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"Chloé a repris conscience": la mère de la jeune femme victime d'une tentative de féminicide témoigne

Chloé, victime d'une tentative de féminicide à Blois en décembre 2022 - BFMTV
Chloé, victime d'une tentative de féminicide à Blois en décembre 2022 - BFMTV

Les faits remontent à décembre dernier. Âgée de 24 ans, Chloé avait été placée dans le coma à l'hôpital de Tours après avoir été frappée par son ancien compagnon à Blois, dans le département du Loir-et-Cher. Avant cette agression, elle était allée alerter le commissariat car elle se sentait menacée, mais avait été invitée à revenir plus tard.

"Elle est comme un enfant de trois ans"

Près de deux mois plus tard, la jeune femme est sortie du coma mais, comme l'explique sa mère Alexandra à BFMTV, son état reste extrêmement grave. "Depuis une semaine, Chloé réagit, a repris conscience. Mais son état psychologique est complétement abîmé. Elle a perdu toute notion de temps, elle est comme un enfant de trois ans, on va dire", dit-elle.

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"Quand j’ai été voir ma fille, mon dieu, son visage avait triplé de volume, ses yeux étaient enflés comme des œufs de poule, noirs", se rappelle-t-elle encore, extrêmement émue.

Selon un examen médico-légal réalisé après l'agression, la victime souffrait de "lésions hémorragiques cérébrales majeures" et son pronostic vital a longtemps été engagé. Son pronostic neurologique était qualifié de "sombre", dans un communiqué du parquet de décembre.

"Je ne laisserai pas passer ça"

La mère de la victime dit vouloir donner des suites judiciaires à cette affaire et laisse exploser sa colère contre le commissariat de Blois.

"Je suis extrêmement en colère parce que ces policiers n’ont pas écouté, fait leur travail, et pour ça avec mon avocate, on ira jusqu’au bout, je ne laisserai pas passer ça, c’est impossible", martèle-t-elle. L'enquête a depuis démontré que la jeune femme était seulement restée trois minutes au commissariat avant d'être éconduite.

Suspendu mais pas sanctionné, le policier a affirmé au cours de son audition n'avoir aucun souvenir du passage de la jeune femme au commissariat. Au contraire, une de ses collègues dit se rappeler d'elle, et explique que le gardien de la paix, qui finissait son travail à 18h30, avait pour habitude de prévenir les visiteurs dès 17h30 que l'attente était longue. Une méthode pour dissuader les dépôts de plainte tardifs, qui mettait cette policière mal à l'aise a appris BFMTV.

Peu après les faits, l'IGPN avait été saisie par le préfet du Loir-et-Cher. Une initiative "immédiatement suivie" par la direction générale de la police nationale, "afin de connaître précisément les conditions dans lesquelles la victime avait été, peu de temps avant les faits, accueillie au commissariat de Blois et invitée à se représenter le lendemain."

Article original publié sur BFMTV.com