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Journée noire en Birmanie, au moins 18 manifestants tués, selon l'Onu

·3 min de lecture
JOURNÉE NOIRE EN BIRMANIE, AU MOINS 18 MANIFESTANTS TUÉS, SELON L'ONU

(Reuters) - Les forces de sécurité birmanes ont tiré sur des manifestants dimanche à Rangoun et dans plusieurs autres villes du pays, faisant au moins 18 morts en cette journée la plus sanglante depuis le début du mouvement de contestation contre le coup d'Etat il y a quatre semaines, a annoncé l'Onu.

"Pendant toute la journée, en plusieurs lieux, la police et l'armée ont répondu à des manifestations pacifiques en ayant recours à une force létale et moins létale qui - selon des informations crédibles reçues par le Bureau des droits de l'homme des Nations Unies - a fait au moins 18 morts et 30 blessés", a déclaré le bureau de l'Onu.

Dans plusieurs quartiers de l'ancienne capitale Rangoun, la police renforcée par des éléments de l'armée a tiré à balles réelles après avoir échoué à disperser la foule avec des grenades assourdissantes, du gaz lacrymogène et des tirs de sommation.

Plusieurs blessés ont été évacués à dos d'homme, laissant des traînées ensanglantées sur le pavé. Un homme est décédé à l'hôpital après avoir reçu une balle dans la poitrine, d'après une source médicale qui n'a pas souhaité être identifiée.

Un responsable de l'Onu s'exprimant lui aussi sous le sceau de l'anonymat a déclaré à Reuters que le bureau des Nations unies avait pu confirmer la mort d'au moins cinq personnes à Rangoun dimanche.

"Le Myanmar (Birmanie) est un champ de bataille", a commenté Charles Maung Bo, cardinal catholique de ce pays à forte majorité bouddhiste, sur Twitter.

AUNG SAN SUU KYI LUNDI DEVANT LA JUSTICE

La Birmanie est plongée dans le chaos depuis qu'une junte militaire a placé en détention la dirigeante élue Aung San Suu Kyi ainsi que plusieurs membres de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le 1er février.

Aung San Suu Kyi, 75 ans, est accusée d'avoir importé illégalement six talkies-walkies et d'avoir violé les règles mises en place pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. La prochaine audience au tribunal est prévue lundi.

La police a aussi ouvert le feu contre ses partisans à Dawei, une ville du sud du pays, tuant trois manifestants et en blessant plusieurs autres, a déclaré à Reuters Kyaw Min Htike, un responsable politique local.

Selon un média local, Myanmar Now, deux personnes ont aussi perdu la vie à Mandalay, la deuxième ville du pays.

Une habitante contactée par Reuters a fait état de nouveaux tirs dans la soirée et déclaré qu'une femme avait été tuée.

"Une équipe médicale l'a examinée et a confirmé sa mort. Elle a reçu une balle dans la tête", a-t-elle précisé.

La police et un porte-parole de l'armée birmane n'ont pas fait de commentaire.

Le chef de la junte, le général Min Aung Hlaing, a assuré la semaine dernière que les forces de l'ordre faisaient preuve de la plus grande retenue. La répression des manifestations avait fait au moins trois morts jusqu'à dimanche. Selon l'armée, un policier a également trouvé la mort lors d'affrontements en marge des manifestations.

(Bureau de Reuters, écrit par Robert Birsel; version française Camille Raynaud et Tangi Salaün)