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Vacances : Venise, Thaïlande, Dubrovnik… Ces destinations qui ne ménagent pas les touristes

·6 min de lecture
Venise, Thaïlande, Dubrovnik… Ces lieux qui ne ménagent pas les touristes (Crédit : Getty Images)
Venise, Thaïlande, Dubrovnik… Ces lieux qui ne ménagent pas les touristes (Crédit : Getty Images)

Qu’elles soient des destinations ultra-prisées ou des lieux plus confidentiels, certaines destinations de vacances ne sont pas tendres avec les touristes.

La Thaïlande va devenir payante

Visiter la Thaïlande va bientôt coûter plus cher. À compter du mois d’avril, le royaume va instaurer une taxe de 9 dollars (environ 8 euros) pour les voyageurs étrangers entrant sur son territoire. Nul besoin de sortir le portefeuille en arrivant à l’aéroport, cette nouvelle taxe sera directement répercutée sur le prix des tarifs aériens. "Une partie de la taxe sera utilisée pour prendre soin des touristes", a justifié à Reuters Yuthasak Supasorn, le gouverneur de l'Autorité du tourisme du pays.

"Nous avons connu des cas où les touristes n'étaient pas couverts par une assurance (...) ce qui est devenu notre fardeau pour prendre soin d'eux", a-t-il ajouté. Destination phare du tourisme mondial, la Thaïlande peine à retrouver son niveau de fréquentation d’avant la crise sanitaire. En deux ans, le pays d’Asie du Sud-Est a vu son nombre de touristes divisé par 20, et les revenus qui vont avec. "Depuis le 1er novembre, le rythme moyen des arrivées en Thaïlande est de 5 000 touristes par jour, avant la pandémie, c'était plus de 100 000", avance France Info.

Il faudra réserver pour voir Venise

Boire un café sur la place Saint-Marc, faire un tour de gondole ou déguster une glace sur le célèbre pont du Rialto, ça se mérite. Dans quelques semaines, les touristes qui voudront visiter Venise devront réserver en amont sur internet. Dépassée par la surfréquentation de son centre historique, la municipalité a décidé d’agir en exigeant un billet d’entrée.

Valables une journée, ces précieux sésames coûteront 5 euros. Des portiques seront déployés à l’entrée de la ville du Nord de l’Italie et fermeront les principaux accès au cœur de Venise. 500 caméras seront déployés pour surveiller les visiteurs. Au printemps 2020, les images de la Cité des Doges vidée de touristes et de bateaux de croisière permettant à l’eau de retrouver sa transparence et ses poissons avaient fait le tour du monde.

VIDÉO - Les canaux de Venise sont redevenus limpides, faute de touristes

Dubrovnik, le Disneyland de l’Adriatique

Tous ceux qui ont déjà visité Dubrovnik l’été peuvent en témoigner, celle que l’on appelle "La perle de l’Adriatique" a des allures de parc d’attraction à ciel ouvert. En 2017, la ville croate, assaillie par les touristes, a réduit de moitié sa capacité d’accueil de touristes autorisés à partir à l'assaut de la vieille ville fortifiée et ses remparts passant de 8 000 visiteurs par jour à 4 000 par jour. Un système de comptage avec des caméras a été installé à plusieurs endroits stratégiques de la cité. En prime, seuls deux navires et 5 000 passagers au total peuvent accoster chaque jour. La musique y est également interdite dans les rues après 23h30. En 2018, plus d'un million de personnes ont visité cette petite ville croate.

La ville de Dubrovnik est envahie par les touristes l'été (Crédit : Getty Images)
La ville de Dubrovnik est envahie par les touristes l'été (Crédit : Getty Images)

Amsterdam et Barcelone : le binôme du ras-le-bol

En Europe, Amsterdam est probablement la ville la plus dure envers les touristes. Victime de son succès, le centre de la capitale néerlandaise pullule de boutiques et magasins pour touristes. Les habitants d'Amsterdam sont las de cette invasion perpétuelle. La municipalité s'est même engagée dans une démarche de "détouristification de masse". "Le conseil municipal a fixé en juillet 2021 un nombre maximum de vingt millions de nuitées de touristes par an", rappelle Le Figaro. La municipalité s’est aussi engagée à "aider les locaux à racheter des boutiques de souvenirs, des coffee-shops et des restaurants" destinés aux touristes, ajoute le quotidien. Les touristes pourraient aussi être bannis du fameux "quartier rouge".

Autre ville submergée par le flot de visiteurs : Barcelone. En 2017, la cité catalane de 1,6 million d’habitants a accueilli 32 millions de touristes. Conséquence : les loyers et les prix de l’immobilier ont explosé et les locaux ne peuvent plus se loger dans le centre historique. Pour freiner l’offre touristique, la deuxième ville d’Espagne interdit depuis 2017 les nouvelles constructions d’hôtels, auberges de jeunesse ou encore d’appartement destinés à la location.

Des taxes (très) dissuasives au Bhoutan

Dans l’Himalaya, un petit pays niché entre les deux géants indien et chinois place le bonheur au centre de tout. Au Bhoutan, le "bonheur national brut" a même remplacé le PIB. Et les touristes ne sont pas forcément les bienvenus. Pour accéder à cette nation montagneuse enclavée, il est obligatoire de réserver son voyage en amont auprès d’une agence agréée pour espérer rentrer dans ce pays ouvert au tourisme depuis 1974.

Une fois cette condition remplie, il faut prévoir un sacré budget : 220 euros par jour et par personne. C’est le prix à payer pour goûter aux charmes de ce royaume isolé de l’Himalaya. Le prix de cette taxe dissuasive comprend le transport terrestre, l'hébergement, la nourriture et le service d’un guide personnel qui ne vous lâchera pas d’une semelle. Cette stratégie du tourisme à faible volume et de haute qualité permet à environ 50 000 touristes de visiter le Bhoutan chaque année.

Le Bhoutan est l'un des pays les plus fermés au monde (Crédit : Getty Images)
Le Bhoutan est l'un des pays les plus fermés au monde (Crédit : Getty Images)

Et la France ?

La première destination touristique mondiale prend aussi des mesures pour éviter la surfréquentation à certaines endroits. Depuis 2019, l’accès au Mont Blanc est limité à 214 alpinistes maximum par jour. Les courageux voulant monter jusqu’au toit de l’Europe par la voie normale sont désormais obligés d’avoir une réservation dans un des refuges de l’itinéraire. Cette restriction vise à lutter contre "des phénomènes de surfréquentation des refuges, des problèmes de sécurité des pratiquants et ponctuellement des incivilités et des atteintes à l'ordre public", justifie la préfecture.

Du côté de Marseille, la municipalité a demandé à l'office du tourisme d'arrêter de faire la promotion de la région pour éviter un afflux de visiteurs trop important l’été dernier. Pour décourager les touristes de venir, le parc national des calanques a par exemple lancé une opération de "démarketing". Sur le site internet de l’institution, des messages volontairement rebutants sont affichés : "eau froide", "accès difficile", "pour éviter la foule, privilégiez l’automne ou l’hiver".

VIDÉO - Vous voyagez seul ? Ces 10 pays sont les plus sûrs du monde

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