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À Sainte-Soline, les affrontements ont fait des dizaines de blessés dont deux en urgence absolue

PASCAL LACHENAUD / AFP

POLICE - Les violents affrontements qui ont éclaté ce samedi 25 mars lors de la manifestation contre les bassines dans les Deux-Sèvres ont fait de nombreux blessés parmi les gendarmes et les manifestants, selon un premier bilan qui n’est pas définitif.

Selon le dernier décompte transmis par le parquet de Niort samedi dans la soirée, les secours ont pris en charge sept manifestants blessés, dont trois traités en urgence absolue et hospitalisés. Du côté des gendarmes, 28 ont été blessés, dont deux sont hospitalisés en urgence absolue. Deux journalistes ont aussi été touchés, notamment un reporter de Sud Ouest qui a été touché par un cocktail molotov et un jet de pierre.

En conférence de presse cet après-midi, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a évoqué le chiffre de 24 gendarmes blessés, dont 23 en urgence relative et un en urgence absolue. Du côté des manifestants, le ministre fait état de 7 blessés en urgence relative, et un en urgence absolue.

Des blessures qui sont liées selon le ministre à des jets de cocktails molotov, des tirs de mortiers ou encore des jets de pavés. Gérald Darmanin a évoqué le chiffre de 15 interpellations et de 12 gardes à vue depuis vendredi. Pas moins de 4 000 grenades de désencerclement ont été utilisées.

Concernant les manifestants, ces chiffres sont éloignés de ceux évoqués par les organisateurs du rassemblement qui font état, eux, de « pas moins de 200 » manifestants blessés, dont dix hospitalisés et un dans le coma avec pronostic vital engagé, dénonçant une « violence criminelle » des forces de l’ordre. L’information n’a pas été infirmée ou confirmée dans l’immédiat par la préfecture.

Le SAMU à la peine pour chercher les blessés

Des témoins interrogés par l’AFP et des observateurs de la Ligue des droits de l’Homme ont déploré par ailleurs que la prise en charge d’un blessé grave ait été retardée par les autorités ; la préfecture des Deux-Sèvres a répondu que le dispositif prévoyait une escorte des secours par les gendarmes pour assurer leur sécurité.

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Gérald Darmanin a renvoyé cette responsabilité sur les manifestants, assurant que certains avaient visé les secours, les empêchant d’intervenir.

La secrétaire nationale d’EELV Marine Tondelier, a dénoncé samedi auprès de l’AFP des tirs de grenade vers des personnes blessées. « Quand on est arrivé, les véhicules brûlaient déjà depuis 30 minutes environ. On a vu qu’il y avait des blessés, à ce moment-là au moins une dizaine », raconte la cheffe du parti écologiste, présente sur les lieux. « On a formé un cordon, avec des élus devant, les écharpes bien visibles, dans le but de protéger la zone où ils se trouvaient ».

« Là, on a vu des forces de l’ordre sur des quads. Il y a eu de fortes détonations et des impacts au sol. On ne sait pas si c’était des grenades assourdissantes ou de désencerclement, avec beaucoup de gaz lacrymo. On s’est retrouvé à devoir transporter les blessés un par un », a expliqué l’élue écologiste, évoquant une femme qui avait été victime d’un « tir tendu à la tête », et présentant un « traumatisme orbital ».

« Une chaîne humaine formée par les élus et manifestants pour protéger la zone où étaient pris en charge les blessés a été chargée par la police », ont également dénoncé des députés LFI, dont plusieurs étaient sur place samedi.

La préfecture des Deux-Sèvres se défend

De son côté, la préfecture des Deux-Sèvres a expliqué que « pour faciliter et sécuriser l’arrivée des secours », les gendarmes les retrouvent d’abord en un point spécifique pour les escorter ensuite « jusqu’à la zone à risques ».

« Cela permet, ainsi, une approche des services de secours en toute sécurité » pour la prise en charge des blessés, la manœuvre étant « soutenue par des équipes médicales opérationnelles de gendarmerie » formées à cet effet, a ajouté la préfecture.

De violents affrontements ont opposé forces de l’ordre et manifestants radicaux en début d’après midi, avant un reflux de la foule dans un épais nuage de gaz lacrymogènes, le calme revenant vers 15H00.

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