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Une performance exceptionnelle dans une période exceptionnelle

·25 min de lecture

Chiffre d’affaires du semestre : 993,3 millions d’euros +26,4%

Croissance organique : +31,5%

Paris, le 21 juillet 2021 – Le chiffre d’affaires d’Ipsos au premier semestre 2021 est de 993,3 millions d’euros, en progression de 26,4% par comparaison avec la même période en 2020.
A taux de change et périmètre constants, la progression de l’activité est plus forte à 31,5%. Les effets de périmètre sont presque négligeables à +0,3%, tandis que les effets de change réduisent le revenu de 5,4%. Pour le seul deuxième trimestre les taux de croissance sont de 47,5% en réel et de 52,3% en organique après prise en compte d’effets de change négatifs pour -5,1% et d’effets de périmètre positifs pour 0,3%.

L’excellente performance d’Ipsos résulte de la combinaison de deux facteurs.
D’un côté, l’activité du premier semestre de 2021 est comparée à la même période de 2020, qui était elle-même en forte décroissance en raison du confinement mis en place de février à mai par les autorités sanitaires dans de très nombreux marchés. La généralisation des confinements avait entraîné une réduction brutale et sans précédent de l’activité, à taux de change et périmètre constants, de 13% pour le semestre et de 26% pour le seul deuxième trimestre de 2020.
D’un autre côté, l’activité est intrinsèquement forte. Ici, la comparaison à 2019 prend son sens. Le taux de croissance organique d’Ipsos est de 13,9% lorsque le premier semestre 2019 est la base de comparaison. Cette performance est équivalente à celle du premier trimestre.

L’activité d’Ipsos a donc enjambé le creux de 2020. Elle s’inscrit dans les progrès attendus de la nouvelle organisation mise en place à l’été 2018. Son objectif était de mettre au cœur de la stratégie de notre compagnie les besoins d’information des entreprises et des institutions clientes d’Ipsos. Nous leur avons proposé de mieux connaître, avec nous, la Société, les marchés et les gens. Pour y parvenir, une organisation spécifique au sein d’Ipsos a été dédiée à entretenir des liens étroits entre la compagnie et ses clients et, aussi, à privilégier de nombreuses solutions nouvelles, accessibles et modernes, permettant d’appréhender, d’intégrer et d’analyser toutes sortes de données. Le vocable « Total Understanding » est utilisé depuis trois ans pour décrire cette organisation.

LES PERFORMANCES D’IPSOS 2019, 2020 ET 2021

En millions
d'euros

Chiffre d'affaires
2021

S1 2021 vs S1 2020

S1 2021 vs S1 2019

Croissance
totale

Croissance
organique

Croissance
totale

Croissance
organique

1er trimestre

466,3

8,8%

14,1%

10,5%

14,1%

2ème trimestre

527,0

47,5%

52,3%

9,5%

13,6%

Total du semestre

993,3

26,4%

31,5%

10,0%

13,9%

ÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ PAR RÉGION

En millions d’euros

S1 2021

Contribution

Croissance totale
S1 2021/ S1 2020

Croissance organique
S1 2021/ S1 2020

Rappel croissance organique
T1 2021/ T12020

EMEA

491,7

49%

36,9%

39%

28%

Amériques

337,6

34%

17,0%

27%

0,5%

Asie-Pacifique

164,0

17%

18,5%

22%

9%

Chiffre d’affaires

993,3

100%

26,4%

31,5%

14,1%

Très naturellement, cette très forte progression se retrouve dans toutes les régions, même si la zone EMEA continue à enregistrer la meilleure performance grâce à l’existence de contrats conclus dans plusieurs pays européens à la demande des autorités sanitaires publiques.
Les Amériques – du Nord et du Sud – se redressent bien. La zone Asie-Pacifique, qui avait connu un mauvais début d’année 2020 puisque la pandémie de Covid-19 était apparue en Chine puis dans les pays limitrophes plus tôt qu’ailleurs, est en meilleure forme depuis le printemps. Elle reste toutefois la partie du monde où l’activité d’Ipsos est à peine supérieure à celle de 2019. Elle avait régressé de 19% en organique, au premier semestre 2020, contre 9,5% pour l’EMEA et 15,5% pour les Amériques. Elle progresse de 22% en 2021, alors que l’EMEA et les Amériques connaissent respectivement une croissance de 39% et de 27%. La moyenne en Asie masque des disparités importantes d’un pays à l’autre. La Chine retrouve une bonne croissance alors que d’autres marchés, dont le Japon, restent en retrait.

ÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ PAR AUDIENCE

En millions d’euros

S1 2021

Contribution

Croissance totale
S1 2021/S1 2020

Croissance organique
S1 2021/S1 2020

Rappel
croissance organique
T1 2021/T1 2020

Consommateurs1

431,2

43%

28,2%

35%

12%

Clients et salariés2

198,4

20%

10,0%

14%

-11,5%

Citoyens3

197,7

20%

38,1%

41%

49%

Médecins et patients4

166,0

17%

31,6%

37%

27,5%

Chiffre d’affaires

993,3

100%

26,4%

31,5%

14,1%

Répartition des Lignes de Service par segment d’audience :
1- Brand Health Tracking, Creative Excellence, Innovation, Ipsos UU, Ipsos MMA, Market Strategy & Understanding, Observer (excl. public sector), Social Intelligence Analytics
2- Automotive & Mobility Development, Audience Measurement, Customer Experience, Channel Performance (including Retail Performance and Mystery Shopping), Media development, Capabilities
3- Public Affairs, Corporate Reputation
4- Pharma (quantitative et qualitative)

Les performances des différentes audiences se rééquilibrent également, même si les interventions dans le domaine de la recherche sociale et de l’opinion publique – donc les travaux auprès des personnes définies comme « citoyens » - sont toujours celles qui progressent le plus vite, avec un taux de croissance organique de 41% sur le semestre, à comparer au taux moyen, tous publics confondus, de 31,5%.

En réalité, la hiérarchie entre les audiences reste la même depuis plusieurs trimestres : le segment de la recherche sociale évolue le plus favorablement, celui des « clients » est le moins dynamique. Ces performances reflètent les effets variables de la pandémie sur les différents secteurs d’activité. Tout ce qui touche à la santé publique est au cœur de besoins considérables d’informations nouvelles, même si les contrats spécifiquement liés à la mesure de la pandémie Covid-19 devraient s’arrêter. Tout ce qui concerne les personnes positionnées comme « clients » est affecté par les grandes difficultés dans certains secteurs liés à la mobilité, au tourisme et aux loisirs. La bonne nouvelle du deuxième trimestre est que les écarts se réduisent, préfigurant un meilleur équilibre des opportunités à l’avenir.

PERFORMANCE FINANCIERE

Compte de résultat résumé

En millions d’euros

30 juin 2021

30 juin 2020

Variation

Rappel
31 déc. 2020

Chiffre d’affaires

993,3

786,0

26,4%

1 837,4

Marge brute

642,8

512,0

25,5%

1 180,5

Marge brute / CA

64,7%

65,1%

-

64,2%

Marge opérationnelle

109,0

25,0

336%

189,9

Marge opérationnelle / CA

11,0%

3,2%

-

10,3%

Autres produits et charges non courants / récurrents

0,6

(7,1)

-

(6,1)

Charges de financement

(7,0)

(11,6)

-39,5%

(20,6)

Impôts

(23,2)

0,2

-

(38,9)

Résultat net, part du Groupe

72,0

1,3

-

109,5

Résultat net ajusté*, part du Groupe

81,4

12,8

-

129,6

*Le résultat net ajusté est calculé avant (i) les éléments non monétaires liés à l’IFRS 2 (rémunération en actions), (ii) avant l’amortissement des incorporels liés aux acquisitions (relations clients), (iii) l’impact net d’impôts des autres charges et produits non courants, (iv) impacts non monétaires sur variations de puts en autres charges et produits financiers et (v) avant les impôts différés passifs relatifs aux goodwills dont l’amortissement est déductible dans certains pays

Postes du compte de résultat

Au total, la profitabilité du Groupe au premier semestre 2021 est en hausse significative par rapport à la même période l’an dernier, avec une marge opérationnelle record de 11% contre une marge particulièrement basse au premier semestre 2020 de 3,2%.

L’an dernier, la profitabilité du premier semestre avait été impactée par la chute soudaine d’activité intervenue à compter de la mi-mars en raison de la pandémie. Cette brutalité ne nous avait pas permis de réduire nos coûts dans les mêmes proportions dès le premier semestre car ils sont en partie fixes et étaient proportionnés à la croissance prévue jusque-là pour l’année 2020.

Les différentes mesures d’économies prises en 2020 avaient permis de combler ce retard de marge sur le deuxième semestre. La société avait réalisé un plan de 113 millions d’euros d’économies annoncé sur l’ensemble de l’année 2020 par rapport à l’année 2019, économies provenant des coûts de personnel (43 millions d’euros), des subventions gouvernementales pour 29 millions d’euros et des charges générales d’exploitation (41 millions d’euros). Sur ces économies, il était prévu qu’environ 20 millions se répètent en 2021.

La marge brute (qui se calcule en retranchant du chiffre d'affaires des coûts directs variables et externes liés à l'exécution des contrats) est en légère progression et s'établit à 64,7% contre 64,2% sur l’ensemble de l’année 2020 et 65,1% au premier semestre 2020.
L’évolution du ratio de marge brute est à relier au mix des modes de collecte de données, sachant que certains terrains d’enquête en face à face (ayant des taux de marge brut plus bas), à l’arrêt durant la période de premier confinement, ont pu être remplacés dans certains cas par des enquêtes en ligne à plus haute marge brute. Ceci dit, les contrats les plus importants de suivi de l’évolution de la pandémie ont été réalisés par les équipes « Public Affairs » dans un certain nombre de pays, en face à face. Au total sur 2020 et au premier semestre 2021, les enquêtes en ligne représentent 60% de l’activité contre 55% en 2019.

En ce qui concerne les coûts d'exploitation, la masse salariale est en hausse de 7,5%, sous l’effet de l’arrêt des différents mécanismes de réduction de salaire qui avaient eu cours en 2020 (simple réductions volontaires et temporaires de salaire consenties par un certain nombre de salariés, comprises entre 10% et 20% pour les cadres dirigeants ; réduction des heures travaillées ; congés sans solde…). A l’inverse, sur le premier semestre 2021, la masse salariale incorpore des augmentations de salaire qui ont été effectives en date du 1er mai 2021 et des provisions pour bonus.

Ceci dit, la masse salariale progresse à un rythme largement inférieur à la progression de 25,5% de la marge brute, ce qui en fait le principal facteur d’amélioration de la rentabilité. Cela est due à l’évolution des effectifs à un rythme inférieur à celui de l’activité : les effectifs permanents sont de 17 166 au 30 juin 2021 contre 16 644 personnes à fin décembre 2020 et 17 730 au 30 juin 2020.

Le coût des rémunérations variables en action est en hausse à 5,9 millions d’euros contre 3,4 millions d'euros en 2020 car le passage de la période d’acquisition des plans d’actions gratuites de 2 à 3 ans, décidé en 2018, a eu pour effet d’allonger l’étalement de la charge IFRS2 et de la diminuer sur la période 2018-2020.

Les frais généraux sont contrôlés et diminuent au total d’environ 8,2 millions d’euros par rapport au premier semestre 2020, grâce à la limitation d’un certain nombre de postes de dépenses discrétionnaires et, notamment, avec l’arrêt presque total des voyages à partir de début mars 2020 et jusqu’à maintenant pour 4 millions d’euros et des économies en relation avec l’utilisation des bureaux, initiées au deuxième semestre 2020 et qui se poursuivent sur 2021, pour 4 millions d’euros.

Le poste « Autres charges et produits opérationnels » affiche un solde négatif de 4,4 millions d’euros contre un solde positif de 17,6 millions d’euros au premier semestre 2020. Il se compose de coûts de départ alors qu’en 2020, la société avait reçu des subventions au titre des systèmes de chômage partiel mis en place par une vingtaine d’états dans le monde, dont la société ne bénéficie plus.

En dessous de la marge opérationnelle, les dotations aux amortissements des incorporels liés aux acquisitions concernent la partie des écarts d'acquisition affectée aux relations clients au cours des 12 mois suivant la date d'acquisition et faisant l'objet d'un amortissement au compte de résultat selon les normes IFRS sur plusieurs années. Cette dotation s'élève à 2,5 millions d'euros contre 2,7 millions précédemment.

Le solde du poste autres charges et produits non courants et non récurrents s'établit à 0,7 millions d'euros contre un solde net de -7 millions d'euros l'an dernier. Du côté des produits, ce poste enregistre principalement un produit de 3 millions d'euros lié à la décision d’activer depuis janvier 2018 les coûts internes de développement (ce produit net était de 4,9 millions d’euros en 2020). Il est rappelé que ce produit de nature purement comptable est amené à diminuer chaque année jusqu’à la fin de 2022.
Du côté des coûts, il s’agit principalement de coûts de réorganisation et de rationalisation, qui étaient particulièrement élevés au premier semestre 2020 (12 millions) et sont de 3,8 millions sur ce semestre.

Les charges de financement. La charge d'intérêts nette s'élève à 7,0 millions d'euros contre 11,6 millions d'euros, en raison non seulement d’une baisse significative de l’endettement financier en relation avec une bonne génération de trésorerie mais aussi grâce au remboursement fin septembre d’une tranche d’un emprunt obligataire privé « USPP » pour 185 millions USD qui portait un coupon de 5% et qui a été remplacé par des financements à des taux moins élevés.

Impôts. Le taux effectif d'imposition au compte de résultat en norme IFRS s'établit à 24,1% contre 25,4% l'année passée. Il intègre une charge d'impôts différés passifs de 3,7 millions d'euros qui vient annuler l'économie d'impôts réalisée grâce à la déductibilité fiscale des amortissements d'écarts d'acquisition dans certains pays, alors même que cette charge d'impôts différés ne serait due qu'en cas de cession des activités concernées (et qui est par conséquent retraitée dans le résultat net ajusté).

Le Résultat net, part du Groupe, s'établit à 71 millions d'euros contre 1,3 millions au premier semestre 2020.

Le Résultat net ajusté, part du Groupe, qui est l'indicateur pertinent et constant utilisé pour la mesure de la performance, est en forte hausse et s'établit à 81,4 millions d'euros contre 12,8 millions d’euros au premier semestre 2020.

Structure financière

Flux de trésorerie. La capacité d'autofinancement s'établit à 150,1 millions d'euros contre 58,7 millions au premier semestre 2020.
Le besoin en fonds de roulement connait une variation positive de 32 millions d'euros au 30 juin 2021 mais une progression du poste clients est attendue au deuxième semestre en raison de la progression de l’activité.
Les investissements courants en immobilisations corporelles et incorporelles sont principalement constitués d'investissements informatiques et se sont élevés à 19,1 millions d’euros au premier semestre contre 20,4 millions sur le premier semestre 2020.

Au total, la génération de trésorerie libre d’exploitation, à 93 millions d’euros, est en ligne avec les prévisions pour l’année.

En ce qui concerne les investissements non courants, Ipsos a investi environ 10 millions d’euros, en procédant notamment à trois acquisitions dans le domaine de la technologie depuis le 1er janvier 2021 : FistNet - DotMetrics (spécialiste de la mesure du trafic digital), MGE Data (spécialiste du suivi par GPS et de la mesure de l’affichage), Intrasonics (spécialiste de la reconnaissance sur les mobiles des signaux audio).

Les capitaux propres s'établissent à 1 195 millions d'euros au 30 juin 2021 contre 1 055 millions publiés au 31 décembre 2020.

Les dettes financières nettes s'élèvent à 272 millions d'euros, en baisse par rapport au 31 décembre 2020 (347 millions d’euros). Le ratio d’endettement net diminue à 22,7% contre 30,9% au 31 décembre 2020. Le ratio de levier (calculé hors impact IFRS16) s’établit à 0,8 fois l’EBE (contre 1,6 fois au 31 décembre 2020).

Position de liquidité. La trésorerie en fin d’année s'établit à un niveau de 301 millions d'euros au 30 juin 2021 contre 165,4 millions d’euros au 31 décembre 2020, assurant une bonne position de liquidité à Ipsos.

Le groupe dispose par ailleurs d’environ 500 millions d'euros de lignes de crédit disponibles à plus d’un an, lui permettant de faire face à ses échéances de dette de 2021 qui s’élèvent à 165 millions d’euros.

PERSPECTIVES 2021

La crise sanitaire n’est pas reglée. Chaque jour apporte son lot de bonnes nouvelles – ça va mieux en Inde – ainsi que d’informations décourageantes – l’Europe est menacée par les nouveaux variants du Covid-19. L’expérience des dix-huit derniers mois est utile, nous enseignant que l’activité d’Ipsos n’est pas vraiment affectée par la virulence de l’épidémie mais plutôt par les contraintes apportées par les confinements stricts. Une vague épidémique sans confinement ne réduit pas les demandes d’informations et donc l’activité de nos équipes. En outre, de nouvelles méthodes privilégiant des solutions qui évitent les contacts physiques entre les personnes ont pu être developpées et déployées dans de nombreux marchés, rendant notre activité plus résistante. A l’inverse, un confinement sévère tétanise les marchés et les individus et rend peu pertinents de nombreux programmes de recherche qui, implicitement ou explicitement, s’entendent dans un environnement « normal ».

La vaccination est la solution. Plusieurs mois nous séparent encore de la mise en place effective et massive des campagnes vaccinatoires dans tous les pays, y compris dans les régions les moins développées sur le plan économique.
Les perspectives 2021 et 2022 sont donc délicates à définir. Plusieurs facteurs sont néanmoins connus et jouent pour la plupart en faveur d’une amélioration future de la situation sanitaire, même si elle ne sera pas linéaire :

  • La vaccination est la solution ;

  • Les vaccins déjà développés sont efficaces et leurs successeurs le seront davantage ;

  • L’activité économique est dégradée mais pas interrompue par la pandémie. D’ailleurs, elle connait en ce moment une réelle embellie ;

  • La demande adressée aux entreprises est peu affectée, à l’exception de celles qui interviennent dans des secteurs directement touchés par des changements de comportement des clients ou par des contraintes physiques.

Depuis le mois de juin 2020, le niveau d’activité d’Ipsos est bon. Depuis janvier de cette année, le volume de travail est largement supérieur à celui de 2019 et de 2020. En même temps, à l’inverse de ce que nous avions constaté en 2020, les commandes se transforment très rapidement en chiffre d’affaires. Au premier semestre 2020, par comparaison avec 2019, le carnet de commandes avait baissé de 10%, à taux de change et périmètre constants, et le chiffre d’affaires avait de son côté fléchi de 13%. Cette année, le carnet de commande d’Ipsos, toujours par comparaison avec la même période de 2019, a cru de 9,8% alors que le revenu a progressé de 13,9%. Avec la persistance des risques sanitaires, nous anticipons un taux de croissance organique à un seul chiffre pour la période de juillet à décembre. Pour l’ensemble de l’année, il est vraisemblable que la croissance organique d’Ipsos sera très supérieure à 10% si la comparaison est faite avec 2020 et pas très loin de 10% si 2019 sert de référence.

La marge opérationnelle devrait, elle, être similaire pour les deux semestres.

UN MOT DE DIDIER TRUCHOT, FONDATEUR ET PDG D’IPSOS

J’ai trouvé beaucoup de plaisir à partager avec vous des informations concernant Ipsos et son marché et à chercher, sans me cacher je crois, à vous dire la passion que j’éprouve pour ce très beau métier que j’ai exercé pendant plus de 50 ans. Notre ambition, j’ai failli écrire notre vocation ou notre mission, est de fournir aux entreprises commerciales et aux institutions publiques ou non-gouvernementales, toutes les informations dont elles ont besoin pour bien décider. Nous nous efforçons de rendre ces informations fiables, accessibles, utiles, parce qu’utilisables.

J’ai créé cette société avec deux partenaires en octobre 1975 dans ce but. Je suis content d’avoir, au fil des années, dirigé des dizaines de milliers de professionnels qui partagent cet objectif. J’ai pu, à certains moments, me tromper bien sûr. Mais je n’ai jamais pensé que notre industrie et, en son sein, Ipsos pourraient perdre leur pertinence et leur attrait. Le développement des sciences comportementales et analytiques, la présence toujours croissante des technologies nous aident et nous aideront dans les années qui viennent à exercer encore mieux notre métier.

Les résultats présents d’Ipsos sont une preuve que, à ce jour, le projet que nous avions formulé il y a 46 ans à Paris reste valable. L’arrivée de Nathalie Roos dans nos rangs, au poste de Directeur Général en est une autre. Nathalie est une Directrice d’entreprise experte, passionnée par le monde et les gens. Elle est, j’en suis sûr, un excellent choix pour prendre ma succession et accélérer les transformations d’Ipsos engagées en 2018.
Je me félicite que le Conseil d’Administration et moi-même l’ayons choisie. Je la remercie d’avoir, parmi beaucoup d’autres opportunités, choisi Ipsos.

* * *

Présentation des résultats semestriels 2021 : Jeudi 22 juillet
à 8h30 via Webcast en direct en français ou en anglais, puis à 16h une conférence téléphonique en anglais. Pour toute demande d’invitation, merci de contacter IpsosCommunications@Ipsos.com. Le direct et la rediffusion du Webcast seront disponibles sur notre site en français et en anglais.

À PROPOS D’IPSOS

Ipsos est le troisième institut de sondage au monde, présent dans 90 marchés et comptant plus de 17 000 collaborateurs.

Nos chercheurs, analystes et scientifiques sont passionnément curieux et ont développé des capacités multi-spécialistes qui permettent de fournir des informations et des analyses poussées sur les actions, les opinions et les motivations des citoyens, des consommateurs, des patients, des clients et des employés. Nos 75 solutions s’appuient sur des données primaires provenant de nos enquêtes, de notre suivi des réseaux sociaux et de techniques qualitatives ou observationnelles.

Notre signature « Game Changers » résume bien notre ambition d’aider nos 5 000 clients à évoluer avec confiance dans un monde en rapide évolution.

Créé en France en 1975, Ipsos est coté sur Euronext Paris depuis le 1er juillet 1999. L’entreprise fait partie des indices SBF 120 et Mid-60 et est éligible au service de règlement différé (SRD). ISIN code FR0000073298, Reuters ISOS.PA, Bloomberg IPS:FP
www.ipsos.com

Annexes

Compte de résultat consolidé
Comptes semestriels au 30 juin 2021

en milliers d'euros

30/06/2021

30/06/2020

31/12/2020

Chiffre d'affaires

993 317

785 993

1 837 424

Coûts directs

(350 502)

(273 947)

(656 902)

Marge brute

642 815

512 045

1 180 522

Charges de personnel - hors rémunération en actions

(440 460)

(409 917)

(824 709)

Charges de personnel - rémunération en actions *

(5 885)

(3 397)

(8 730)

Charges générales d'exploitation

(83 034)

(91 324)

(173 639)

Autres charges et produits opérationnels

(4 447)

17 642

16 408

Marge opérationnelle

108 988

25 049

189 852

Dotations aux amortissements des incorporels liés aux acquisitions *

(2 531)

(2 715)

(5 409)

Autres charges et produits non courants*

671

(7 085)

(6 153)

Quote-part dans les résultats des entreprises associées

(327)

(378)

(711)

Résultat opérationnel

106 801

14 872

177 579

Charges de financement

(7 008)

(11 582)

(20 576)

Autres charges et produits financiers *

(3 724)

(3 908)

(8 131)

Résultat net avant impôts

96 069

(618)

148 872

Impôts - hors impôts différés sur amortissement du goodwill

(21 531)

621

(35 462)

Impôts différés sur amortissement du goodwill *

(1 641)

(464)

(3 457)

Impôt sur les résultats

(23 172)

157

(38 919)

Résultat net

72 897

(461)

109 953

Dont part du Groupe

71 987

1 276

109 498

Dont part des participations ne conférant pas le contrôle

910

(1 737)

455

Résultat net part du Groupe par action de base (en euros)

1,63

0.03

2,49

Résultat net part du Groupe par action dilué (en euros)

1,59

0.03

2,43


Résultat net ajusté *

82 143

11 208

130 166

Dont Part du Groupe

81 404

12 776

129 612

Dont Part des participations ne conférant pas le contrôle

740

(1 568)

554

Résultat net ajusté, part du groupe par action

1,84

0.29

2.94

Résultat net ajusté dilué, part du groupe par action

1,80

0.28

2.88

* ajusté des éléments non monétaires liés à l’IFRS 2 (rémunération en actions), de l’amortissement des incorporels liés aux acquisitions (relations clients), des impôts différés passifs relatifs aux goodwills dont l’amortissement est déductible dans certains pays et de l’impact net d’impôts des autres produits et charges non courants et impacts non monétaires sur variations de puts en autres charges et produits financiers.

État de la situation financière
Comptes semestriels au 30 juin 2021

en milliers d'euros

30/06/2021

30/06/2020

31/12/2020

ACTIF

Goodwills

1 296 426

1 300 932

1 249 331

Droit d’utilisation de l’actif

121 191

141 614

125 270

Autres immobilisations incorporelles

96 119

90 256

88 849

Immobilisations corporelles

28 282

35 977

30 953

Participation dans les entreprises associées

2 686

1 788

1 856

Autres actifs financiers non courants

54 023

46 200

51 139

Impôts différés actifs

15 678

36 630

28 839

Actifs non courants

1 614 404

1 653 398

1 576 238

Clients et comptes rattachés

358 673

292 116

456 113

Actifs sur contrats

184 041

169 936

136 365

Impôts courants

39 842

15 450

12 511

Autres actifs courants

73 928

98 624

76 089

Instruments financiers dérivés

(1 287)

368

404

Trésorerie et équivalents de trésorerie

301 041

306 885

215 951

Actifs courants

956 238

883 380

897 433

TOTAL ACTIF

2 570 642

2 536 778

2 473 670

en milliers d'euros

30/06/2021

30/06/2020

31/12/2020

PASSIF

Capital

11 109

11 109

11 109

Primes d'émission

514 068

515 873

515 854

Actions propres

(445)

(10 342)

(9 738)

Ecarts de conversion

(149 133)

(136 277)

(185 192)

Autres réserves

728 997

655 715

662 277

Résultat net – part du groupe

71 987

1 276

109 498

Capitaux propres - part du Groupe

1 176 583

1 037 354

1 103 809

Participations ne conférant pas le contrôle

19 246

18 278

18 157

Capitaux propres

1 195 829

1 055 631

1 121 966

Emprunts et autres passifs financiers non courants

396 093

562 388

393 654

Dettes non courantes sur contrats de location

101 056

122 311

107 250

Provisions non courantes

2 143

783

1 743

Provisions pour retraites

33 631

34 102

32 862

Impôts différés passifs

78 272

70 384

60 503

Autres passifs non courants

26 318

21 233

23 660

Passifs non courants

637 515

811 201

619 673

Fournisseurs et comptes rattachés

272 542

232 973

292 382

Emprunts et autres passifs financiers courants

175 407

185 851

169 250

Dettes courantes sur contrats de location

36 360

39 977

36 913

Impôts courants

4 470

9 456

22 239

Provisions courantes

7 651

7 553

7 073

Passifs sur contrats

40 049

36 317

39 513

Autres passifs courants

200 819

157 819

164 661

Passifs courants

737 298

669 946

732 031

TOTAL PASSIF

2 570 642

2 536 778

2 473 670

État des flux de trésorerie consolidés
Comptes semestriels au 30 juin 2021

en milliers d'euros

30/06/2021

30/06/2020

31/12/2020

OPERATIONS D'EXPLOITATION

RESULTAT NET

72 897

(461)

109 953

Eléments sans incidence sur la capacité d'autofinancement

Amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles

38 286

39 930

78 232

Résultat net des sociétés mises en équivalence, nets des dividendes reçus

327

378

711

Moins-value (plus-value) sur cessions d'actifs

(26)

121

152

Variation nette des provisions

1 641

525

1 642

Rémunération en actions

5 351

3 269

8 458

Autres produits et charges calculés

(655)

538

(1 669)

Frais d'acquisition de sociétés consolidées

323

615

770

Charge de financement

8 816

13 892

24 918

Charge d'impôt

23 172

(157)

38 919

CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT AVANT CHARGES DE FINANCEMENT ET IMPOT

150 132

58 651

262 085

Variation du besoin en fonds de roulement

32 058

167 318

134 594

Impôts payés

(45 174)

(13 823)

(27 761)

FLUX DE TRESORERIE PROVENANT DE L'EXPLOITATION

137 017

212 146

368 919

OPERATIONS D'INVESTISSEMENT

Acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles

(19 112)

(20 401)

(35 069)

Produits des cessions d'actifs corporels et incorporels

49

22

285

Augmentation / (diminution) d'immobilisations financières

(1 270)

(62)

(713)

Acquisitions de sociétés et d'activités consolidés nettes de trésorerie acquise

(8 792)

(12 462)

(13 230)

FLUX DE TRESORERIE AFFECTES AUX OPERATIONS D'INVESTISSEMENT

(29 124)

(32 902)

(48 727)

OPERATIONS DE FINANCEMENT

Augmentation / (Réduction) de capital

-

-

-

(Achats) / Ventes nets d'actions propres

(689)

1 781

2 542

Augmentation des emprunts à long terme

-

-

78 406

Diminution des emprunts à long terme

(102)

(79)

(245 176)

Augmentation des emprunts à long terme à des sociétés associées

-

(2 904)

(8 481)

Augmentation / (diminution) des découverts bancaires

366

(851)

464

Remboursement net des dettes locatives

(19 808)

(21 147)

(41 671)

Intérêts financiers nets payés

(1 973)

(6 388)

(22 164)

Intérêts nets payés sur obligations locatives

(1 865)

(2 369)

(4 455)

Rachats de participations ne conférant pas le contrôle

(956)

(147)

(164)

Dividendes versés aux actionnaires de la société mère

-

-

(19 771)

Dividendes versés aux participations ne conférant pas le contrôle des sociétés intégrées

-

-

-

FLUX DE TRESORERIE PROVENANT DES OPERATIONS DE FINANCEMENT

(25 028)

(32 103)

(260 469)

VARIATION NETTE DE LA TRESORERIE

82 864

147 141

59 722

Incidence des variations des cours des devises sur la trésorerie

2 215

(5 691)

(9 207)

TRESORERIE A L’OUVERTURE

215 951

165 436

165 436

TRESORERIE A LA CLOTURE

301 041

306 885

215 951

Pièce jointe


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