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Canaries, la nouvelle porte d'entrée des migrants

·2 min de lecture

Face au sud du Maroc, l’archipel espagnol est devenu la première escale en Europe pour ceux qui fuient le Sahel.

Seuls les caprices de la météo ralentissent parfois leur ballet. Sur le port d’Arguineguin, tout au sud de l’île de Grande Canarie, les allers-retours des quatre navires des secours maritimes espagnols sont incessants. Ils récupèrent au large les passagers des embarcations de fortune qui, depuis trois mois, affluent vers l’archipel à un rythme effréné. Le week-end des 7 et 8 novembre, l’inquiétant record de 2 000 arrivées en deux jours était enregistré.

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Après une longue et périlleuse traversée de parfois dix jours et un millier de kilomètres, les rescapés peinent à se lever. Sitôt débarqués, Marocains, Maliens et autres candidats à l’exil sont pris en charge par la Croix-Rouge espagnole, qui conduit certains directement à l’hôpital. Devant l’urgence, l’organisation internationale a fait monter quatorze tentes-chapiteaux. Au plus fort de la crise, plus de 2 500 personnes ont été entassées sur ce quai d’à peine quelques centaines de mètres, plus d’un millier dormant dehors, à même le sol. Des conditions d’accueil que la directrice Europe de Human Rights Watch, Judith Sunderland, juge « inadéquates tant pour la dignité des personnes qu’au niveau sanitaire ». Elle affirme avoir rencontré deux femmes testées positives au Covid qui séjournaient sur le port depuis déjà deux semaines…

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La maire de la commune, Onalia Bueno, exige le démantèlement de ce « camp de la honte », comme on le surnomme ici, dont l’accès est interdit aux journalistes par le ministère de l’Intérieur. Parmi le peu d’images qui filtrent, la vidéo, virale, d’un rat slalomant tranquillement au milieu des silhouettes endormies. « C’est(...)


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