décret anti-immigration signé par Donald Trump aux États-Unis auxquelles participaient les taxis. Uber s'est engouffrée dans la brèche et a profité de l'occasion pour prendre un maximum de courses.

"Chez Uber, nous avons toujours cru dans le fait de défendre nos droits. Aujourd'hui, nous avons besoin de votre aide pour supporter les chauffeurs qui pourraient être impactés par le décret injuste du président", a vite réagi Travis Kalanick, le patron de la plate-forme, pour éteindre l’incendie. À l’époque, le New York Times rapporte que 200 000 clients mécontents ont supprimé leur compte en seulement quelques jours. 

5 - Plus de livreurs que de chauffeurs au printemps 2020

La pandémie de Covid-19 a chamboulé le fonctionnement de nombreuses entreprises. Uber ne fait pas exception. Confinés, les clients ont quasiment arrêté de monter dans des voitures Uber. Ils ont en revanche bien profité des repas livrés à la maison par Uber Etats. Pour la première fois de son existence, et au plus fort de la crise sanitaire, les livreurs Uber ont rapporté plus à l'entreprise que les chauffeurs. Si l'entreprise a perdu 1,8 milliards de dollars (1,5 milliards d’euros) entre avril et juin, elle a limité la casse grâce à Uber Eats qui a vu son chiffre d'affaires plus que doubler sur la même période.

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