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Go Sport : comment expliquer la chute possible de l’enseigne de sport ?

L'enseigne Go Sport pourrait faire faillite (Crédit :PHILIPPE HUGUEN/AFP via Getty Images) (AFP via Getty Images)

Dans le rouge depuis de nombreuses années, Go Sport pourrait faire faillite. La décision finale est attendue ce jeudi. Comment l’enseigne emblématique fondée à la fin des années 70 en est arrivée là ?

L’ombre de Camaïeu risque de planer très fort au tribunal de commerce de Grenoble ce jeudi 19 janvier 2023. Moins de quatre mois après la liquidation judiciaire de la grande chaîne d’habillement féminin, c’est une autre entreprise qui est dans la tourmente : Go Sport.

Après une audience, au cours de laquelle la direction du groupe a tenté de convaincre que la société n’était pas dans le rouge, les 2 160 salariés de l’enseigne d’articles de sport fondée en 1978 sont dans l’attente d’une éventuelle procédure de redressement judiciaire prononcée ce jeudi par le juge. Derrière les déboires de Camaïeu et Go Sport se cache le mystérieux investisseur bordelais Michel Ohayon. "L’homme d’affaires Michel Ohayon, voit sa stratégie financière agressive qui a consisté à racheter en série des enseignes en difficulté (Go Sport, Gap France, la Grande Récré...) se retourner contre lui", écrit Mediapart. Comment peut-on expliquer la longue descente aux enfers de cette enseigne emblématique ?

Difficile de rivaliser avec l'imposant Decathlon

Dans ce secteur, la concurrence est rude et Go Sport n’a jamais pesé bien lourd face au mastodonte Decathlon, régulièrement sur le podium des enseignes préférées des Français depuis de nombreuses années. Avec seulement 9% de part de marché en France (contre 12% pour Intersport et 31% pour Decathlon), Go Sport paye de mauvais choix stratégiques. "L'enseigne est très offreuse et pas à l'écoute de la demande. Elle n'a pas l'innovation ou le ton de Décathlon, elle n'a pas d'identité propre. C'est une enseigne classique", énumère poursuit Patrice Duchemin, sociologue spécialiste de la consommation pour Marianne.

Déficitaire depuis des années, Go Sport a été cédé en 2021 à l’homme d’affaires Michel Ohayon, via son fonds FIB. Une petite lueur d’espoir qui n’aura pas suffi à enrayer "dix-sept années de pertes" financières, selon les dirigeants de la maison mère Hermione People and Brands (HPB). Interrogé par TF1, Yves Puget, directeur de la rédaction du magazine LSA, voit trois raisons principales pour expliquer les difficultés de l’enseigne : de bons emplacements qui coûtent chers, de faibles marges mais aussi des erreurs de positionnement fatales.

En attendant le verdict final, les salariés continuent de travailler comme si de rien n’était et espèrent "ne pas finir comme Camaïeu". De leur côté, les dirigeants de HPB assurent que Go Sport "n'est pas en état de cessation de paiement" et que sa situation n'a rien à voir avec celle de Camaïeu. Les plus de 2 000 salariés ne demandent qu’à les croire sur parole.

VIDÉO - Chute de Camaïeu, Go Sport en grande difficulté : l’empire de Michel Ohayon est-il menacé ?