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Covid-19: après le Brésil et l'Afrique du Sud, faut-il renforcer les restrictions de voyage avec l'Inde?

Hugues Garnier
·4 min de lecture
Une personne se faisant dépister à Amritsar en Inde. Le pays qui connaît actuellement sa deuxième vague de l'épidémie de Covid a franchi le cap des 200.000 cas rapportés positifs en 24h. - Narinder Nanu
Une personne se faisant dépister à Amritsar en Inde. Le pays qui connaît actuellement sa deuxième vague de l'épidémie de Covid a franchi le cap des 200.000 cas rapportés positifs en 24h. - Narinder Nanu

Le Brésil, l'Afrique du Sud, et l'Inde? Ces trois pays présentent chacun un variant qui préoccupe les autorités françaises, mais seulement deux soumis à de nouvelles mesures sanitaires strictes pour s'y rendre ou revenir.

Tandis que la suspension des vols entre le Brésil et la France vient d'être prolongée jusqu'au 24 avril et qu'une quarantaine obligatoire de dix jours va progressivement être mise en place pour les voyageurs en provenance d'Afrique du Sud, les liaisons aériennes entre l'Inde et la France sont soumises aux mêmes réglementations que la plupart des autres pays hors UE.

Faut-il durcir les restrictions de voyage avec l'Inde, compte tenu de la situation alarmante en cours dans le pays, qui vient d'enregistrer 273.810 nouveaux cas rapportés positifs au cours de ces dernières 24h?

L'Inde touchée par une très forte deuxième vague

Au total ce sont plus de 15 millions de contaminations au Covid-19 qui ont été recensés dans le deuxième pays le plus peuplé au monde.

"100 .000 cas déclarés par jour, cela veut dire, probablement, 2 à 3 millions de cas. En effet, tout le monde ne se fait pas tester, et on n’a même pas les capacités pour tester tout le monde", expliquait début avril l’épidémiologiste Ramanan Laxminarayan à Courrier International.

L'Inde connaît une deuxième vague de Covid-19 bien plus fulgurante que la première. 1619 décès ont été recensés en l'espace de 24 heures selon le ministère indien de la Santé, un record depuis le début de la crise sanitaire.

"Il n'y a pas de lits à l'hôpital, il n'y a plus de lits en soins intensifs. Les médicaments et l'oxygène sont de plus en plus rares dans les États", relate le Dr Arvind Kumar, chirurgien à l'hôpital de Medanta. "Ce qui est triste, c'est que les chiffres continuent d'augmenter et que le scénario pourrait être encore pire dans les prochains jours", redoute le médecin.

Variant inquiétant et relâchement hâtif de la population

Deux causes expliquent cette rapide déterioration de la crise sanitaire. D'une part l'émergence du variant B.1.617, qui mêle deux mutations rendant le virus plus transmissible et moins sensible aux anticorps.

D'autre part la parole politique qui a entraîné un relâchement de la population: le ministre indien de la santé Harsh Vardhan avait déclaré début mars que le pays en avait presque fini avec l'épidémie comme le rélève la BBC. En criant victoire trop tôt, les autorités ont omis d'appeler les Indiens à la vigilance et au respect des gestes barrières.

"Il est certain que la deuxième phase est beaucoup plus rapide parce que beaucoup de gens ont laissé tomber la distanciation et les masques. Le masque est resté obligatoire mais il y a quand même beaucoup de gens qui ne le portent pas", témoigne sur BFMTV Véronique Dinand, pédiatre exerçant en Inde depuis 25 ans.

La capitale New Delhi est devenue l'épicentre de l'épidémie dans le pays en l'espace de quelques semaines avec plus de 25.000 nouveaux cas chaque jour. Conséquence: le chef du gouvernement local a annoncé un confinement d'une semaine pour les 20 millions d'habitants de la capitale indienne afin de désengorger les hôpitaux.

Pour Le Drian, "il faut se poser la question de l'Inde"

Une situation sanitaire inquiétante qu'a pu constater Jean-Yves Le Drian, en déplacement la semaine dernière à New Delhi. De retour en France et interrogé dans l'émission Dimanche en politique sur France 3, le ministre des Affaires étrangères, équipé d'un masque FFP2, a reconnu que le pays connaissait "une situation pandémique extrêmement grave [...] avec des variants très dangereux".

"Il faut se poser demain la question de l'Inde", a affirmé Jean-Yves le Drian chez nos confrères de France 3, tout en rappelant que le principe, pour l'Inde comme pour les autres pays hors espace européen, "c'est que les voyages à l'étranger sont interdits sauf quelques exceptions". Le ministre a également indiqué qu'une discussion devait se tenir ce lundi entre les différents pays européens pour mettre en place "une cartographie de la dangerosité des variants".

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De l'autre côté de la Manche, les autorités sanitaires britanniques ont commencé à recenser les premiers cas du variant indien. Si l'Inde n'a pas encore rejoint la liste rouge du gouvernement, le 10 Downing Street a néanmoins annoncé ce lundi l'annulation de la visite officielle du Premier ministre Boris Johnson en Inde, prévue pour la fin avril.

Article original publié sur BFMTV.com