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"L'autonomie" de la Guadeloupe évoquée par le gouvernement fait hurler la droite

·4 min de lecture
Une voiture calcinée à Fort-De-France vendredi 26 novembre  (Photo: Ricardo Arduengo via Reuters)
Une voiture calcinée à Fort-De-France vendredi 26 novembre (Photo: Ricardo Arduengo via Reuters)

POLITIQUE - Le gouvernement a-t-il cédé aux émeutiers en se disant “prêt” à parler de l’autonomie de la Guadeloupe en marge de la violente crise qui accable le département? C’est en tout cas ce que pensent à l’unisson droite et extrême droite, en réaction aux propos du ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu. Dans une allocution télévisée diffusée ce vendredi 26 novembre, le ministre a affirmé n’avoir “aucun tabou” concernant cette question posée en marge des discussions de sortie de crise.

“Le gouvernement est prêt à en parler, il n’y a pas de mauvais débats du moment que ces débats servent à résoudre les vrais problèmes du quotidien des Guadeloupéens”, a assuré Sébastien Lecornu. Ce qui, ce samedi 27 novembre, fait hurler la droite et l’extrême droite, qui y voient une défaite de l’exécutif. “L’effondrement de l’autorité de l’État en direct… Le président de la République a-t-il acté la décision de parler autonomie en Guadeloupe. Va-t-il mettre un genou à terre face aux tirs à balles réelles?”, a interrogé sur Twitter l’eurodéputée LR Nadine Morano, dénonçant dans un second tweet “la panique” du gouvernement.

“La réponse gouvernementale à la crise aux Antilles, c’est l’autonomie! Les Guadeloupéens et les Martiniquais ne veulent pas moins d’État, au contraire : ils entendent que l’État se tienne à leurs côtés et assume ses responsabilités”, a réagi de son côté Xavier Bertrand, candidat au congrès LR. Même tonalité du côté de son concurrent, Éric Ciotti, qui considère, en dressant un parallèle avec Notre-Dame-des-Landes, que “le macronisme cède encore face à la rue et aux émeutiers aux Antilles”.

Et Michel Barnier de renchérir: “Ce qui est en jeu, c’est l’unité de la Nation. Ce que l’on attend du gouvernement aux Antilles, c’est de l’autorité, du dialogue et un soutien sanitaire et économique. Ni panique, ni improvisation. Il n’est pas permis de semer le doute sur notre attachement à la France d’Outre-mer”.

Encore plus à droite, la réaction est sensiblement la même. Candidate RN à l’élection présidentielle, Marine Le Pen a également étrillé les propos de Sébastien Lecornu. “Pour essayer d’acheter les indépendantistes radicaux, le gouvernement se dit prêt à lâcher la Guadeloupe. Ce n’est pas ce que les Guadeloupéens attendent !”, s’indigne la députée du Pas-de-Calais. De son côté, Florian Philippot va encore plus loin, soupçonnant le gouvernement de vouloir se débarrasser des territoires ultra-marins pour “se limiter à un district européen”.

En répondant à Xavier Bertrand, Sébastien Lecornu a balayé ces critiques d’un revers de main. “Après les avoir consultés, je constate que des élus antillais souhaitent que certaines questions, notamment sanitaires soient à l’avenir traitées localement”, a répliqué le ministre, précisant que le gouvernement refuse d’esquiver ce débat.

Au-delà de cette ouverture au dialogue sur le sujet de l’autonomie, le ministre des Outre-mer a également promis le financement de “1000 emplois aidés pour les jeunes, avec un accompagnement spécifique et une formation, dans le secteur non marchand, pour soutenir les collectivités ou les associations sociales, sportives, environnementales du territoire”. Une annonce qui intervient alors que 34,5% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté national et que le chômage des jeunes atteignait 35% en 2020. Avant cette annonce, le gouvernement avait repoussé l’obligation vaccinale pour les soignants, détonateur de cette contestation à laquelle se sont greffées des revendications sociales.

À voir également sur Le HuffPost: Rentrée scolaire bouleversée en Guadeloupe, cette professeure craint les répercussions sur ses élèves

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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