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Le ton monte entre Moscou et Prague, qui expulse encore des diplomates russes

par Gabrielle Tétrault-Farber et Robert Muller
·3 min de lecture

par Gabrielle Tétrault-Farber et Robert Muller

MOSCOU/PRAGUE (Reuters) - La République tchèque a ordonné jeudi à la Russie de retirer la plupart de son personnel diplomatique encore présent à Prague, mettant à exécution une menace formulée la veille et marquant une nouvelle escalade dans la pire crise entre les deux pays depuis des décennies.

La querelle diplomatique entre Prague et Moscou a débuté samedi lorsque la République tchèque a expulsé 18 diplomates russes qu'elle a accusé d'être des agents des services du renseignement impliqués dans l'explosion d'un dépôt de munitions sur son territoire en 2014.

En réponse à ces accusations, qu'elle a rejetées, la Russie a expulsé dans la foulée 20 diplomates tchèques.

La nouvelle mesure décidée par Prague, annoncée jeudi par le ministre des Affaires étrangères Jakoub Koulhanek, impose à la Russie d'avoir un nombre d'émissaires diplomatiques à Prague identique à celui de la République tchèque à Moscou.

Cela signifie que 63 membres du personnel diplomatique russe devront quitter Prague avant la fin mai, la date butoir fixée par le gouvernement tchèque.

"Nous allons imposer un seuil pour le nombre de diplomates à l'ambassade de Russie à Prague, au niveau actuel de notre ambassade à Moscou", a déclaré Jakoub Koulhanek.

"Je ne veux pas d'une escalade inutile (...) mais la République tchèque est un pays qui a confiance en lui et va agir de la sorte. Cela ne cible pas les Russes ou la nation russe, c'est une réaction aux activités des services secrets russes sur notre territoire", a-t-il ajouté.

A Moscou, le ministère des Affaires étrangères a réagi en demandant une diminution du personnel de l'ambassade tchèque, sous-entendant une disparité dans le nombre d'employés locaux.

La porte-parole du ministère, Maria Zakharova, a déclaré dans un communiqué que l'ambassadeur tchèque à Moscou avait été notifié que la Russie se "réserve le droit de prendre d'autres mesures si la campagne hystérique anti-Russie venait à s'aggraver davantage".

Alors que cette querelle intervient en parallèle de tensions entre la Russie et les puissances occidentales, l'Otan et l'Union européenne ont exprimé leur soutien à la République tchèque, laquelle est membre à la fois de l'Alliance transatlantique et du bloc communautaire.

Dans un communiqué, l'Otan a déclaré que "les alliés expriment leur profonde inquiétude à l'égard des actions déstabilisatrices que la Russie continue de mener à travers la zone Euro-Atlantique, dont le territoire de l'Alliance, et se tiennent entièrement solidaires de la République tchèque".

Par solidarité avec Prague, la Slovaquie a expulsé jeudi trois émissaires russes, une mesure à laquelle Moscou n'a pas répondu pour le moment. La Russie a expulsé au cours de la semaine écoulée des diplomates de Bulgarie, Pologne et Etats-Unis en représailles à des mesures contre le personnel diplomatique russe dans ces pays.

(Gabrielle Tétrault-Farber, Maxim Rodionov, Tom Balmforth, Dimitri Antonov et Andreï Ostroukh à Moscou, Robert Muller, Jason Hovet et Jan Lopatka à Prague; version française Jean-Stéphane Brosse et Jean Terzian)