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Un mort et une blessée par balles devant un hôpital à Paris: ce que l'on sait

Robin Verner avec le service police-justice de BFMTV
·3 min de lecture
La police sur les lieux du crime, rue Michel-Ange.  - Anne-Christine Poujoulat / AFP
La police sur les lieux du crime, rue Michel-Ange. - Anne-Christine Poujoulat / AFP

Un tireur, en fuite à ce stade, a tué un homme de plusieurs balles dans la tête et blessé grièvement une femme ce lundi, rue Michel-Ange dans le XVIe arrondissement de Paris, à proximité de l'hôpital Henry-Dunant. L'enquête, confiée à la brigade criminelle de la Direction régionale de la police judiciaire, débute. Voici les premiers éléments collectés.

• Une fusillade peu avant 14h: le déroulement des faits

Les faits ont eu lieu peu avant 14 heures, rue Michel-Ange, dans le XVIe arrondissement, près de l'hôpital Henry-Dunant, établissement gériatrique accueillant également un centre de vaccination. Un tireur, décrit par des témoins comme encapuchonné et vêtu d'une parka noire, a fait feu sur un homme et contre une femme sans que la chronologie des faits ne soit pour l'heure encore clairement établie.

L'homme est mort, après avoir reçu plusieurs balles dans la tête. Des témoins ont mentionné jusqu'à sept détonations. La femme, âgée de 33 ans, qui exerce les fonctions d'agent de sécurité de l'établissement de santé, est grièvement blessée et a été admise à l'hôpital. Elle a été transportée en urgence absolue à l'hôpital Georges-Pompidou. Son pronostic vital demeuré engagé dans la soirée.

Si l'homme abattu n'a pas été immédiatement identifié, en raison de l'absence de papiers à ses côtés, il apparaît désormais, selon une source policière, qu'il s'agit d'un homme de 33 ans né en avril 1987. Il était très connu des services de police, notamment pour trafic de stupéfiants, meurtre en bande organisée, association de malfaiteurs. D'après les premières investigations, il était bien la personne visée par les coups de feu, la jeune femme apparaissant quant à elle comme une victime collatérale.

D'après les premières indications et les témoignages initiaux, qui ont souligné le sang-froid de l'assassin, ce dernier a multiplié les tirs dans la tête de l'homme à terre. Il est ensuite parti à pied avant de retrouver un scooter distant d'environ 500 mètres des lieux du drame. Les policiers cherchent activement le criminel.

• Une enquête ouverte des chefs d'assassinat et de tentative d'assassinat

Alors que la police judiciaire a été saisie un temps, le dossier a finalement été transmis, au vu de sa complexité, à la Brigade criminelle de la Direction régionale de la police judiciaire. Le quartier, situé aux abords de la Porte de Saint-Cloud, a été bouclé, tandis que 25 pompiers étaient dépêchés sur place.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué "suivre la situation de près". Le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête pour les chefs d'assassinat et de tentative d'assassinat, écartant de fait une piste terroriste. Plus tard, l'institution a ajouté à ces chefs la mention suivante: "commis en bande organisée et association de malfaiteurs".

• La piste d'un règlement de comptes

Les motivations du crime demeurent nébuleuses. Le modus operandi et la détermination du tueur mettent cependant les policiers sur une première piste. "Ça a été tellement vite qu'on suppose un règlement de comptes", a ainsi suggéré Noura Berrahmouni, déléguée DSPAP alliance Paris, auprès de BFM Paris.

Le maire de l'arrondissement, Francis Szpiner, a lancé devant nos caméras: "On pense plutôt à un règlement de comptes bien évidemment. Il ne s’agit pas d’un attentat terroriste, il ne s’agit pas d’un attentat contre le centre de vaccination. (…) Le nombre de douilles relevées me laisse à penser que c’est plutôt prémédité, d’ailleurs le parquet poursuit pour assassinat."

Article original publié sur BFMTV.com