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Covid-19: l'UE mobilise 220 millions d'euros pour transférer des patients entre pays

Jeanne Bulant avec AFP
·3 min de lecture
Le personnel médical opère un transfert de patients depuis le CHR de Metz, le 29 mars 2020. - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
Le personnel médical opère un transfert de patients depuis le CHR de Metz, le 29 mars 2020. - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

L'Union européenne va mobiliser 220 millions d'euros pour financer des transferts de patients atteints du Covid-19 d'un pays à l'autre, afin de soulager les hôpitaux surchargés par la deuxième vague de la pandémie, a annoncé ce jeudi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Pour faciliter ces transferts, les Etats "doivent partager des données exactes et en temps réel" via une plateforme mise en place au niveau européen, a-t-elle souhaité au cours d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet en visioconférence réunissant les Vingt-Sept.

Pour une meilleure coordination europénne

"Le bon usage des fonds exige d'avoir une bonne information", a-t-elle prévenu. Ces données, réunies via le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, recenseront les capacités en unités de soins intensifs.

Confrontés à une flambée des contaminations à travers tout le continent, les chefs d'Etat et de gouvernement ont été appelés par Bruxelles à mieux coordonner leurs réponses sanitaires.

"Nous allons lancer une plateforme pour réunir les experts qui apportent leurs conseils aux gouvernements nationaux, afin de partager les meilleurs pratiques, d'harmoniser les recommandations scientifiques et d'éviter d'envoyer des messages contradictoires", a insisté Ursula von der Leyen.

Elle a appelé à renforcer l'interopérabilité des applications de traçage nationales: trois ont déjà été connectées au "système passerelle" établi par Bruxelles en vue de les relier entre elles, et 19 applications devraient suivre. Cinquante millions d'Européens ont déjà téléchargé de tels programmes.

L'appel de Merkel à ne pas fermer les frontières

Autre priorité discutée lors du sommet virtuel: la liberté de circulation, mise à mal au printemps au début de la pandémie. La chancelière allemande Angela Merkel a appelé ses homologues à ne pas refermer leurs frontières: "Pour l'Allemagne, pays au milieu de l'Europe, il est important que les frontières restent ouvertes, que l'économie continue de fonctionner, et que nous combattions la pandémie de concert", a-t-elle déclaré, selon un communiqué de Berlin.

"Nous avons tiré les leçons de la première vague, quand le réflexe du début de la crise avait été de fermer les frontières", a estimé devant la presse le président du Conseil européen Charles Michel.

Aux frontières intra-européennes, Bruxelles propose que les "voies réservés" pour le transport de marchandises, jusqu'alors limitées au fret routier, s'étendent aux transports ferroviaires, aériens et fluvial: "C'est une bonne avancée pour protéger le marché unique", a commenté Ursula von der Leyen.

Les futurs vaccins disponibles dans toute l'Europe

La Commission entend également faciliter les voyages indispensables mettant en place "d'ici la fin de l'année" un formulaire européen unique. Elle appelle à harmoniser les règles de quarantaine comme la reconnaissance mutuelle des tests.

Les dirigeants européens se sont aussi entendus pour mieux coordonner leurs stratégies vaccinales: Ursula von der Leyen a assuré que les futurs vaccins seraient disponibles pour tous les Etats "en même temps et aux mêmes conditions", en fonction de la taille de leur population.

Pour ce faire, la Commission demande aux Etats de fournir leurs plans nationaux pour qu'elle s'assure que les infrastructures nécessaires sont bien prévues. En attendant les vaccins, l'UE mise sur une campagne "massive" de tests, grâce à la généralisation de nouveaux test rapides. Cent millions d'euros ont été prévus par l'UE pour acheter et acheminer ces tests dits antigéniques.

Article original publié sur BFMTV.com