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Atos: les créanciers et les banques ont fait une offre commune de refinancement

Le siège d'Atos à Bezons, dans le Val-d'Oise, le 28 avril 2024 (Ludovic MARIN)
Le siège d'Atos à Bezons, dans le Val-d'Oise, le 28 avril 2024 (Ludovic MARIN)

Les créanciers et les banques du géant informatique français en difficulté Atos ont fait parvenir une offre commune de refinancement au groupe, lesté par une lourde dette et en manque d'argent frais pour maintenir son activité, a indiqué samedi à l'AFP une source proche du dossier.

L'ex-fleuron de la "French Tech", qui doit être l'un des piliers technologiques des Jeux de Paris cet été, avait annoncé lundi avoir besoin de 1,1 milliard d'euros de liquidités pour son activité en 2024-2025 et vouloir réduire de 3,2 milliards d'euros sa dette brute, qui avoisine les 5 milliards.

Il avait fixé jusqu'à vendredi à ses créanciers pour lui soumettre des propositions de refinancement.

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"Les banques et les obligataires (créanciers, NDLR) ont bien déposé une offre commune", a annoncé à l'AFP une source proche des détenteurs de dette obligataire d'Atos, ajoutant qu'ils "supportaient le groupe et apportaient les liquidités nécessaires à ce dernier".

Selon la même source, cette proposition commune "peut être parfaitement compatible" avec l'arrivée d'un investisseur de référence, s'il "s'inscrit dans l'offre des créanciers".

Aucun autre détail sur cette offre, révélée par La Tribune, n'a pour le moment été dévoilé.

Contacté par l'AFP, Atos n'avait pas réagi dans l'immédiat.

L’État s'était lui manifesté le week-end dernier en envoyant une lettre d'intention au groupe, afin de lui signifier son intérêt pour ses activités souveraines, une initiative qu'Atos avait dit accueillir avec "satisfaction".

Les activités visées par l'exécutif recouvrent, entre autres, des supercalculateurs utilisés pour la dissuasion nucléaire et des produits de cybersécurité. Bercy avait également fait savoir que le gouvernement souhaitait rallier à sa démarche d'autres acteurs français.

Son appel a été entendu par l'entreprise française Chapsvision, spécialiste de l'analyse de données, qui est entrée dans le dossier vendredi en se disant intéressée par certaines des activités visées par l’État, notamment la branche MCS qui comprend par exemple le système de sécurisation des réseaux de communication à bord des avions Rafale "F4" de Dassault.

Mardi, Thales avait aussi laissé entendre que les mêmes activités pouvaient l'intéresser.

mch/fbe/LyS