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Double meurtre dans les Cévennes: comment les gendarmes traquent le fugitif

·4 min de lecture
Des gendarmes contrôlent un carrefour près du village des Plantiers, dans les Cévennes, le 11 mai 2021 - Sylvain THOMAS                       © 2019 AFP
Des gendarmes contrôlent un carrefour près du village des Plantiers, dans les Cévennes, le 11 mai 2021 - Sylvain THOMAS © 2019 AFP

Environ 300 gendarmes et une demi-douzaine d'hélicoptères se relaient depuis mardi matin pour passer au peigne fin 15km² dans le massif forestier des Cévennes et essayer de retrouver l'homme de 29 ans qui a abattu deux personnes lundi dans une scierie du village des Plantiers, dans le Gard.

Interrogé sur BFMTV ce mercredi soir, le commandant du GIGN Ghislain Réty a rappelé que "des moyens très conséquents" étaient déployés sur place pour essayer de retrouver cet individu au profil criminologique qualifié de "très inquiétant" par le procureur du Gard. Jeudi matin, un appel à témoins a été lancé par la gendarmerie de l'Hérault. pour le retrouver.

Les autorités ont sommé les habitants de la petite commune de 260 habitants de rester chez eux au maximum afin d'éviter tout risque.

"C'est un dispositif très complet"

"Le GIGN, c'est 60 personnes", a d'abord détaillé le gendarme, précisant qu'étaient aussi mobilisés "des moyens d'intervention, des moyens d'acquisition du renseignement, des moyens techniques, mais aussi des moyens humains". En plus des 300 gendarmes mobilisés, appuyés du GIGN, des équipes cynophiles avec des chiens de race Saint-Hubert sont mobilisées. Les enquêteurs de la section de recherches de Nîmes ont également fait appel à un binôme de cartographes.

"C'est un dispositif très complet et pour l'instant, on n'a pas de raison de monter le dispositif en puissance. On va rester sur 300 (gendarmes) jusqu'à une éventuelle évolution, qu'on ne souhaite pas".

"Tout nous laisse à penser qu'il (l'assaillant) est dans cette zone qui est très vaste et très difficile à pénétrer, même avec des moyens très techniques comme des caméras thermiques ou des lunettes de vision nocturne. C'est extrêmement escarpé et c'est un territoire que l'adversaire connaît parfaitement donc c'est un avantage qu'il a quand même par rapport à nous".

Un appel à témoins lancé

Jeudi matin, un appel à témoins a été lancé pour retrouver le dénommé Valentin Marcone. "Si vous l’avez vu ou si vous avez des infos le concernant, contactez la gendarmerie du Gard au 04.66.38.67.22. Vous ne devez en aucun cas intervenir vous-mêmes", explique le document.

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L'homme est décrit comme "sportif, de corpulence moyenne", mesurant 1,70m avec des cheveux courts de couleur châtain. Il porte des lunettes et au moment de sa disparition, était vêtu d'un treillis vert et d'une veste de camouflage avec capuche. L'homme est "susceptible d'être porteur d'une arme de poing et d'une carabine de précision, il est considéré comme dangereux", est-il également écrit.

Cet appel à témoins a pour finalité que "tous les locaux, tous les gens de la région susceptibles de croiser sa route restent prudents et n'agissent surtout pas de leur propre chef", mais contactent les autorités, a déclaré le général Philippe Ott ce jeudi matin sur BFMTV, commandant en second de la région de gendarmerie PACA.

"Il ne va pas tenir très longtemps"

"De toute façon, il ne va pas tenir très longtemps", a commenté à l'antenne de BFMTV le général Jacques Fombonne, général de gendarmerie et ancien commandant de la section de recherche d'Orléans.

"Au plus, il a préparé quelque chose avec éventuellement des points de chute (dans la forêt) mais peut-être les gendarmes (sur le terrain) l'ont-ils déjà repéré et dans une logique d'épargner la vie, ils attendent tout simplement qu'il soit fatigué, mort de sommeil et mort de faim pour pouvoir l'interpeller dans des conditions de sécurité optimum". Selon lui, les forces d'intervention ne vont "pas risquer un tir d'arme à feu s'ils peuvent l'éviter par la fatigue du fugitif".

Si la piste privilégiée par les enquêteurs est que l'homme est toujours dans la zone forestière, Philippe Ott explique qu'ils gardent à l'esprit la possibilité qu'il se soit enfui plus loin. L'hypothèse d'un suicide après le double meurtre est également sur la table.

"L'idée est d'engager un dialogue"

S'il est retrouvé, les techniques de négociation mises en place par le GIGN devraient leur permettre de "faire gagner du temps et de faire gagner en sécurité". "C'est la même technique que l'on utilise en garde à vue: c'est-à-dire que vous parlez à la personne en lui proposant des choses qui correspondent à sa vision du monde. À partir de ce moment-là, on est des mammifères, donc un dialogue s'engage. L'idée étant que la personne arrive à se rendre, à déposer les armes, ce qui représente une économie de risque énorme".

Mercredi, le procureur de Nîmes a exhorté le fugitif à se rendre, après 36 heures de traque de cet homme lourdement armé qui a disparu dans la forêt après avoir tué son patron et un collègue. Le jeune homme âgé de 29 ans est "déterminé" et "connaît parfaitement" le terrain, a ajouté le colonel de gendarmerie Laurent Hass.

Article original publié sur BFMTV.com

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