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L'UE, le G7 et l'Australie s'accordent sur le plafonnement du prix des produits pétroliers russes

Les puissances du G7 et l'Australie sont parvenues vendredi, dans la foulée d'un accord de l'UE plus tôt dans la journée, à un accord sur le plafonnement du prix des produits pétroliers russes transportés par bateau, deux jours avant le début d'un embargo européen sur ces produits.

Il doit être mis en œuvre à partir de dimanche "ou très peu de temps après", précise le texte signé par l'UE, l'Allemagne, l'Australie, le Royaume-Uni, le Canada, la France, l'Italie, le Japon et les Etats-Unis.

Ce plafond de prix doit "empêcher la Russie de profiter" de la guerre en Ukraine et "soutenir la stabilité sur les marchés énergétiques mondiaux", notent-ils encore.

L'accord a été permis par le consensus trouvé plus tôt dans la journée par les 27 pays de l'Union européenne et annoncé sur Twitter par les responsables suédois au nom de leur pays qui assure la présidence tournante de l'Union.

Il s'agit selon eux d'un "accord important qui s'inscrit dans la réponse continue de l'Union européenne et de ses partenaires à la guerre d'agression russe contre l'Ukraine".

Equilibre

L'accord comprend un prix plafond de 100 dollars le baril pour des produits plus chers comme le diesel et un autre de 45 euros le baril pour des produits moins raffinés comme le mazout.

Cet accord correspond aux propositions qu'avaient faites la Commission européenne.

Les plafonds fixés concernent les produits pétroliers russes transportés par des bateaux des pays partenaires.

Des sources diplomatiques ont qualifié ces prix d'"équilibrés", permettant de "réduire les revenus russes tout en garantissant l'accès des pays tiers" non membres de l'UE à ces produits.

Selon d'autres sources diplomatiques, la Pologne et les Etats baltes réclamaient un niveau encore plus bas du plafond pour pénaliser davantage Moscou.

Embargo

L'équation est cependant délicate, l'objectif étant - comme pour le plafonnement du pétrole brut adopté en décembre - de restreindre les revenus de la Russie tout en s'assurant qu'elle continue à alimenter le marché mondial pour ne pas déstabiliser les échanges et provoquer une envolée des cours.

La diversité des produits pétroliers concernés, dont le prix de vente varie énormément d'un marché à l'autre, complique également la donne.

L'embargo européen sur les produits raffinés russes "va déséquilibrer davantage les marchés internationaux de l'énergie", a prévenu vendredi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, assurant que Moscou "prenait des mesures pour couvrir (ses) intérêts".

Au-delà du plafond fixé, il sera interdit pour les entreprises basées dans l'UE, le G7 ou l'Australie de fournir les services permettant le transport maritime, notamment l'assurance (les pays du G7 assurant quelque 90% des cargaisons mondiales).

Emboîtant le pas aux Etats-Unis et au Canada, l'UE interdit déjà depuis le 5 décembre sur son sol la quasi-totalité des livraisons de pétrole russe acheminé par voie maritime.

A cela s'est ajouté simultanément un mécanisme de plafonnement des prix approuvé par l'UE, le G7 et l'Australie, prévoyant que, dans le monde, seul le brut russe vendu à 60 dollars maximum le baril peut continuer à être livré. Au-delà, les entreprises basées dans ces pays ne peuvent plus fournir leurs services (négoce, fret, assurance, armateurs, etc.) sous peine de sanctions.