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Bourse : comment jauger la cherté des actions ?

Les investisseurs particuliers et professionnels disposent de toute une batterie d’outils pour valoriser l’action d’une société cotée en Bourse. Un exercice qui permet d’investir dans les valeurs peu chères, décotées par rapport à leur juste valeur en Bourse… et d’éviter les autres. Traditionnellement, les professionnels ont recours à la méthode dite des “flux de revenus futurs actualisés (DCF ou Discounted Cash Flows)”, qui consiste à estimer les flux de trésorerie d’exploitation annuels prévisionnels d’une société cotée, après investissements, en tenant compte du temps qui passe et du profil de risque de l’entreprise.

Ils peuvent aussi comparer la société cotée avec ses concurrents, des moyennes sectorielles… Ils le font via ce qu’on appelle des multiples de valorisation, comme la valeur d’entreprise (VE : cumul de la capitalisation boursière et de l’endettement financier net) rapportée à l’EBIT (le résultat opérationnel), l’EBITDA (le résultat opérationnel avant amortissements) ou encore le chiffre d’affaires (etc). Outre ces ratios, on peut aussi rapporter la valeur de marché des fonds propres (la capitalisation boursière) d’une société cotée à leur valeur comptable (ratio price to book ou P/B, en anglais).

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Le multiple de valorisation le plus connu et le plus intuitif est toutefois le PER (price earning ratio), c’est-à-dire la capitalisation boursière d’une société cotée rapportée à ses profits estimés (généralement pour les 12 prochains mois). Le PER “normal” d’une société cotée dépendra de son secteur d’activité : plus ce dernier sera cyclique, plus le PER sera bas pour refléter un niveau de risque perçu supérieur. Ainsi, les valeurs automobiles comme Peugeot ou Renault se traitent à des PER bien plus bas que des valeurs d’autres secteurs, comme les cosmétiques ou la santé, jugés plus “défensifs”.

Le PER dépendra aussi des positions concurrentielles de la société et de son niveau d’endettement : une

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