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Réforme de l'IGPN : une députée LaREM réclame "plus d'indépendance, de transparence et de fermeté"

Ambre Lepoivre
·3 min de lecture

Certains imputent à l'institution un manque de transparence et un laxisme envers les policiers qu'elle contrôle. Une députée LaREM propose d'externaliser cette fonction pour plus d'impartialité.

L'IGPN, plus connue sous le nom de "police des polices", est sous le feu des projecteurs, et des critiques. Alors que les affaires de violences policières se répètent, l'institution est accusée de laxisme envers les policiers mis en cause, de manque de transparence ou encore de partialité. Plusieurs voix s'élèvent pour réclamer une réforme de son fonctionnement, comme celle de la députée LaREM du Val-d'Oise, Fiona Lazaar.

"L'objectif est de restaurer le lien de confiance entre les citoyens et la police car il s'est abîmé au fil du temps, notamment ces dernières semaines", explique-t-elle ce mardi sur BFMTV, faisant notamment référence à l'évacuation brutale d'un camp de migrants lundi dernier à Paris et à l'agression du producteur de musique Michel Zecler.

Pour se faire entendre, la députée a rédigé une tribune, publiée la semaine dernière sur le site du Huffington Post, dans laquelle elle "appelle solennellement le ministre de l’Intérieur à engager avec force ce chantier dont l’urgence se veut chaque jour plus grande et qui mérite un véritable débat démocratique".

"Opacité" et "conflit d'intérêts"

Fiona Lazaar reproche notamment une "forme d'opacité et un manque d'ouverture" dans les rangs de la "police des polices".

"Des policiers qui contrôlent des policiers, on a l'impression qu'il pourrait y avoir une forme de conflit d'intérêts", observe-t-elle sur notre antenne.

Comme piste de réflexion, la députée propose d'externaliser cette fonction, comme au Danemark ou en Belgique "où des organes extérieurs mêlant enquêteurs, magistrats et personnalités de la société civile, contrôlent les policiers ce qui permet d'avoir un point plus objectif".

En France, l'activité de l'IGPN a explosé en 2019 avec notamment le mouvement des gilets jaunes débuté mi-novembre 2018. C'est ainsi que l'inspection a été saisie d'un nombre inédit d'enquêtes judiciaires (1460, + 23,7% par rapport à 2018) et dont plus de la moitié ont porté sur des "violences volontaires" de la part des forces de l'ordre. Ces violences ont bondi de 41% par rapport à 2018.

Vers plus de fermeté ?

Cette augmentation des violences policières justifie encore la réforme de l'IGPN, selon Fiona Lazaar, qui y voit un moyen "d'atterrir vers plus d'indépendance, plus de transparence et plus de fermeté" envers les policiers qui dérapent. Auditionné lundi à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur s'est dit "prêt à tout étudier" concernant une refonte en profondeur de l'institution.

Ce n'est pas la première fois qu'une refonte de l'IGPN est proposée. Le précédent ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, avait annoncé toute une série de mesures destinées à améliorer la déontologie policière, dont une "réforme" des inspections du ministère: IGPN, mais aussi inspection générale de la gendarmerie (IGGN) et inspection générale de l'administration (IGA). Avec un objectif: "leur donner plus d'indépendance dans leur action vis-à-vis des services". Mais son départ de la place Beauvau a maintenu cette réforme dans les limbes.

"Injure au professionnalisme" de l'IGPN

De son côté, la cheffe des "bœufs carottes", Brigitte Jullien, rejette toute accusation de partialité au sein de son institution. En juin dernier, alors qu'à la sortie du confinement des manifestations dénonçant les violences et le racisme dans les rangs des forces de l'ordre se multipliaient, elle a expliqué que l'IGPN menait des enquêtes et proposait des sanctions. A charge ensuite à l'autorité administrative, ou à la justice, de les appliquer.

"Notre institution est crainte de tous les policiers. Critiquer l'IGPN aujourd'hui, c'est faire injure à leur professionnalisme et leur éthique. Je ne laisserai pas salir leur honneur", avait alors asséné Brigitte Jullien.

Reste que Gérald Darmanin a reconnu lundi, lors d'une audition devant l'Assemblée nationale, que les mesures proposées par "la police des polices" n’étaient pas toujours suivies d’effet.

Article original publié sur BFMTV.com

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