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Sénégal: Le leader de l'opposition arrêté alors que ses sympathisants manifestaient contre la police

·2 min de lecture
SÉNÉGAL: LE LEADER DE L'OPPOSITION ARRÊTÉ ALORS QUE SES SYMPATHISANTS MANIFESTAIENT CONTRE LA POLICE

DAKAR (Reuters) - Au Sénégal, le leader principal de l'opposition Ousmane Sonko a été arrêté mercredi alors que des centaines de ses sympathisants s'opposaient à la police dans les rues de Dakar.

Une employée d'un salon de beauté a accusé Ousmane Sonko, qui a fini troisième à l'élection présidentielle de 2019, de viol le mois dernier. Il a été convoqué pour comparaître après la levée de son immunité parlementaire la semaine dernière.

Ousmane Sonko, qui jouit d'une vague de soutien assez conséquente auprès de la jeune génération sénégalaise, a nié les accusations et a accusé à son tour le gouvernement du président Macky Sall d'avoir suscité cette plainte afin de l'affaiblir.

Mercredi, près de sa maison, des partisans d'Ousmane Sonko ont brûlé des pneus et jeté des pierres contre la police qui a répondu en arrosant la foule de gaz lacrymogène. Un journaliste de Reuters a vu deux manifestants blessés, dont un qui saignait de la tête.

"Nous sommes prêts à mourir pour Sonko !" chantaient certains.

Au coeur de la mêlée, Ousmane Sonko, qui était dans un convoi en route pour le tribunal, a été arrêté par la police.

Son avocat, Bamba Cisse, a dit qu'il était accusé d'avoir troublé l'ordre public et d'avoir participé à une manifestation interdite.

"Ils veulent l'attraper sur le fait, le juger et le condamner pour le barrer des listes électorales" a expliqué Bamba Cisse à Reuters. "La première accusation de viol n'a pas marché. Du coup, ils devaient trouver autre chose."

La police n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter ces informations.

D'autres rivaux de Macky Sall ont déjà été la cible d'accusations, notamment Khalifa Sall, l'ancien maire de Dakar et Karim Wade, le fils de l'ancien président Abdoulaye Wade. Dans les deux cas, ils ont dû renoncer à faire campagne pour l'élection présidentielle de 2019.

Macky Sall a rejeté les accusations d'interférence de l'Etat dans ces dossiers. Au pouvoir depuis 2012, il n'a pas encore fait officiellement acte de candidature pour un troisième mandat en 2024.

Ses opposants estiment que la constitution ne l'autorise pas à se présenter une troisième fois.

(Cooper Inveen et Ngouda Dione, version française Lucinda Langlands-Perry, édité par Jean-Michel Bélot)