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Cuba : le prix de la liberté

·2 min de lecture

« Nous n’avons plus peur ! » Le peuple cubain ose enfin faire entendre sa voix. Les réseaux sociaux ont permis la mobilisation de milliers de manifestants : du jamais-vu depuis 1959. La pandémie qui a paralysé le tourisme, l’un des moteurs de l’économie, la pénurie de nourriture et de médicaments, sans compter le maintien de la dictature après le départ de Raul Castro, ont exacerbé la colère d’une population qui n’a dans sa grande majorité connu que le communisme.

La scène est incroyable. De chez elle, à La Havane, la youtubeuse Dina Stars, 25 ans, vedette de la nouvelle génération cubaine (100000 followers sur les réseaux), témoigne à la télévision espagnole, le mardi 13 juillet, via Skype, de la nervosité de la police depuis les manifestations inédites du dimanche précédent. En plein direct, elle s’interrompt: «La sécurité de l’État sonne à ma porte.» Elle se lève, un ami la filme. Dans la rue, on aperçoit une vieille guimbarde blanche de la Guardia Operativa. Dina Stars revient en courant à l’antenne et, d’une voix tremblante, déclare: «Je rends le gouvernement responsable de ce qui pourrait m’arriver», tout en portant ses deux mains à son cou, comme le symbole d’une peine capitale. «Que se passe-t-il?» demande la speakerine, médusée. «Ils m’ont dit de les suivre. Je dois y aller.» Elle disparaît, fin de la scène. Elle est aujourd’hui assignée à résidence. Même sort pour Camila Acosta, 28 ans, correspondante depuis six mois pour le journal espagnol «ABC», interpellée, elle, le lundi 12 juillet pour «outrage et désordre public» alors qu’elle rendait compte des événements de la veille.

Lire aussi:La colère éclate dans les rues de Cuba, les révolutionnaires appelés à répliquer

Tout a commencé à San Antonio de los Baños, une petite ville à 30 kilomètres de La Havane. Dans la matinée du dimanche 11 juillet, une jeune foule – on parle de 5000 personnes – défile spontanément dans les rues, à la surprise générale. On ne sait rien de l’origine du mouvement. On entend des mots jusque-là murmurés chez soi: «Liberté!» «À bas la dictature!» «Qu’ils s’en aillent!» Et surtout: «Nous n’avons plus peur!» Du jamais-vu depuis 1959. Les réseaux sociaux répandent aussitôt la nouvelle, et c’est(...)


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