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La croissance britannique plus forte qu'annoncé à quelques jours des élections

Le Premier ministre conservateur Rishi Sunak à Leeds, dans le nord de l'Angleterre, le 27 juin 2024 (Darren Staples)
Le Premier ministre conservateur Rishi Sunak à Leeds, dans le nord de l'Angleterre, le 27 juin 2024 (Darren Staples)

La croissance de l'activité économique britannique au premier trimestre a été révisée légèrement à la hausse vendredi, une nouvelle bienvenue pour le Premier ministre conservateur Rishi Sunak à quelques jours d'élections qui s'annoncent perdues pour son parti.

Le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni a progressé de 0,7% entre janvier et mars, soit "une hausse par rapport à une première estimation de 0,6%", a annoncé l'Office national des statistiques (ONS).

Ces données confirment que le pays est sorti au premier trimestre de la récession dans laquelle il était tombé fin 2023, et a vu son activité économique repartir plus vite que prévu.

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Le PIB britannique avait reculé de 0,3% au quatrième trimestre 2023, après avoir baissé de 0,1% au troisième. Deux trimestres de contraction économique d'affilée sont généralement considérés par les économistes comme une récession.

La révision à la hausse de la croissance du premier trimestre est une surprise. Elle tient notamment au secteur des services, alors que les économistes s'attendaient dans l'ensemble à ce que la première estimation soit maintenue.

Il s'agit de "la croissance la plus rapide du G7" pour le premier trimestre, a salué vendredi M. Sunak sur X (ex-Twitter), assurant que son parti, distancé dans les sondages en vue des législatives du 4 juillet, a "un plan clair pour offrir un avenir plus sûr" aux familles britanniques.

"Ma priorité numéro un est la création de richesses pour améliorer la situation du pays", a réagi son adversaire travailliste Keir Starmer sur le même réseau social, affirmant que seul son parti pourrait "apporter la stabilité dont l'économie (britannique) a besoin".

"Quel que soit le Premier ministre (qui sera élu) la semaine prochaine, il pourrait bénéficier d'une reprise économique un peu plus forte que notre prévision", a commenté Paul Dales, analyste chez Capital Economics.

"Les dépenses de consommation seront le principal moteur" de la croissance cette année et l'an prochain, a ajouté l'économiste. Mais "cela pourrait également contribuer à ce que la Banque d'Angleterre réduise ses taux d'intérêt un peu plus lentement qu'elle ne l'aurait fait autrement", a-t-il prévenu.

- Incertitudes -

Dans sa lutte contre les hausses de prix qui se sont envolées ces dernières années, la Banque d'Angleterre a maintenu la semaine dernière son taux directeur à son plus haut niveau depuis 2008, malgré le ralentissement de l'inflation à 2% sur un an en mai. Un taux directeur élevé se traduit pour les particuliers comme les entreprises britanniques par une flambée des coûts du crédit, notamment immobilier.

La reprise reste cependant incertaine: "les données plus récentes du PIB d'avril montrent que l'économie britannique pourrait avoir de nouveau ralenti au début du deuxième trimestre", a tempéré Kathleen Brooks, analyste de XTB.

Le PIB a stagné au mois d'avril - en conformité avec les prévisions - en raison d'une météo inhabituellement humide qui a pénalisé les secteurs de la construction et les ventes de détail, avait annoncé début juin l'ONS.

Et l'indice PMI Flash publié la semaine dernière par S&P Global, indicateur avancé de croissance, a montré que l'activité du secteur privé a ralenti en juin dans le pays, reflétant notamment les incertitudes du monde des affaires à l'approche des élections.

"Jusqu'à ce que le budget (du prochain gouvernement) précise clairement ses projets en matière de fiscalité et de dépenses, il est peu probable que les entreprises investissent à grande échelle, ce qui retardera encore davantage toute accélération significative de la croissance du PIB", estime Lindsay James, chez Quilter Investors.

ode/lul/eb