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Brevet des collèges: un mot en écriture inclusive dans un sujet de français au Liban

·3 min de lecture
Exemple d'écriture inclusive.  - BFM Lyon
Exemple d'écriture inclusive. - BFM Lyon

Un point médian, qui avait pourtant été proscrit. Dans un sujet de français tombé cette année au Brevet des collèges français au Liban, un terme a été écrit en écriture inclusive dans une consigne, ce alors que le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer s'était fait très clair quant à l'interdiction de cette forme d'écriture dans l'Éducation nationale, début mai.

Pour le sujet d'imagination, il est demandé d'écrire aux élèves un "texte poétique dans lequel vous donnerez la parole à un élément de la nature qui exprimera sa liberté et sa beauté. Vous commencerez par 'Je suis...' et vous terminerez par 'Je suis vivant.e'".

C'est donc sur ce dernier mot, repéré par Le Figaro, que la polémique pourrait peser.

"Il convient de proscrire le recours à l'écriture dite 'inclusive'"

L'écriture inclusive a pour principe l'utilisation à la fois du féminin et du masculin quand on s'adresse aux hommes et aux femmes, et remet en cause la règle d'accord de la langue française selon laquelle, au pluriel, le masculin l'emporte sur le féminin.

Cela peut entraîner l'utilisation d'un point médian comme dans le sujet ci-dessus, qui propose à la fois le masculin et le féminin pour un même mot.

Le 5 mai dernier, le ministre de l'Éducation avait publié une note au Bulletin Officiel sur les règles de féminisation, expliquant que l'écriture inclusive, "est nuisible à la pratique et à l'intelligibilité de la langue française". En ce sens dans le cadre de l'enseignement "il convient de proscrire le recours à l'écriture dite 'inclusive', qui utilise notamment le point médian pour faire apparaître simultanément les formes féminines et masculines d'un mot employé au masculin lorsque celui-ci est utilisé dans un sens générique".

"Notre langue est le premier trésor français, celui qui nous relie tous et fait notre puissance mondiale. Elle ne doit donc pas être triturée ou abîmée. La féminisation des métiers et fonctions est un progrès, mais mettre des points au milieu des mots est un barrage à la transmission de notre langue pour tous, par exemple pour les élèves dyslexiques", avait-il également déclaré dans le JDD, appuyant ainsi fortement son désaccord.

Préparé avant la circulaire

Cette épreuve a été présentée le mardi 15 juin, souligne Le Parisien, à des élèves passant le brevet depuis le Liban, soit bien plus tôt que les épreuves qui auront lieu dans l'hexagone, les 28 et 29 juin prochains. Cette avance dans le calendrier expliquerait, selon le ministère de l'Éducation nationale, l'impair.

Le sujet "du Liban devait faire partie des premiers pour les épreuves à l’étranger. Cela signifie qu’il a dû être préparé autour du mois de novembre", soit bien avant la circulaire, assure le ministère au Figaro, ajoutant que "tous les sujets qui n’ont pas encore été distribués sont réexaminés en ce moment même afin de vérifier qu’il n’y ait pas d’écriture inclusive".

Article original publié sur BFMTV.com

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