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Ces inquiétantes projections sur la dette publique

Par Marc Vignaud
·1 min de lecture
Bruno Le Maire espère pouvoir faire baisser la dette grâce aux réformes et à la croissance. 
Bruno Le Maire espère pouvoir faire baisser la dette grâce aux réformes et à la croissance.

« Il n'y aura pas d'augmentation d'impôts. » Cette ligne de conduite, martelée par le gouvernement, sera très difficile (si ce n'est impossible) à tenir après 2022. Sauf à laisser la dette publique, qui devrait déjà atteindre 117,5 % du PIB à la fin de l'année sous l'effet de la crise du coronavirus, exploser. Tel est l'enseignement de l'expert des finances publiques François Ecalle, magistrat de la Cour des comptes en disponibilité, dans son dernier billet sur son site spécialisé Fipeco. L'homme n'est pas n'importe qui puisque c'est lui qui a supervisé pendant des années le rapport annuel sur les perspectives des finances publiques de la Cour des comptes, une référence.

Sa démonstration est limpide. François Ecalle présente l'évolution du déficit et de la dette publics jusqu'à 2030 dans le cas où il n'y aurait aucune augmentation d'impôts. Pour cela, il s'appuie sur plusieurs scénarios de croissance et d'évolution des dépenses publiques entre 2025 et 2030, quand s'arrêtent les prévisions du gouvernement. Le résultat fait froid dans le dos.

Lire aussi Le difficile cantonnement de la « dette Covid-19 »

Un seul scénario, le A, permet d'équilibrer les comptes et de faire baisser fermement la dette à l'horizon 2030, à 106 %. Mais il est « peu probable », souligne le spécialiste. Il faudrait que la croissance économique moyenne annuelle atteigne 1,4 %. Il supposerait surtout une quasi-stabilité des dépenses publiques (+ 0,3 % en volume, c'est-à-dire en plus de l'a [...] Lire la suite