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La pilule philosophique. L’erreur fondamentale des sceptiques du Covid-19

Prospect (Londres)
·2 min de lecture

Chaque semaine, Courrier international vous propose un billet qui s’interroge sur notre condition moderne en s’appuyant sur des œuvres littéraires, scientifiques et, bien sûr, philosophiques. Ce samedi, le philosophe britannique Julian Baggini s’adresse dans Prospect à ceux qui doutent de l’utilité des masques, des confinements, et de la fiabilité des vaccins.

Où sont les preuves ? Cette question devrait nous réjouir, dans la mesure où le respect accordé à la science et à l’entendement est en berne depuis des années. Mais la revendication est portée par ceux qui se méfient des mesures prônées par la communauté scientifique pour enrayer la pandémie : les vaccins, les confinements, les masques. Paradoxalement, le credo des scientifiques est utilisé contre eux. Comment en sommes-nous arrivés là ?

S’il est acquis que la science repose sur des démonstrations factuelles, beaucoup ne comprennent pas la façon dont ce raisonnement fonctionne. Les gens exigent des éléments de preuve irréfutables alors que, stricto sensu, c’est impossible.

À lire aussi: La pilule philosophique. La file d’attente n’a rien de britannique

Ce problème est connu des penseurs depuis des siècles. Dans son traité au merveilleux titre Le lion qui dévore tous les principes (Tattvopaplavasimha en sanskrit), le philosophe du scepticisme Jayarasi Bhatta note que toutes nos connaissances du monde sont empiriques et comportent donc une part d’incertitude. Nos sens sont parfois trompeurs et les témoignages ne sont pas toujours fiables, mais surtout, quel que soit le nombre d’expériences individuelles, passer de cas particuliers à des principes universels requiert une intuition qui défie toute logique. Neuf siècles plus tard, David Hume en a fait une problématique centrale de la philosophie occidentale.

L’absence de certitude absolue

Les scientifiques acceptent que la preuve absolue n’existe pas, mais en général ils ne s’en soucient guère. Ils savent qu’en pratique une accumulation suffisante de données permet de tirer des conclusions. On n’enverrait pas une fusée sur la Lune en s’appuyant sur autre chose que les lois de Newton. Mais on oublie

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