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Jusqu'où Joe Biden, Emmanuel Macron et Angela Merkel peuvent-ils soutenir l'Ukraine face à la Russie?

·1 min de lecture

En arrivant vendredi à Paris, Volodymyr Zelensky s'est montré conquérant. Dans une interview accordée le matin au Figaro, le président ukrainien, face au péril d'une intervention militaire de la Russie, qui a massé des dizaines de milliers d'hommes en Crimée et le long de la frontière, se montrait décidé à convaincre Emmanuel Macron d'appuyer ses demandes d'adhésion à l'Union européenne et surtout à l'Otan. Mais, en quittant l'Élysée après un déjeuner de travail avec son homologue français suivi d'une visioconférence avec Angela Merkel, l'ancien humoriste n'a pas obtenu gain de cause.

Faut-il y voir un manque de soutien de la part des deux dirigeants européens? Non, répond Isabelle Facon, directrice adjointe de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). "Recevoir Zelensky en ce moment n'est pas neutre, explique-t‑elle. Surtout quand au final un communiqué commun des trois dirigeants demande aux Russes de retirer les renforts de troupes de la frontière avec l'Ukraine."

Le spectre d'un conflit de grande ampleur

Pour Paris et Berlin, cette demande d'adhésion à l'Otan n'est pas une option, notamment parce que c'est une ligne rouge fixée par Moscou. Or, le couple franco-allemand, parrain des accords de Minsk de 2015, censés régler le conflit du Donbass, dans l'est de l'Ukraine, ne veut pas rompre le dialogue avec Poutine. Cette position est aussi peu ou prou celle de Joe Biden. "Certes, la nouvelle administration américaine n'est pas prorusse et des sanctions ont encore été...


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