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CREDIT AGRICOLE SA : RESULTATS T3-21 et 9M-21 du Crédit Agricole

·122 min de lecture

RESULTATS T3-21 et 9M-21 du Crédit Agricole

Résultats sur 9 mois aux plus hauts historiques dans la continuité. Débouclage total du switch

GROUPE CRÉDIT AGRICOLE

CRÉDIT AGRICOLE S.A.

Publié

Sous-jacent

Publié

Sous-jacent

RNPG 9M

6 746 m€
+62,2% 9M/9M

6 201 m€
+31,9% 9M/9M

4 416 m€
+71,9% 9M/9M

3 962 m€
+37,9% 9M/9M

RNPG T3

2 222 m€
+25,7% T3/T3

2 235 m€
+15,6% T3/T3

1 402 m€
+43,5% T3/T3

1 414 m€
+26,7% T3/T3

Revenus

8 969 m€
+5,9% T3/T3

8 972 m€
+6,1% T3/T3

5 531 m€
+7,4% T3/T3

5 535 m€
+7,6% T3/T3

Charges hors FRU

- 5 452 m€
+7,0% T3/T3

- 5 438 m€
+6,8% T3/T3

- 3 259 m€
+9,0% T3/T3

- 3 245 m€
+8,6% T3/T3

Résultat Brut d’Exploitation

3 516 m€
+4,3% T3/T3

3 535 m€
+5,0% T3/T3

2 272 m€
+5,2% T3/T3

2 290 m€
+6,2% T3/T3

Coût du risque

-403 m€
-32,3% T3/T3

-403 m€
-32,3% T3/T3

-56,1% T3/T3

-266 m€
-54,0% T3/T3

Coex (hors FRU)

60,8%
+0,6 pp T3/T3

60,6%
+0,4 pp T3/T3

58,9%
+0,9 pp T3/T3

58,6%
+0,5 pp T3/T3

RESULTATS CRÉDIT AGRICOLE S.A. TIRÉS PAR LA HAUSSE DES REVENUS
Résultat publié +43,5% T3/T3 à 1 402 m€ +71,9% 9M/9M à 4 416 m€
Résultat sous-jacent: +26,7% T3/T3 à 1 414 m€; +37,9% 9M/9M à 3 962 m€

Activité dynamique, +1 311 000 nouveaux clients banque de proximité sur 9M-21
Revenus +4,4% T3/T3, +7,3% 9M/9M à périmètre constant1, +9,1% T3/T3-2019
Charges +3,8% T3/T3, +3,4% 9M/9M à périmètre constant1, +7,3% T3/T3-2019
Résultat brut d’exploitation + 5,3% T3/T3, +13,0% 9M/9M périmètre constant1, + 11,9% T3/T3-19
Coefficient d’exploitation 57,2% sur 9M-21, cible PMT atteinte
Coût du risque sur encours 24 pb (trimestre annualisé), taux de couverture en hausse

RENTABILITE ET SOLIDITE PARMI LES PLUS ELEVEES DU SECTEUR EN EUROPE

GROUPE CRÉDIT AGRICOLE

CRÉDIT AGRICOLE S.A.

CET1 phasé

17,4%

+ 10 pb sept/juin

12,7%

+10 bp sept/juin

+8,5 pp au-dessus du SREP

+4,8 pp au-dessus du SREP

ROTE 9M-21 13,1%1


[1] Pour le calcul du périmètre constant entités exclues de 2021 : Creval, CA Serbie, Bank of China, Fund Channel, Anatec, Sabadell, CACF NL, So You, Kas Bank ; entités exclues de 2020 : CA serbie, Via Vita, IWM Miami et Brésil, CACF NL ; entités exclues de 2019 : CA serbie, CA Roumanie, Via Vita, IWM Miami et Brésil, CACF NL
[2] ROTE sous-jacent calculé sur la base d’un RNPG sous-jacent annualisé et de charges IFRIC linéarisées sur l’année
[3] Estimé sur la base du niveau CET1 et emplois pondérés à fin septembre 2021; l’impact sera comptabilisé au T4-21


REMUNÉRATION ATTRACTIVE POUR LES ACTIONNAIRES DANS LA DURÉE

21/09/21 : finalisation de la première tranche de rachat d’actions pour 559 m€
05/10/21 : lancement de la seconde tranche de rachat d’actions pour 500 m€
16/11/21 : débouclage total du switch (impact CET1 -60 pb3, RNPG +104 m€ en année pleine)
La politique de distribution de dividende de 50% en numéraire aura été respectée en cumul sur la durée du PMT
FORCE DU MODELE DE BANQUE UNIVERSELLE DE PROXIMITE

Un potentiel de croissance organique sans cesse renouvelé, amplifié par des acquisitions et partenariats, et le lancement de nouvelles activités

Lancement de CA Mobility, offre CACF/CAL&F de location longue durée automobile en France
Acquisition d’Olinn par CAL&F pour étendre l’offre aux services de gestion des équipements pros Lancement du leasing en Allemagne

Depuis 2019 : acquisition de Credito Valtellinese, KAS Bank, GNB Seguros, Sabadell AM; création de Amundi Technologies, et de la Joint Venture Amundi – Bank of China; partenariats signés avec Banca Sabadell, Abanca ; développement d’Azqore.

ENGAGEMENTS POUR LE CLIMAT

GROUPE CRÉDIT AGRICOLE

CRÉDIT AGRICOLE S.A.

(Net Zero Banking Alliance, Net Zero Asset Owners’ Alliance)



CACIB : +60% exposition aux énergies non carbonées à 2025
Amundi : +20 Mds€ d’investissements fonds avec objectif d’impact à 2025
CAA : X2 investissements dans les installations énergie renouvelable à 2025
CACIB : -20% financement de la production de pétrole à 2025

Dominique Lefebvre,
Président de la SAS Rue La Boétie et Président du Conseil d’administration de Crédit Agricole S.A.

«Le Groupe, s’appuyant sur sa raison d’être et sur sa solidité, veut rendre possible un nouveau modèle de prospérité porteur de progrès pour tous. Nous présenterons les engagements sociétaux pour le climat, l’agriculture et l’agro-alimentaire, et la cohésion sociale le 1er décembre 2021»

Philippe Brassac,
Directeur général de Crédit Agricole S.A.

« Nous présentons d’excellents résultats, aux plus hauts historiques, dans la continuité des trimestres précédents. L’activité est dynamique, portée notamment par l’efficacité des mesures publiques. Le modèle de banque universelle de proximité du Groupe permet des revenus en croissance régulière, et une rentabilité parmi les plus élevées du secteur en Europe »

Groupe Crédit Agricole

Activité du Groupe

L’activité commerciale a été dynamique dans les métiers du Groupe ce trimestre, reflétant la force du modèle de banque universelle de proximité. Ainsi, la conquête brute a été très forte. Sur les neuf premiers mois 2021, le Groupe enregistre +1 311 000 nouveaux clients en banque de proximité, dont 1 202 000 clients en France (934 000 clients dans les Caisses régionales) et 109 000 clients en Italie, et le fonds de commerce continue de progresser (+245 000 clients en banque de proximité). Au troisième trimestre 2021, le Groupe a conquis +405 000 nouveaux clients en banque de proximité, dont 374 000 clients en France (287 000 clients dans les Caisses régionales) et 32 000 clients en Italie, et le fonds de commerce a également progressé (+82 000 clients). Par ailleurs, la production de crédits en banque de proximité en France progresse sensiblement, de +5,2%4 par rapport au troisième trimestre 2019, dont +14,5%4 pour les Caisses régionales et +45,5%5 pour LCL. Par ailleurs, le chiffre d’affaires en assurances dommages est en forte hausse (+15,0% depuis le troisième trimestre 2019) tandis que les réalisations de crédit à la consommation demeurent stables par rapport à la même période. Enfin, les taux d’équipement des Caisses régionales, de LCL et de CA Italia progressent sensiblement depuis fin 2019 (respectivement +2,0 point de pourcentage, +1,5 point de pourcentage et +3,4 point de pourcentage) et depuis fin 2018 (respectivement +6,5 point de pourcentage, +2,8 point de pourcentage et +5,1 point de pourcentage) pour s’établir au 30 septembre 2020 à respectivement 42,7%, 26,5% et 18,8%.

Le potentiel de croissance organique lié au modèle de banque universel de proximité, sans cesse renouvelé, a été complété depuis le début de l’année par des acquisitions et partenariats porteurs de croissance future pour la banque universelle :

  • Credito Valtellinese : succès le 23 avril 2021 de l’offre publique d’achat sur CreVal permettant au Groupe de construire un Groupe bancaire de référence en Italie ; consolidation au deuxième trimestre 2021

  • Lyxor : acquisition permettant à Amundi de devenir le leader européen de la gestion ETF. Finalisation de l’opération prévue pour la fin de l’année 2021;

  • Olinn : Crédit Agricole Leasing and Factoring a annoncé ce trimestre cette acquisition visant à étendre son offre aux services de gestion des équipements professionnels ;

Ce potentiel de croissance est également complété par le lancement de nouvelles activités :

  • Azqore, filiale d’Indosuez Wealth Management, a signé avec Société Générale, en janvier 2021, un accord relatif à l’exécution des opérations de back-office et d’une grande partie des services informatiques de la banque privée Société Générale à l’international

  • Amundi Technologies, une ligne métier de services technologiques créé par Amundi en 2020 avec un objectif de 150 millions d’euros de revenus en 2025 ;

  • CA Mobility, lancement ce trimestre en France d’une offre conjointe, entre CACF et CAL&F, de location longue durée d’automobiles, pour les particuliers et les PME.

  • Lancement ce trimestre d’une activité de leasing en Allemagne, via la création d’une marketplace.

Résultats du Groupe

Au troisième trimestre 2021, le résultat net part du Groupe publié du Groupe Crédit Agricole ressort à 2 222 millions d’euros, contre 1 769 millions d’euros au troisième trimestre 2020, soit une croissance de +25,7%. Les éléments spécifiques de ce trimestre ont eu un effet net négatif de -12 millions d’euros sur le résultat net part du Groupe.

Les éléments spécifiques de ce trimestre comprennent les éléments de volatilité comptable récurrents en produit net bancaire, à savoir le DVA (Debt Valuation Adjustment, soit les gains et pertes sur instruments financiers liés aux variations du spread émetteur du Groupe) pour +3 millions d’euros en résultat net part du Groupe, la couverture de portefeuille de prêts en Grandes Clientèles pour -4 millions d’euros en résultat net part du Groupe. A ces éléments récurrents, s’ajoutent les éléments suivants : le déclassement de la Serbie en actifs en cours de cession (impact PNB de -2 millions d’euros, charges de -1 million d’euros, résultat net d’actifs en cours de cession de -1 million d’euros soit un impact total en résultat net part du Groupe de -4 millions d’euros), les frais d’intégration de CreVal (-9 millions d’euros en charges d’exploitation, -4 millions d’euros en résultat net part du groupe), les provisions pour frais de restructuration dans le cadre du projet Turbo chez CACEIS (-5 millions d’euros en charges, - 3 millions d’euros en résultat net part du groupe).

Les éléments spécifiques du troisième trimestre 2020 s’élevaient à -165 millions d’euros en impact résultat net part du Groupe, et comprenaient le déclassement d’entités en cours de cession (CACF NL, Bankoa, Nacarat) pour un total de -170 millions d’euros sur le résultat net part du groupe, les coûts d’intégration des entités acquises récemment par CACEIS (Kas Bank et Santander Securities Services) pour -2 millions d’euros en résultat net part du Groupe, et les éléments de volatilité comptable récurrents avec un effet net positif de +7 millions d’euros en résultat net part du Groupe.

Hors ces éléments spécifiques, le résultat net part du Groupe sous-jacent6 du Groupe Crédit Agricole au troisième trimestre 2021 atteint 2 335 millions d’euros, en hausse de +15,6% sur un an. La hausse du résultat net part du groupe sous-jacent trimestrielle est de +301 millions d’euros, portée par la hausse du résultat brut d’exploitation trimestrielle pour 167 millions d’euros, ainsi que par l’effet positif de la réduction du coût du risque de +193 millions d’euros.

Résultats consolidés du Groupe Crédit Agricole au T3-2021 et au T3-2020

En m€

T3-21
publié

Eléments spécifiques

T3-21
sous-jacent

T3-20
publié

Eléments spécifiques

T3-20
sous-jacent

T3/T3
publié

T3/T3
sous-jacent

Produit net bancaire

8 969

(4)

8 972

8 468

8

8 460

+5,9%

+6,1%

Charges d'exploitation hors FRU

(5 452)

(15)

(5 438)

(5 096)

(4)

(5 093)

+7,0%

+6,8%

FRU

-

-

-

-

-

-

ns

ns

Résultat brut d'exploitation

3 516

(18)

3 535

3 372

4

3 368

+4,3%

+5,0%

Coût du risque de crédit

(403)

-

(403)

(596)

0

(596)

(32,3%)

(32,3%)

Sociétés mises en équivalence

107

-

107

88

-

88

+22,2%

+22,2%

Gains ou pertes sur autres actifs

(14)

1

(15)

(6)

-

(6)

x 2,4

x 2,6

Variation de valeur des écarts d'acquisition

(2)

-

(2)

-

-

-

ns

ns

Résultat avant impôt

3 205

(17)

3 222

2 858

4

2 854

+12,1%

+12,9%

Impôt

(792)

5

(797)

(743)

(0)

(742)

+6,6%

+7,3%

Rés. net des activ. arrêtées ou en cours de cession

(3)

(1)

(1)

(170)

(170)

(0)

(98,4%)

x 3,8

Résultat net

2 410

(14)

2 424

1 945

(166)

2 111

+23,9%

+14,8%

Intérêts minoritaires

(187)

2

(189)

(177)

1

(177)

+6,1%

+6,7%

Résultat net part du Groupe

2 222

(12)

2 235

1 769

(165)

1 934

+25,7%

+15,6%

Coefficient d'exploitation hors FRU (%)

60,8%

60,6%

60,2%

60,2%

+0,6 pp

+0,4 pp

Au troisième trimestre 2021, le produit net bancaire sous-jacent est en hausse de +6,1% par rapport au troisième trimestre 2020, à 8 972 millions d'euros, grâce à une activité soutenue dans tous les métiers. A périmètre constant17, le produit net bancaire sous-jacent est en hausse de +3,9% par rapport au troisième trimestre 2020 et de +6,1% par rapport au troisième trimestre 2019. Le pôle Gestion d’épargne et Assurance affiche un très bon niveau de croissance de ses revenus à +10,7% (+152 millions d’euros), porté par des commissions de gestion dynamiques grâce notamment à des conditions de marché favorables. En assurances, les revenus financiers très élevés notamment suite à des cessions de titres à taux réduit ont permis une dotation de la PPE, dans le cadre de la gestion prudente de la marge financière. Les revenus du pôle Grande Clientèle sont en retrait de -2,3% par rapport au troisième trimestre 2020 (-37 millions d’euros), les revenus en banque de marché se normalisant dans un contexte de faible volatilité. Cet effet a été partiellement compensé par une forte croissance des revenus en financements structurés et banque commerciale et des commissions des Services financiers aux institutionnels bénéficiant d’un effet marché favorable. Les revenus des Services Financiers Spécialisés croissent de +13,8% (intégrant le reclassement de CACF NL hors des activités en cours de cession8), soit +5,5% à périmètre constant, CACF affichant son meilleur résultat trimestriel depuis deux ans et CALF bénéficiant d’une activité dynamique en leasing et factoring. En Banque de proximité en France, les Caisses régionales enregistrent une hausse des revenus de +3,0%, par rapport au troisième trimestre 2020, et LCL de +5,1%. En Banque de Proximité à l’International, CA Italia enregistre une forte croissance de ses revenus ce trimestre (+32,6% et +1,1% hors effet périmètre lié à la consolidation depuis le deuxième trimestre 2021 de Credito Valtellinese9), grâce à un fort dynamisme des commissions sur l’épargne gérée et les assurances. La Banque de Proximité à l’International hors Italie enregistre une reprise des revenus de +4,8% (+27% hors Serbie, l’entité ayant été reclassée ce trimestre en actifs en cours de cession), portés notamment par le dynamisme de CA Pologne et CA Ukraine.

Les charges d’exploitation sous-jacentes hors contribution au fonds de résolution unique (FRU) sont en hausse de +6,8% au troisième trimestre 2021 par rapport au troisième trimestre 2020, pour s’établir à 5 438 millions d’euros. Tous les pôles affichent une hausse des charges liée tout d’abord à un effet périmètre. Hors cet effet7, elles croissent de +3,7% par rapport au troisième trimestre 2020 et de +2,0% par rapport au troisième trimestre 2019. Le pôle Banques de proximité en France affiche une hausse de +1,8% des charges par rapport au troisième trimestre 2020 à 2 712 millions d’euros, expliquée notamment par la hausse de l’intéressement et de la participation. Le pôle Banque de proximité à l’international affiche une hausse des charges de +20,5% suite à l’intégration de Creval et des charges stables à périmètre constant. Les Services financiers spécialisés affichent une hausse de +28,2%, et de + 5,2% hors CACF NL. Les charges augmentent de façon modérée sur la période dans le pôle Grandes clientèles à hauteur de +3,3% (+28 millions d’euros) en lien avec les investissements et l’évolution des effectifs pour accompagner la croissance de l’activité. Le pôle Gestion de l’épargne et Assurances voit ses charges augmenter de +12,1%, en lien avec un effet périmètre (intégration de Sabadell AM, la création de Amundi Bank of China et Fund Channel) et la poursuite des investissements, notamment pour le développement de Amundi Technologies.

Au global, le Groupe affiche une stabilité du coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU à +0,4 point de pourcentage, celui-ci s’établissant à 60,6% sur le troisième trimestre 2021.

Le résultat brut d’exploitation sous-jacent affiche donc une hausse de +5,0% à 3 535 millions d’euros par rapport au troisième trimestre 2020. A périmètre constant1, le résultat brut d’exploitation hors FRU croit de +4,2% par rapport au troisième trimestre 2020, et +12,8% par rapport au troisième trimestre 2019.

Le coût du risque de crédit est en baisse, à -403 millions d’euros (dont -116 millions d’euros de coût du risque sur encours sains (niveau 1 et 2), et -287 millions d’euros de coût du risque de niveau 3) contre -596 millions d’euros au troisième trimestre 2020, et -445 millions d’euros au deuxième trimestre 2021, soit respectivement une baisse de -32% par rapport au troisième trimestre 2020, et de -9% par rapport au deuxième trimestre 2021. Le coût du risque sur encours sains est en baisse de -51% en comparaison au deuxième trimestre 2021, une tendance qui s’observe au niveau de tous les pôles à l’exception de LCL (du fait de l’évolution du portefeuille) ; et qui est marquée au niveau des Caisses Régionales (-59% de baisse du coût du risque sur encours sains, à -88 millions d’euros au troisième trimestre 2021 contre -214 millions au deuxième trimestre 2021). Le provisionnement pour coût du risque avéré est en hausse de +67% à -287 millions d’euros au troisième trimestre 2021 contre -172 au deuxième trimestre 2021. Il demeure toutefois en baisse par rapport au troisième trimestre 2020 de -33%. L’augmentation par rapport au deuxième trimestre 2021 est notoire au niveau des Caisses Régionales (une dotation de -52 millions d’euros contre une reprise de +27 millions d’euros lors du trimestre précédent) et au niveau de de la Banque de Financement (une dotation de -20 millions d’euros contre une reprise de +13 millions d’euros au trimestre précédent). La qualité des actifs demeure satisfaisante : le taux de créances douteuses est à 2,2% à fin septembre 2021, en légère baisse de 0,1 point de pourcentage par rapport à juin 2021 ; et le taux de couverture s’améliore de +1,6 point de pourcentage et s’élève à 87,1% à fin septembre 2021. Le stock de provisions atteint 20,4 milliards d’euros à fin septembre 2021, dont 35% portent sur les encours sains (niveau 1 & 2). Le stock de provisions est en légère hausse de +0,1 milliard d’euros par rapport à juin 2021, le contexte et les incertitudes liées à la conjoncture économique mondiale ont été pris en compte, en intégrant les effets attendus des mesures de soutien. Les niveaux de provisionnement ont été en effet déterminés en tenant compte de plusieurs scénarios économiques pondérés, et en appliquant des ajustements forfaitaires sur les portefeuilles de la banque de proximité et compléments spécifiques sur des clients de secteurs sensibles. Plusieurs scénarios économiques pondérés ont été utilisés pour définir le provisionnement des encours sains. Ils ont été mis à jour depuis la publication du document d’enregistrement universel de 2020, et incluent un scénario plus favorable (PIB à +5,9% en France en 2021, +5,3% en 2022) et un scénario moins favorable (PIB à +2,7% en France en 2021 et +3,3% en 2022). Ils n’ont pas fait l’objet d’une mise à jour au troisième trimestre 2021.

Le coût du risque sur encours10 sur quatre trimestres glissants poursuit sa normalisation et atteint 23 points de base (en baisse de -2 points de base par rapport au deuxième trimestres 2021). Il atteint 16 points de base en vision trimestrielle annualisée11 (contre 18 points de base au deuxième trimestre 2021).

Le résultat avant impôt sous-jacent s’établit à 3 222 millions d'euros, en hausse de +12,9% par rapport au troisième trimestre 2020. Outre les variations explicitées ci-dessus, le résultat avant impôt sous-jacent intègre la contribution des sociétés mises en équivalence pour 107 millions d’euros (en hausse de +22,2% portés par les bonnes performances des entités mises en équivalence chez Amundi et CACF) ainsi que le résultat net sur autres actifs qui atteint -15 millions ce trimestre, contre -6 millions d’euros au troisième trimestre 2020. La charge d’impôt sous-jacente est en hausse de +7,3% sur la période, sous l’effet de la hausse du résultat avant impôt sous-jacent, compensé par un taux d’impôt sous-jacent ressortant à 25,6%, en diminution par rapport au troisième trimestre 2020 (26,8%). Au demeurant, le taux d’impôt est toujours peu représentatif en vision trimestrielle. Le résultat net sous-jacent avant déduction des minoritaires est en hausse de +14,8%, pour s’établir à 2 424 millions d’euros. Les intérêts minoritaires augmentent de +6,7%. Enfin, le résultat net part du Groupe sous-jacent, à 2 235 millions d’euros, ressort en hausse significative par rapport au troisième trimestre 2020 (+15,6%).

Résultats consolidés du Groupe Crédit Agricole au 9M-2021 et au 9M-2020

En m€

9M-21
publié

Eléments spécifiques

9M-21
sous-jacent

9M-20
publié

Eléments spécifiques

9M-20
sous-jacent

9M/9M
publié

9M/9M
sous-jacent

Produit net bancaire

27 322

(28)

27 350

24 930

(444)

25 375

+9,6%

+7,8%

Charges d'exploitation hors FRU

(16 493)

(50)

(16 443)

(15 680)

(78)

(15 602)

+5,2%

+5,4%

FRU

(479)

185

(664)

(562)

-

(562)

(14,7%)

+18,2%

Résultat brut d'exploitation

10 350

106

10 244

8 688

(523)

9 211

+19,1%

+11,2%

Coût du risque de crédit

(1 410)

(25)

(1 385)

(2 733)

-

(2 733)

(48,4%)

(49,3%)

Sociétés mises en équivalence

299

5

294

256

-

256

+17,0%

+15,0%

Gains ou pertes sur autres actifs

(37)

(15)

(22)

78

-

78

ns

ns

Variation de valeur des écarts d'acquisition

378

378

0

(3)

-

(3)

ns

ns

Résultat avant impôt

9 580

449

9 131

6 286

(523)

6 809

+52,4%

+34,1%

Impôt

(2 193)

179

(2 372)

(1 531)

148

(1 679)

+43,2%

+41,2%

Rés. net des activ. arrêtées ou en cours de cession

2

3

(1)

(171)

(170)

(1)

ns

+39,1%

Résultat net

7 389

631

6 758

4 584

(545)

5 128

+61,2%

+31,8%

Intérêts minoritaires

(642)

(86)

(556)

(424)

4

(428)

+51,5%

+30,0%

Résultat net part du Groupe

6 746

545

6 201

4 159

(541)

4 700

+62,2%

+31,9%

Coefficient d'exploitation hors FRU (%)

60,4%

60,1%

62,9%

61,5%

-2,5 pp

-1,4 pp

Sur l’ensemble des neuf premiers mois 2021, le résultat net part du Groupe publié est de 6746 millions d'euros, contre 4 159 millions d'euros sur les neuf premiers mois 2020, soit une hausse de +62,2%.

Les éléments spécifiques pour les neuf premiers 2021 ont eu un effet positif de +545 millions d’euros sur le résultat net part du Groupe publié. S’ajoutant aux éléments du troisième trimestre déjà mentionnés supra, les éléments du premier semestre 2021 avaient eu un impact positif de +557 millions d'euros et correspondaient également aux éléments de volatilité comptable récurrents, à savoir le DVA pour +1 million d'euros, les couvertures de portefeuilles de prêts en Grandes clientèles pour -11 millions d'euros et les variations de la provision Epargne Logement pour -6 millions d’euros ainsi que le trop versé des contributions au titre du FRU sur les exercices à 2016 à 2020 pour +185 millions d’euros. A ces éléments récurrents, s’ajoutaient les éléments spécifiques du premiers semestre 2021 suivants : l’enregistrement d’un badwill net provisoire sur Creval pour +321 millions d’euros en résultat net part du Groupe, les frais d’acquisition de Creval pour -9 millions d’euros, un provisionnement complémentaire des encours sains des créances Creval pour -21 millions d’euros, des gains Affrancamento au sein des métiers Gestion de l’épargne et de l’assurance, Banque de proximité à l’international et Services financiers spécialisés pour un total de de +116 millions d’euros, les coûts de transformation liés au projet Réseau LCL Nouvelle Génération, nouveau regroupement d’agences chez LCL et au projet Turbo, plan de transformation et d’évolution Caceis pour un totale de -18 millions d’euros, les coûts d’intégration de Kas Bank et S3 par CACEIS pour -2 millions d’euros et les projets de cession à Miami et au Brésil au sein du métier Gestion de fortune pour +2 millions d’euros.

Les éléments spécifiques des neuf premiers mois 2020 avaient eu un impact de -541 millions d’euros sur le résultat net part du Groupe.

Hors ces éléments spécifiques, le résultat net part du Groupe sous-jacent ressort à 6 201 millions d'euros, en hausse de +31,9% par rapport aux neuf premiers mois 2020.

Le produit net bancaire sous-jacent augmente de +7,8% par rapport aux neuf premiers mois 2020 et de +6,7% à périmètre constant.

Les charges d’exploitation sous-jacentes hors FRU sont en croissance de +5,4% par rapport aux neuf premiers mois 2020 (+4,2% à périmètre constant7), générant un effet ciseau positif. Le coefficient d’exploitation hors FRU sur le semestre s’établit ainsi à 60,1% en baisse de 1,4 point de pourcentage par rapport à celui des neuf premiers mois 2020. Le résultat brut d’exploitation sous-jacent atteint ainsi 10 244 millions d’euros, en hausse de +11,2% par rapport aux neuf premiers mois 2020 (+10,7% à périmètre constant hors FRU).

Enfin, le coût du risque affiche une baisse significative (-49,3%, à -1385 millions d'euros contre -2733 millions d'euros sur les neuf premiers mois 2020).

Caisses régionales

L’activité des Caisses régionales est dynamique au troisième trimestre 2021. La conquête brute progresse fortement (+934 000 clients depuis le début de l’année), et le fonds de commerce croît de +196 000 clients supplémentaires. Le taux d’équipement en assurances MRH-Auto-Santé12 progresse aussi (+1,2 point de pourcentage par rapport à fin septembre 2020), pour s’établir à 42,7% à fin septembre 2021. Le taux d’utilisation des applications mobiles13 atteint 69,5% et est en hausse de +3,3 points de pourcentage par rapport à septembre 2020 (+7,2 points de pourcentage par rapport à septembre 2019). Les encours de crédits atteignent 588 milliards d’euros à fin septembre 2021 et progressent de +6,3% par rapport à fin septembre 2020 (dont +7,5% sur l’habitat et +6,9% sur les entreprises), portés par des réalisations de crédits dynamiques ce trimestre (+14,5%14 par rapport aux troisième trimestre 2020 dont +15,9%14 sur les marchés spécialisés15). La collecte bilan progresse sensiblement (+7,7% depuis fin septembre 2020), portée par les DAV (+11,8%) et les livrets (+11,6%), tout comme la collecte hors-bilan qui est en hausse de +6,2% depuis la même période (dont +3,6% en assurance-vie). Ainsi, les encours de collecte globale progressent de +7,2% par rapport à fin septembre 2020 pour atteindre 826 milliards d’euros à fin septembre 2021.

Au troisième trimestre 2021, le produit net bancaire sous-jacent des Caisses régionales atteint 3 408 millions d’euros et est en hausse de +3,0% par rapport au troisième trimestre 2020. Cette hausse est portée à la fois par la MNI (+1,7%) et les commissions (+4,6%), dynamiques en assurances et en gestion de comptes/moyens de paiement. Les charges d’exploitation sous-jacentes hors FRU sont maîtrisées (+1,5% sur un an) et s’établissent à 2 146 millions d’euros au troisième trimestre 2021. Ainsi, le coefficient d’exploitation hors FRU sous-jacent s’améliore (-1,0 point de pourcentage par rapport au troisième trimestre 2020) pour s’établir à 63,0% ce trimestre, et le résultat brut d’exploitation sous-jacent est en hausse sur un an (+5,8%). Le coût du risque s’élève à -136 millions d’euros16, en hausse (x6,1) par rapport à un troisième trimestre 2020 faible (22 millions d’euros). Le taux de créances douteuses demeure maîtrisé (1,6% à fin septembre 2021 contre 1,7% à fin juin 2021) et le taux de couverture reste élevé (103,5% à fin septembre 2021 contre 102,3% à fin juin 2021). La contribution des impôts est en baisse ce trimestre par rapport au troisième trimestre 2020 (-15,7%) en lien notamment avec la baisse du taux d’impôt courant. Au final, la contribution des Caisses régionales au résultat net part du Groupe sous-jacent atteint 790 millions d’euros au troisième trimestre 2021, en hausse de +1,9% sur un an.

Sur les neuf premiers mois de l’année 2021, le produit net bancaire sous-jacent atteint 10 415 millions d’euros et progresse de +5,7% par rapport aux neuf premiers mois de 2020. Les charges d’exploitation sous-jacentes hors FRU progressent de +4,0% par rapport aux neuf premiers mois de 2020, essentiellement en raison de la hausse des charges de personnel (notamment l’intéressement et la participation). Ainsi, le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU s’améliore (-1,0 point de pourcentage par rapport aux neuf premiers mois 2020, pour s’établir à 63,8%), et le résultat brut d’exploitation sous-jacent est en forte hausse (+8,4% par rapport aux neuf premiers mois 2020). Le coût du risque sous-jacent diminue de -24,1% depuis les neuf premiers mois 2020 et atteint -476 millions d’euros. Au final, la contribution des Caisses régionales au résultat net part du Groupe sous-jacent atteint 2 186 millions d’euros sur les neuf premiers mois de 2021 et est en forte hausse (+24,2%) par rapport aux neuf premiers mois de 2020.

La performance des autres métiers du Groupe Crédit Agricole est détaillée dans la partie Crédit Agricole S.A. de ce communiqué.

Crédit Agricole S.A.

Activité commerciale dynamique, conquête élevée

  • Dynamisme de la collecte nette moyen long terme (+15,0%), tirée par la gestion active dans toutes les classes d’actifs (+11,1 Mds€), et de la collecte nette assurances (+1,1 Mds€, tiré par les UC : +1,4 Mds€), poursuite de la dynamique de l’activité en assurance-dommages (+5,6% T3/T3) et en protection des personnes (+7,4% T3/T3)

  • Excellente performance de la Banque de financement (+13,0 T3/T3, aussi bien sur les financements structurés que sur la banque commerciale dans un contexte de normalisation des conditions de marché post crise. Position de leader sur les crédits syndiqués (#1 France, #3 EMEA); volume de flux élevés en Services financiers aux institutionnels.

  • Production commerciale au niveau pré-crise chez CACF, activité leasing et factoring forte. Acquisition d’Olinn pour étendre l’offre de CAL&F, lancement de CA Mobility, offre CACF/CAL&F de location longue durée pour les particuliers et PME en France.

  • Forte progression de la production de crédits sur tous les marchés chez LCL (+45,5% T3/T3); dynamique commerciale positive chez CA Italia et intégration de Creval dans le modèle de banque universelle du Groupe. Equipement en assurances dommages en hausse (+2,8 pp chez LCL et +5,1 pp chez CA Italia par rapport à fin 2018)

  • Conquête banque de proximité Crédit Agricole SA sur 9 mois +377 000 clients17

Hausse du résultat sous-jacent (+26,7% T3/T3, +37,9% 9M/9M) tirée par les revenus

  • Résultat publié +43,5% T3/T3 et +71,9% 9M/9M

  • Revenus sous-jacents en hausse (+7,6% T3/T3, et à périmètre constant1 : +4,4% T3/T3 et 7,3% 9M/9M), grâce à une activité soutenue, ainsi qu’à un effet marché favorable en gestion d’actifs ; génération régulière de revenus croissants depuis cinq ans, hausse de la part des commissions dans les revenus.

  • Hausse des charges (+8,6% T3/T3, et à périmètre constant1 : +3,8% T3/T3 et 3,4% 9M/9M). Effet ciseaux positif sur 9M. Hausse des charges hors cet effet liée notamment à la hausse des rémunérations variables en lien avec l’activité, et aux investissements IT.

  • Efficacité opérationnelle : coefficient d’exploitation à 58,6% T3-21 et 57,2% 9M-21, cibles PMT atteintes en gestion d’épargne et assurances, grande clientèle, et chez LCL

  • Hausse du résultat brut d’exploitation (+6,2% T3/T3, et à périmètre constant18 : +5,3% T3/T3 et +13,0% 9M/9M)

  • Taux de créances douteuses stable T3/T2, poursuite de la hausse du taux de couverture. Coût du risque sur encours à 24 pb annualisé.

  • ROTE sous-jacent à 13,1%19 sur 9M-21, bien supérieur, depuis 18 trimestres, à la moyenne des 10 grandes banques européennes publiant leur ROTE

Position de capital très solide, rémunération attractive pour les actionnaires dans la durée

  • CET1 CASA 12,7%, 4,8 pp au-dessus du SREP, +0,1 pp T3/T2; provision pour dividende de 61 centimes sur neuf mois sur la base d’une politique de distribution de 50%.

  • Dernière étape de la simplification de la structure capitalistique de Crédit Agricole S.A.

    • Rappel 01/03/2021 : débouclage de 15% de la garantie switch

    • 21/09/21 : finalisation de la première tranche de rachat d’actions pour 559 m€

    • 05/10/21 : lancement de la seconde tranche de rachat d’actions pour 500 m€

    • 16/11/21 : débouclage total du switch (impact CET1 ~-60 pb, RNPG 104 m€ année pleine)

  • Impact de ces opérations sur 2021 d’environ +1% sur le bénéfice net par actions20

  • La politique de distribution de dividende de 50% en numéraire aura été respectée en cumul sur la durée du PMT

Le Conseil d’administration de Crédit Agricole S.A., réuni sous la présidence de Dominique Lefebvre le
9 novembre 2021, a examiné les comptes du troisième trimestre 2021.

Résultats

Résultats consolidés de Crédit Agricole S.A. au T3-2021 et au T3-2020

En m€

T3-21
publié

Eléments spécifiques

T3-21
sous-jacent

T3-20
publié

Eléments spécifiques

T3-20
sous-jacent

T3/T3
publié

T3/T3
sous-jacent

Produit net bancaire

5 531

(4)

5 535

5 151

8

5 143

+7,4%

+7,6%

Charges d'exploitation hors FRU

(3 259)

(14)

(3 245)

(2 991)

(4)

(2 988)

+9,0%

+8,6%

FRU

-

-

-

-

-

-

ns

ns

Résultat brut d'exploitation

2 272

(18)

2 290

2 160

4

2 156

+5,2%

+6,2%

Coût du risque de crédit

(266)

-

(266)

(605)

(28)

(577)

(56,1%)

(54,0%)

Sociétés mises en équivalence

103

-

103

98

-

98

+4,6%

+4,6%

Gains ou pertes sur autres actifs

(8)

1

(9)

(3)

-

(3)

x 2,7

x 3,1

Variation de valeur des écarts d'acquisition

0

-

0

-

-

-

ns

ns

Résultat avant impôt

2 101

(17)

2 118

1 650

(23)

1 674

+27,3%

+26,6%

Impôt

(470)

5

(474)

(346)

8

(354)

+35,9%

+33,9%

Rés. net des activ. arrêtées ou en cours de cession

(3)

(1)

(1)

(125)

(124)

(0)

ns

ns

Résultat net

1 628

(14)

1 642

1 180

(139)

1 319

+38,0%

+24,5%

Intérêts minoritaires

(226)

2

(229)

(203)

1

(204)

+11,4%

+12,3%

Résultat net part du Groupe

1 402

(12)

1 414

977

(139)

1 115

+43,5%

+26,7%

Bénéfice par action (€)

0,43

(0,00)

0,43

0,32

(0,05)

0,36

+35,2%

+18,4%

Coefficient d'exploitation hors FRU (%)

58,9%

58,6%

58,1%

58,1%

+0,9 pp

+0,5 pp

Résultat net part du groupe hors FRU

1 402

(12)

1 414

977

(139)

1 115

+43,5%

+26,7%

Au troisième trimestre 2021, le résultat net part du Groupe publié de Crédit Agricole S.A. ressort à 1 402 millions d’euros, soit une hausse de +43,5% par rapport aux 977 millions d’euros du troisième trimestre 2020.

Les éléments spécifiques de ce trimestre comprennent les éléments de volatilité comptable récurrents en produit net bancaire, à savoir le DVA (Debt Valuation Adjustment, soit les gains et pertes sur instruments financiers liés aux variations du spread émetteur du Groupe) pour +3 millions d’euros en résultat net part du Groupe, la couverture de portefeuille de prêts en Grandes Clientèles pour -4 millions d’euros en résultat net part du Groupe. A ces éléments récurrents, s’ajoutent les éléments suivants : des frais d’acquisition de Credito Valtellinese pour -4 millions d’euros en résultat net part du Groupe, le déclassement en actifs en cours de cession (IFRS5) de CA Serbie pour un impact de -4 millions d’euros en résultat net part du Groupe et les provisions pour frais de restructuration dans le cadre du Turbo, plan de transformation et d’évolution de CACEIS pour -5 millions d’euros en charges et -3 millions d’euros en résultat net part du Groupe. Au troisième trimestre 2020, les éléments spécifiques avaient eu un effet net négatif de -139 millions d’euros sur le résultat net part du Groupe, et ils comprenaient les éléments de volatilité comptable récurrents, à savoir le DVA pour 14 millions d’euros, la couverture de portefeuille de prêts en Grandes clientèles pour -5 millions d’euros, les variations de provisions épargne logement pour -3 millions d'euros, les coûts d’intégration de Kas Bank / S3 pour -2 millions d’euros, l’activation de la garantie switch pour -19 millions d’euros, ainsi que le déclassement au titre de IFRS5 de CACF NL, qui se décomposaient comme suit : les effets dépréciation de l’écart d’acquisition pour -55 millions d’euros et traitement IFRS 5 pour -69 millions.

Hors ces éléments spécifiques, le résultat net part du Groupe sous-jacent21 atteint 1 414 millions d’euros, en forte hausse de +26,7% par rapport au troisième trimestre 2020, grâce notamment à une activité soutenue dans tous les métiers, à des effets marché toujours favorables, et à une baisse du coût du risque.

Au troisième trimestre 2021, les revenus sous-jacents atteignent 5 535 millions d’euros, et sont en hausse de +7,6% par rapport au troisième trimestre 2020, et de +4,4% à périmètre constant22. Depuis cinq ans, les revenus trimestriels de Crédit Agricole SA sont en croissance continue.

Les revenus du pôle Gestion de l’épargne et Assurances (+11,3% par rapport au troisième trimestre 2020) sont en hausse, grâce notamment à des commissions de gestion dynamiques bénéficiant d’un effet marché favorable en Gestion d’Actifs, et malgré une extériorisation prudente de la marge financière en Assurances. Les revenus en Grande Clientèle sont en retrait (-2,4%) par rapport au troisième trimestre 2020, dans un contexte de normalisation des revenus en banque de marché en lien avec la faible volatilité, et malgré la forte croissance des revenus en financements structurés et en banque commerciale, et de l’effet marché favorable sur les commissions des Services Financiers aux Institutionnels. Au sein du pôle Services Financiers Spécialisés, les revenus sont en forte hausse (+13,8% par rapport au troisième trimestre 2020 et +5,5% hors CACF NL). Les revenus de CACF23 sont au plus haut ce trimestre grâce au dynamisme de l’activité, et l’activité est dynamique en Leasing et Factoring. Les revenus de Banque de proximité progressent de +12,0% par rapport au troisième trimestre 2020, et de +5,1% à périmètre constant24 hors impact de la consolidation de Credito Valtellinese chez Crédit Agricole Italia et hors Serbie, portés tant par la marge d’intérêt que les commissions chez LCL, et par des commissions dynamiques chez Crédit Agricole Italia. Les revenus du pôle Activité hors métier sont stables par rapport au troisième trimestre 2020.

Les charges d’exploitation sous-jacentes hors FRU sont en hausse (+8,6%) par rapport au troisième trimestre 2020, s’établissant à 3 245 millions d’euros au troisième trimestre 2021. A périmètre constant25 cette hausse est ramenée à +3,8% par rapport à 2020, soit une augmentation des charges de +114 millions d’euros tirée par la hausse des rémunérations variables (50% de la hausse ; environ 50 millions d’euros), des investissements et des frais IT (30% de la hausse ; environ 35M€), d’autres frais de personnel (20% de la hausse ; environ 30 millions d’euros) et d’autres charges diverses (une baisse d’environ -10 millions d’euros). Le coefficient d’exploitation26 hors FRU est bas et s’établit à 58,6%, stable (+0,5 point de pourcentage) par rapport au troisième trimestre 2020. A périmètre constant, Crédit Agricole SA enregistre ainsi un effet ciseau positif de 0,6 point de pourcentage au troisième trimestre 2021. Les cibles de coefficient d’exploitation26 hors FRU du Plan Moyen Terme sont d’ores et déjà dans les métiers Gestion de l’Epargne et Assurances (cible PMT < 48% ; T3-21 à 47,0% ; 9M-21 à 46,1%), Grandes Clientèles (cible PMT < 57% ; T3-21 à 58,6% ; 9M-21 à 56,7%) et LCL (cible PMT < 66% ; T3-21 à 60,6% ; 9M-21 à 61,3%). Au sein du pôle Gestion de l’épargne et Assurances, les charges d’exploitation hors FRU sont en hausse de +12,1%, en lien avec la hausse des charges en gestion d’actifs (+18,7% par rapport au troisième trimestre 2020) qui inclut la poursuite des investissements de développement et le provisionnement des rémunérations variables, et dans le métier assurances (+3,9% par rapport au troisième trimestre 2020) en raison d’investissements pour le développement de l’activité et de la hausse des frais de personnel. Dans le pôle Grande Clientèle, les charges d’exploitation hors FRU sont en hausse de +3,3% comparé au troisième trimestre 2020, en lien avec des investissements et des évolutions d’effectifs accompagnant l’activité de la Banque de financement et d’investissement. Le pôle Services Financiers spécialisés voit ses charges augmenter de +28,2% par rapport au troisième trimestre 2020, et de +5,2% hors impact de CACF NL, en cohérence avec la progression de l’activité. La banque de proximité présente des charges d’exploitation hors FRU en hausse de +9,0% par rapport au troisième trimestre 2020. Hors effet périmètre27, les charges sont en hausse limitée de +2,0% dans le pôle, en évolution contenue chez LCL (+3,0% par rapport au troisième trimestre 2020) et en baisse chez Crédit Agricole Italia (-0,2% à périmètre constant par rapport au troisième trimestre 2020). Les charges du pôle activité hors métiers sont en baisse de 19 millions d’euros comparé au troisième trimestre 2020.

Le résultat brut d’exploitation sous-jacent est ainsi en hausse de +6,2% par rapport au troisième trimestre 2021 pour atteindre 2 290 millions d’euros, et hors effet périmètre28, la hausse est de +5,3%. Par métier, les résultats brut d’exploitation sont en croissance par rapport au troisième trimestre 2020 dans les pôle Gestion de l’épargne et assurance (+10,6%), Services Financiers spécialisés (+1,2%) et Banque de proximité en France et à l’international (+16,9%), le pôle Grande clientèle constatant une baisse (-9,5%) en comparaison à un troisième trimestre 2020 qui était exceptionnel, mais une hausse de +5,8% en comparaison au troisième trimestre 2019.

Au 30 septembre 2021, les indicateurs de risque confirment la qualité des actifs de Crédit Agricole S.A. et du niveau de couverture de ses risques. Le portefeuille de prêts est diversifié, plutôt orienté habitat (28% des encours bruts) et entreprises (44% des encours bruts de Crédit Agricole SA). Le taux de créances douteuses demeure toujours bas à 3,1% (en baisse de 0,1 point de pourcentage par rapport à juin 2021) et le taux de couverture29, élevé, à 75,4%, est en hausse de +1,8 point de pourcentage sur le trimestre. Le stock total de provisions s’établit à 10,4 milliards d’euros pour Crédit Agricole S.A., en hausse de 0,1 milliards d’euros par rapport à fin juin 2021. Sur ce stock de provisions, 26% sont liés au provisionnement des encours sains. Plusieurs scénarios économiques pondérés ont été utilisés pour définir le provisionnement des encours sains. Ils ont été mis à jour depuis la publication du document d’enregistrement universel de 2020, et incluent un scénario plus favorable (PIB à +5,9% en France en 2021, +5,3% en 2022) et un scénario moins favorable (PIB à +2,7% en France en 2021 et +3,3% en 2022). Ils n’ont pas fait l’objet d’une mise à jour au troisième trimestre 2021.

Le coût du risque est en baisse de -4% par rapport au deuxième trimestre 2021 et en baisse de -54% au troisième trimestre 2020. Il s’élève à -266 millions d'euros contre respectivement -254 millions d'euros au deuxième trimestre 2021 et -577 millions d’euros au troisième trimestre 2020. La charge de -266 millions d’euros sur le troisième trimestre 2021 se décompose en un provisionnement des encours sains (niveau 1&2) pour -27 millions d’euros (contre une dotation de -17 millions d’euros au deuxième trimestre 2021 et une dotation de -165 millions d’euros au troisième trimestre 2020) et un provisionnement des risques avérés (niveau 3) pour -234 millions d’euros (contre -199 millions d’euros au deuxième trimestre 2021 et -425 millions d’euros au troisième trimestre 2020). Sur les neuf premiers mois de l’année 2021, le coût du risque sur encours sur quatre trimestres glissants30 atteint 33 points de base (en baisse de -8pbs par rapport au deuxième trimestre 2021) et 24 points de base en vision trimestrielle annualisée31 (stable par rapport au deuxième trimestre 2021).

La baisse est marquée sur CA-CF (-22,4% où il s’élève à -92 millions d’euros contre -119 millions d’euros au deuxième trimestre 2021 et -127 au troisième trimestre 2020) et chez LCL (-5% où il s’élève à -41 millions d’euros contre -43 millions d’euro au deuxième trimestre 2021 et -83 millions d’euros au troisième trimestre 2020).

Le coût du risque est en dotation sur la Banque de financement à -13 millions d’euros, en hausse par rapport au deuxième trimestre 2021 où il était en reprise à +35 millions d’euros mais en baisse de -94% par rapport au troisième trimestre 2020 où il s’élevait à -225 millions d’euros. Il demeure stable ce trimestre pour CA Italia à -79 millions d’euros (en baisse de -8% par rapport au troisième trimestre 2020).

La qualité des actifs reste bonne, avec un taux de créances douteuses et litigieuses (CDL) pour Crédit Agricole SA de 3,1%, en baisse de 0,1 points de pourcentage depuis le mois de juin 2021, et un taux de couverture de 75,4%, en hausse de +1,8 point de pourcentage par rapport à juin 2021. Par métier, cette tendance se confirme : la Banque de financement présente un taux de CDL de 2,9%, en baisse (- 0,1 point de pourcentage par rapport à juin 2021) ; et un taux de couverture en hausse à 71,5% (+4,5 point de pourcentage par rapport à juin 2021), CACF affiche un taux de CDL de 5,7 %, en baisse de 0,6 point de pourcentage par rapport à juin 2021 et un taux de couverture élevé de 85,3%, en hausse de 3,7 points de pourcentage par rapport à juin 2021, CA Italia présente un taux de CDL de 6,3% à fin septembre 2021, en baisse de 0,1 point de pourcentage par rapport à juin 2021 et un taux de couverture de 69,3% en hausse de 0,8 points de pourcentage par rapport à juin 2021, le taux de CDL chez LCL est en baisse à 1,5% (-0,1 point de pourcentage par rapport à juin 2021) et le taux de couverture est à 83,5% (+1,8 points de pourcentage par rapport à juin 2021)

La contribution en sous-jacent des sociétés mises en équivalence ressort à 103 millions d’euros, en hausse de +4,6% par rapport au troisième trimestre 2020, reflet de la bonne activité des entités en crédit à la consommation (79 millions d’euros en hausse de +9,7% par rapport au troisième trimestre 2020) et en asset management (25 millions d’euros en hausse de +47,6% par rapport au troisième trimestre 2020).

Le résultat net sur autres actifs s’établit à -9 millions d’euros au troisième trimestre 2021, contre -3 millions d’euros au troisième trimestre 2020.

Le résultat sous-jacent32 avant impôt, activités cédées et minoritaires ressort ainsi en hausse de +26,6%, à 2 118 millions d'euros. Le taux d’impôt effectif sous-jacent s’établit à 23,5% (+1,1 point de pourcentage par rapport au troisième trimestre 2020) et la charge d’impôt sous-jacente est en hausse de +33,9% et s’établit à
-474 millions d’euros. Le résultat net avant minoritaires affiche donc une hausse de +24,5%.

Les intérêts minoritaires s’établissent à -229 millions d’euros au troisième trimestre 2021, en hausse de +12,3% en lien avec les résultats des métiers et du fait d’un changement au troisième trimestre 2020 dans les modalités de comptabilisation des coupons des émissions en Assurances de dettes subordonnées (RT1), sans impact sur le bénéfice net par action.

Le résultat net part du Groupe sous-jacent est en hausse de +26,7% par rapport au troisième trimestre 2020 à 1 414 millions d'euros.

Le bénéfice par action sous-jacent sur le troisième trimestre 2021 atteint 0,43 , il est en hausse de +18,4% par rapport au troisième trimestre 2020.

Par ailleurs, ce trimestre Crédit Agricole S.A finalise la simplification de sa structure capitalistique, tout en poursuivant ses engagements au service de la rémunération des actionnaires dans la durée.

Pour rappel, en 2021, le Crédit Agricole S.A. avait déjà effectué le débouclement de 15% de la garantie switch le 1 mars 2021, avec un impact sur les résultats en année pleine de +31 millions d’euros et un impact sur le ratio CET1 de -20 points de base. Par ailleurs, Crédit Agricole S.A. a finalisé le 21 septembre 2021 la première tranche de rachat d’actions annoncé au moment de la mise en place du mécanisme pour le paiement exceptionnel du dividende 2020, pour un montant de total de 559 millions d’euros.

Dans la poursuite des initiatives annoncées au quatrième trimestre 2020, Crédit Agricole S.A a commencé le 5 octobre 2021 sa deuxième opération de rachat d’action pour un montant de 500 millions d’euros, pouvant aller jusqu’au 28 janvier 2022, avec un impact estimé sur le ratio CET1 d’environ -14 points de base33. Crédit Agricole S.A. va par ailleurs procéder, le 16 novembre 2021, au débouclage des 50% restant de la garanties switch. Cette dernière opération aurait un impact sur les résultats en année pleine de +104 millions d’euros34 et un impact estimé sur le ratio CET1 d’environ ~-60 points de base33 Le débouclement des 65% restant du switch, ainsi que les deux opérations de rachat d’action, permettent de renforcer le bénéfice par action d’environ 1%35.

Par ailleurs, Crédit Agricole S.A reconfirme son intention36 de verser les 0,40€37 restant sur le dividende 2019 lors des paiements des dividendes 2021 et 2022, ce qui signifié que la politique de distribution de 50% en numéraire aura été respectée en cumul sur la durée du PMT, entre 2018 et 2022.

Résultats consolidés de Crédit Agricole S.A. au 9M-2021 et au 9M-2020

En m€

9M-21
publié

Eléments spécifiques

9M-21
sous-jacent

9M-20
publié

Eléments spécifiques

9M-20
sous-jacent

9M/9M
publié

9M/9M
sous-jacent

Produit net bancaire

16 843

(29)

16 872

15 248

(217)

15 465

+10,5%

+9,1%

Charges d'exploitation hors FRU

(9 709)

(50)

(9 659)

(9 226)

(68)

(9 158)

+5,2%

+5,5%

FRU

(392)

130

(522)

(439)

-

(439)

(10,7%)

+18,9%

Résultat brut d'exploitation

6 742

51

6 691

5 583

(285)

5 869

+20,7%

+14,0%

Coût du risque de crédit

(929)

(25)

(904)

(2 068)

38

(2 106)

(55,1%)

(57,1%)

Sociétés mises en équivalence

291

5

286

277

-

277

+5,2%

+3,4%

Gains ou pertes sur autres actifs

(42)

(15)

(27)

84

-

84

ns

ns

Variation de valeur des écarts d'acquisition

378

378

0

-

-

-

ns

ns

Résultat avant impôt

6 440

394

6 046

3 876

(248)

4 124

+66,1%

+46,6%

Impôt

(1 245)

179

(1 424)

(692)

63

(756)

+79,8%

+88,4%

Rés. net des activ. arrêtées ou en cours de cession

2

3

(1)

(125)

(124)

(1)

ns

ns

Résultat net

5 197

576

4 621

3 059

(309)

3 368

+69,9%

+37,2%

Intérêts minoritaires

(781)

(122)

(660)

(490)

4

(494)

+59,4%

+33,6%

Résultat net part du Groupe

4 416

454

3 962

2 568

(305)

2 874

+71,9%

+37,9%

Bénéfice par action (€)

1,38

0,15

1,23

-

(0,89)

0,89

ns

+37,7%

Coefficient d'exploitation hors FRU (%)

57,6%

57,2%

60,5%

59,2%

-2,9 pp

-2,0 pp

Résultat net part du groupe hors FRU

4 753

454

4 299

2 961

(305)

3 266

+60,5%

+31,6%

Sur les neuf premiers mois de l’année 2021, le résultat net part du Groupe publié est de 4 416 millions d'euros, contre 2 568 millions d'euros sur les neuf premiers mois 2020, soit une hausse de +71,9%.

Les éléments spécifiques pour les neuf premiers mois 2021 ont eu un effet positif de +454 millions d’euros sur le résultat net part du Groupe publié. S’ajoutant aux éléments du troisième trimestre déjà mentionnés supra, les éléments du premier semestre 2021 avaient eu un impact positif de +466 millions d'euros et correspondaient aux éléments de volatilité comptable récurrents, à savoir le DVA pour +1 millions d'euros, les couvertures de portefeuilles de prêts en Grandes clientèles pour -11 millions d'euros et les variations de la provision Epargne Logement pour -6 millions d’euros. A cela s’ajoutaient les éléments suivant : le trop versé des contributions au titre du FRU sur les exercice à 2016 à 2020 pour +130 millions d’euros, les pertes sur les activités de gestion de fortune à Miami et au Brésil en cours de cession pour +2 millions d’euros au sein du métier Gestion de fortune, les coûts d’intégration de Kas Bank et S3 par CACEIS pour -2 millions d’euros, les coûts de transformation liés au projet Réseau LCL Nouvelle génération de regroupement d’agences chez LCL pour -9 millions d’euros, et au projet Turbo, plan de transformation et d’évolution de CACEIS pour -8 millions d’euros, le badwill net provisoire au titre de la première consolidation de Creval pour +285 millions d’euros, les frais d’acquisition de Creval pour -8 millions d’euros, un provisionnement complémentaire des encours sains des créances Creval pour -19 millions d’euros, ainsi que des gains « Affrancamento » liés à des dispositions fiscales exceptionnelles en Italie pour la revalorisation extra-comptable des écarts d’acquisition et leur amortissement pour 111 millions d’euros en résultat net part du groupe dans les pôles BPI (+28 millions d’euros), GEA (+78 millions d’euros) et SFS (+5 millions d’euros). Les éléments spécifiques des neuf premiers mois 2020 avaient eu un impact de -305 millions d’euros sur le résultat net part du Groupe. Par rapport à ceux du troisième trimestre 2020 déjà mentionnés supra, ils ont eu un impact de -167 millions d'euros sur le résultat net part du Groupe au premier semestre 2020, soit les éléments de volatilité comptable récurrents, à savoir le DVA pour -19 millions d'euros, les couvertures de portefeuilles de prêts en Grandes clientèles pour +32 millions d'euros et les variations de la provision Epargne Logement pour -41 millions d’euros, les coûts d’intégration de Kas Bank et S3 par CACEIS pour -4 millions d’euros, l’impact des dons solidaires liés au Covid-19 pour -52 millions d’euros, l’impact du soutien mutualiste aux clients professionnels assurés contre le risque de perte opérationnelle pour -98 millions d’euros, l’impact de la soulte de l’opération de Liability Management menée par Crédit Agricole S.A. en juin 2020 pour -28 millions d’euros, et l’activation de la garantie Switch +44 millions d’euros.

Hors ces éléments spécifiques, le résultat net part du Groupe sous-jacent ressort à 3 692 millions d'euros, en hausse de +37,9% par rapport aux neuf premiers mois 2020.

Le bénéfice par action sous-jacent atteint 1,23 euro par action sur les neuf premiers mois 2021, en hausse de +37,7% par rapport aux neuf premiers mois 2020.

Le RoTE38 sous-jacent, calculé sur la base d’un RNPG sous-jacent annualisé39 et de charges IFRIC linéarisées sur l’année, net des coupons annualisés d’Additional Tier 1 (retour sur fonds propres part du Groupe hors incorporels) atteint 13,1% sur les neuf premiers mois de l’année 2021, en hausse par rapport aux neuf premiers mois 2020 (10,0%). Depuis le premier trimestre 2017, le ROTE sous-jacent annualisé40 de Crédit Agricole SA est supérieur d’au moins 2,6 points de pourcentage à la moyenne des dix grandes banques européennes publiant un ROTE. Les RoNE (retour sur capital alloué normalisé) annualisés sont en hausse sur les neuf premiers mois 2021, en lien avec la hausse des résultats, par rapport à l’année 2020.

Le produit net bancaire sous-jacent augmente de +9,1% par rapport aux neuf premiers mois 2020 (et de +7.3% à périmètre constant41), grâce à une forte croissance des revenus du pôle Gestion de l’épargne et assurance (+16,2%), dans un contexte de conditions de marché très favorables ayant notamment permis la constatation de commissions de surperformance très élevées sur les neuf premiers mois de l’année 2021 (+356 millions d’euros) et du fait de l’évolution des mix produits en assurance et en gestion d’actifs ainsi que du démantèlement complémentaire de 15% du switch sur 7 mois ; grâce à une forte croissance des revenus en banques de proximité (+9,9% par rapport aux neuf premiers mois 2020) portée par la marge nette d‘intérêt et les commissions tant en France qu’à l’international ; grâce à la reprise de l’activité en Services financiers spécialises avec des revenus en hausse de +7,1% ; les revenus en Grandes clientèles sont quasi stables (-1,4% par rapport aux neuf premiers mois 2020) et les revenus du le pole Activité hors métiers progresse de +198 millions d’euros par rapport aux neuf premiers mois 2020, reflet des conditions de marchés ainsi que du résultat des autres métiers, notamment CACIF. La part des commissions dans les revenus atteint 43% sur les neuf premiers mois 2021, soit un point de pourcentage de plus comparé aux neuf mois 2020.

Les charges d’exploitation sous-jacentes hors FRU sont en croissance de 5,5% par rapport aux neuf premiers mois 2020 (et de +3.4% à périmètre constant42), mais moins fortement que les revenus sur la période, entraînant un effet ciseaux de 3,6 points de pourcentage et 3,9 points de pourcentage à périmètre constant. Le coefficient d’exploitation hors FRU sur les neuf premiers mois s’établit ainsi à 57,2%, en baisse de 2,0 points de pourcentage par rapport à celui des premiers mois 2020. Le FRU sur les neuf premiers mois s’élève à 522 millions d’euros, en hausse de 18,9% par rapport aux neuf premiers mois 2020. A noter que la restitution d’un trop versé sur l’exercice 2016-2020 a été comptabilisée en éléments spécifiques au premier trimestre 2020. Le résultat brut d’exploitation sous-jacent atteint ainsi 6 691 millions d’euros, en hausse de +14,0% par rapport aux neuf premiers mois 2020.

Enfin, le coût du risque affiche une baisse significative (-57,1%/-1 202 millions d’euros, à -904 millions d'euros contre -2 106 millions d'euros sur les neuf premiers mois de l’année 2020).

Analyse de l’activité et des résultats des pôles et métiers de Crédit Agricole S.A.

Gestion de l’épargne et Assurances

Les encours gérés augmentent de 8,3% par rapport à fin septembre 2020 pour s’établir à 2 320 milliards d’euros à fin septembre 2021. Sur la hausse de 20 milliards d’euros par rapport à fin juin 2021, -0.1 milliard d’euros sont liés à un effet périmètre (avec la sortie des activités Miami et Brésil en Gestion de fortune), la collecte nette augmente de +2,2 milliards d’euros, dont +0,2 milliard d’euros en gestion d’actifs, +1,1 milliard d’euro en assurance-vie, et +0,9 milliard d’euros en gestion de fortune, et l’effet marché et change explique une hausse de 18,5 milliards d’euros.

En Epargne/Retraite, l’activité est dynamique et Crédit Agricole Assurances continue son développement commercial et sa diversification en France comme à l’international. Le chiffre d’affaires est en hausse de +23,7% par rapport au troisième trimestre 2020. Le taux d’UC dans la collecte brute atteint ce trimestre 43,2%. Ainsi, la collecte nette du troisième trimestre 2021 est positive (+1,1 milliard d’euros), malgré une légère décollecte sur les contrats en euros (-0,3 milliard d’euros). La collecte nette UC s’élève ainsi à +1,4 milliard d’euros, soit des augmentations respectives de +38,0% et +11,4% par rapport aux troisièmes trimestres 2020 et 2019; et un niveau supérieur aux moyennes trimestrielles de 2019 (+1,3 milliards d’euros) et 2020 (+1,2 milliards d’euros).

Les encours (épargne, retraite et prévoyance) atteignent quant à eux 318,2 milliards d’euros, en hausse de +4,6% par rapport à septembre 2020. L’encours en unités de comptes atteint ce trimestre un nouveau plus haut historique consécutif à 83,1 milliards d’euros, la part des unités de comptes dans les encours s’établissant ainsi à 26,1%, en progression de +3,0 points de pourcentage par rapport à septembre 2020.

En Assurances dommages, l’activité du troisième trimestre 2021 est dynamique, avec une croissance de 5,6%43 du chiffre d’affaires par rapport au troisième trimestre 2020. Le nombre de contrats d’assurance-dommages en portefeuille de Crédit Agricole Assurances atteint plus de 15 millions à fin septembre 2021, en progression de +4,6% sur un an, soit une augmentation de 511 000 contrats sur les 9 premiers mois de l’année. La croissance de l’activité dommages, portée par les activités traditionnelles (habitation, protection juridique, garantie des accidents de la vie, auto), profite également du lancement, en France, d’offres à destination des entreprises (offre IARD Entreprise et Multirisque pro). Le ratio combiné reste maîtrisé, à 96,9%, en légère baisse de -0,2 point de pourcentage sur un an.

En prévoyance/emprunteur/collectives, le chiffre d’affaires atteint 1,1 milliard d’euros ce trimestre en hausse de +7,4%43 par rapport au troisième trimestre 2020, avec une contribution positive des trois métiers. On observe une belle performance de l’assurance emprunteur, soutenue par un marché immobilier bien orienté. Ainsi, Crédit Agricole Assurances est classé deuxième assureur emprunteur44 en France.

Par ailleurs, le 6 octobre 2021, Crédit Agricole Assurances a placé avec succès un milliard d’euros d’obligations subordonnées, d’une maturité de dix ans et éligibles en capital Tier 2.

Dans le cadre de son engagement pour le climat, Crédit Agricole Assurances a annoncé, le 26 octobre 2021, son adhésion à la Net Zéro Asset Owners’ Alliance ainsi qu’aux principes pour une assurance durable (PSI), Crédit Agricole Assurances s’engage par ailleurs à doubler ses investissements dans les installations d’énergies renouvelables à horizon 2025.

La Gestion d’actifs (Amundi) enregistre ce trimestre une progression de ses encours sous gestion avec des effets marchés favorables et une collecte moyen long terme (MLT) élevée sur quasiment tous les segments de clientèle. Ainsi, Amundi affiche une collecte nette MLT hors joint-ventures de +15,0 milliards d’euros, tirée par la gestion active (+11,1 milliards d’euros). Le très bon niveau d’activité dans le Retail se poursuit, la collecte nette MLT hors JV de ce segment de clientèle s’établissant à +7,5 milliards d’euros, malgré une décollecte de -0.7 milliard d’euros dans les réseaux France en lien avec des sorties anticipées en raison des conditions de marché favorables. Le segment Institutionnels enregistre également une augmentation de la collecte MLT à 7,5 milliards d’euros. Les produits de trésorerie enregistrent de leur côté une décollecte nette, modérée, s’élevant à -2,2 milliards d’euros sur les deux segments de clientèle. Dans les joint-ventures la collecte est négative, à -12,7 milliards d’euros. Cette décollecte résulte principalement d’une réinternalisation exceptionnelle de fonds pour -11,6 milliards d’euros, ainsi que des sorties liées au Channel Business en Chine sur des produits peu margés pour -4,1 milliards d’euros. Retraitée de ces éléments, la collecte nette MLT des joint-ventures reste dynamique avec +3 milliards d’euros en mutual funds.

Les encours sous gestion sont en hausse de +1,0% par rapport à fin juin 2021 (+8,9% sur un an depuis fin septembre 2020) soit 1 811 milliards d’euros à fin septembre 2021. L’effet marché/change sur les encours sous gestion est de +17,0 milliards d’euros par rapport à juin 2021.

Par ailleurs, dans la perspective de la COP 26 de Glasgow, Amundi a rejoint l’Initiative « Net Zero Asset Managers » (engagements en ligne avec la trajectoire des Accords de Paris) réunissant des asset managers engagés sur l'objectif net zéro émissions en 2050. Amundi s’engage notamment à augmenter de +20 milliards d’euros l’investissement dans des fonds avec objectif d’impact positif environnemental ou social d’ici 2025.

En gestion de fortune, les encours sont stables sur le trimestre et s’élèvent à 131 milliards d’euros à fin juin 2021, soit une augmentation de +5,1% depuis le début de l’année hors effet périmètre lié à la sortie des activités Miami et Brésil.

Le pôle Gestion de l’épargne et Assurances (GEA) réalise un résultat net part du Groupe sous-jacent de 573 millions d’euros au troisième trimestre 2021, en croissance de +24,8% par rapport au troisième trimestre 2020, porté par la croissance de la contribution de tous les métiers.

Le pôle Gestion de l’épargne et Assurances (GEA) réalise un résultat net part du Groupe sous-jacent de 1 739 millions d’euros sur les neuf premiers mois 2021, en hausse de +27,2% par rapport aux neuf premiers mois 2020.

Le pôle contribue à hauteur de 40% au résultat net part du Groupe sous-jacent des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) sur les neuf premiers mois 2021 et à hauteur de 29% aux revenus sous-jacents des pôles métier de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM).

Au 30 septembre 2021, les fonds propres alloués au pôle s’élèvent à 11,0 milliards d’euros dont 9,3 milliards d’euros sur les Assurances, 1,2 milliard d’euros sur la Gestion d’actifs et 0,4 milliard d’euros sur la Gestion de fortune. Les emplois pondérés du pôle sont de 48,6 milliards d’euros dont 31,1 milliards d’euros sur les Assurances, 12,7 milliards d’euros sur la Gestion d’actifs et 4,7 milliards d’euros sur la Gestion de fortune.

Le RoNE (retour sur fonds propres alloués normalisés) sous-jacent du pôle s’établit quant à lui à 24,4% pour les 9 premiers mois 2021, contre 22,5% sur l’année 2020.

Assurances

Le produit net bancaire sous-jacent de l’activité d’assurances atteint 594 millions d’euros au troisième trimestre 2021, en baisse de -2,6% sur un an. En effet, une dotation de provision pour participation aux excédents (PPE) a pu être réalisée ce trimestre en raison de revenus financiers très élevés résultant de plus-values à long terme sur cessions de titres à taux d’imposition réduit. Le produit net bancaire de l’assurance bénéficie néanmoins par rapport au troisième trimestre 2020 du démantèlement de 15% complémentaire du mécanisme « switch » mis en œuvre le 1er mars 2020 pour 11 millions d’euros. Les charges sous-jacentes du troisième trimestre sont en hausse de +3,9% par rapport au troisième trimestre 2020. Hors impôts et taxes, la hausse des charges est de +8,6%, en raison d’investissements pour le développement de l’activité et de la hausse des frais de personnel. Le résultat brut d’exploitation sous-jacent affiche ainsi une baisse de -5,1%, à 420 millions d’euros au troisième trimestre 2021. Le coefficient d’exploitation sous-jacent s’établit à 29,3% au troisième trimestre 2021, en augmentation de +1,8 point de pourcentage par rapport au troisième trimestre 2020. La charge d’impôt est en baisse de -35,6% à 64 millions d’euros en lien avec la baisse du taux normatif et avec les cessions de titres à taux réduit du trimestre. Le résultat net part du groupe sous-jacent affiche une croissance en hausse de +12,7%, prenant en intérêts minoritaires le changement dans les modalités de comptabilisation des coupons des émissions de dettes subordonnées RT1 (-19 millions d’euros en intérêts courus, sans impact sur le bénéfice net par action).

Le produit net bancaire sous-jacent des neuf premiers mois de l’année 2021 atteint 1 948 millions d’euros, en hausse de +6,9% par rapport aux neuf premiers mois de l’année 2020, grâce à des effets marchés, à la hausse des encours UC, et au démantèlement complémentaire de 15% du switch sur 7 mois. Les charges sont en hausse de +1,0%, entraînant une amélioration du coefficient d’exploitation sous-jacent de 1,8 point de pourcentage, atteignant ainsi 30,2% sur les neuf premiers mois 2021. Le résultat brut d’exploitation sous-jacent augmente de +9,7%. Enfin, la charge d’impôt sur les neuf premiers mois 2021 diminue de -12,5% par rapport aux neuf premiers mois 2020, en raison de la baisse du taux d’impôt normatif et de reprises de provisions. Au final, le résultat net part du groupe atteint 1 038 millions d’euros, en forte hausse de +16,6% par rapport aux neuf premiers mois 2020.

Gestion d’actifs

Le produit net bancaire sous-jacent atteint 774 millions d’euros au troisième trimestre 2021, en croissance de +27,1% par rapport au troisième trimestre 2020. Les revenus nets de gestion sont en hausse de +26,4% par rapport au troisième trimestre 2020, tirés par les commissions nettes de gestion qui augmentent de +17,6%, et par le niveau très élevé des commissions de surperformance, qui s’élèvent à 90 millions d’euros sur le trimestre. Les charges d’exploitation sous-jacentes s’élèvent à 390 millions d’euros, en hausse de +18,7%. Cette hausse s’explique par le provisionnement des rémunérations variables en lien avec la progression du résultat d’exploitation, et par la poursuite des investissements de développement, avec Amundi Technologie notamment. Le résultat brut d’exploitation sous-jacent est ainsi en forte croissance à +36,9% et le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU s’établit à 50,4%, en baisse de -3,6 points de pourcentage par rapport au troisième trimestre 2020. La contribution des sociétés mises en équivalence, reprenant notamment la contribution des joint-ventures d’Amundi en Asie, est en hausse de +47,6% par rapport au troisième trimestre 2020 et s’établit à 25 millions d’euros. La charge d’impôt sous-jacente s’élève à 101 millions d’euros, en croissance de +30,5%. Au final, le résultat net part du groupe sous-jacent est en forte progression de +44,3%, à 211 millions d’euros.

Sur les neuf premiers mois de l’année 2021, le produit net bancaire progresse de +30,4%, du fait des conditions de marchés très favorable liées à la hausse du niveau moyen des marchés actions, ainsi qu’à la bonne dynamique de collecte, notamment en Retail et en actifs MLT, depuis plusieurs trimestres. Ainsi, les commissions de surperformance s’élèvent sur les neuf premiers mois à +356 millions d’euros. Le produit net bancaire bénéficie également d’un effet périmètre de +45 millions d’euros, principalement lié à l’intégration de Sabadell depuis le 1er juillet 2020. Les charges d’exploitation sous-jacentes hors FRU augmentent de +18,0%, en lien avec la hausse des rémunérations variables, le renforcement des investissements de développement avec Amundi Technologie notamment, et un effet périmètre de -36 millions d’euros sur les neuf premiers mois 2021. Le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU s’établit au niveau bas de 49,4%, en amélioration de -5,2 points de pourcentage par rapport aux neuf premiers mois de 2021. Le résultat brut d’exploitation progresse de +45,3% par rapport aux neuf premiers mois de 2020. Le résultat des sociétés mises en équivalence augmente de +38,0%. Au final le résultat net part du Groupe des neuf premiers mois 2021 s’établit à 629 millions d’euros, en hausse de +49,8% par rapport aux neuf premiers mois de 2020.

Gestion de fortune

Le produit net bancaire sous-jacent est, à 203 millions d’euros au troisième trimestre 2021, en hausse de +5,5% par rapport au troisième trimestre 2020. Les charges sous-jacentes hors FRU sont en hausse (+7,2%) et atteignent 173 millions d’euros. Ainsi, le résultat brut d’exploitation sous-jacent diminue légèrement sur un an de -3,5% et le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU s’établit à 87,7% au troisième trimestre 2021. Le coût du risque est en diminution de -97,5% pour s’établir à 0.3 millions d’euros au troisième trimestre 2021. Au final, le résultat net part du groupe sous-jacent est en hausse de +87,7%par rapport au troisième trimestre 2020, atteignant 23 millions d’euros au troisième trimestre 2021, et en hausse de +31,0% par rapport au troisième trimestre 2019.

Sur les premiers mois de l’année 2021, le produit net bancaire sous-jacent est en hausse de +2,0% par rapport aux neuf premiers mois de 2020, et les charges hors FRU sont en légère baisse de -0.8%. Le résultat brut d’exploitation augmente ainsi de +21,2% pour s’établir à 93 millions d’euros. Après coût du risque (notamment 5 millions d’euros au premier trimestre 2021) impôts et intérêts minoritaires, le résultat net part du groupe augmente donc de +26,8% pour atteindre 72 millions d’euros sur les neuf premiers mois de 2021. Il convient de noter sur les neuf premiers mois 2021, la comptabilisation de -1 million en produit net bancaire, -2 millions en charges et 5 millions en activités arrêtées, liés à la contribution des entités de Miami et du Brésil en cours de cession, soit un impact total net d’impôt de 2 millions d’euros en éléments spécifiques ayant un impact sur le résultat net part du Groupe.

Grandes Clientèles

L’activité de l’ensemble de la Banque de financement et d’investissement (BFI) demeure soutenue au troisième trimestre 2021, grâce au dynamisme de l’activité en Banque de financement et dans un contexte de normalisation des conditions de marché post-crise. Les revenus sous-jacents demeurent ainsi élevés à 1 241 millions d’euros (soit -3,7% par rapport au troisième trimestre 2020), et supérieurs au niveau pré-crise (+5,7% par rapport au troisième trimestre 2019 et +9,9% à change constant). La Banque de financement réalise une très bonne performance, avec des revenus en hausse significative de +13,0% sur le troisième trimestre 2021 comparé au troisième trimestre 2020. Par rapport au niveau pré-crise du troisième trimestre 2019, ils progressent de +9,2% (+16,6% à change constant). Ce très bon niveau est tiré aussi bien par les financements structurés (+9,2 % par rapport au troisième trimestre 2020) que ceux de la banque commerciale (+16,4% par rapport au troisième trimestre 2020) grâce aux activités Supply Chain et Private Equity Financing Solutions. Crédit Agricole CIB conserve ses positions de leader en crédits syndiqués (#3 sur la zone EMEA45, et #1 en France46). Les revenus de la Banque de marché et d’investissement sont, à 552 millions d’euros, en hausse au troisième trimestre 2021 par rapport au niveau pré-crise (+1,5% par rapport au troisième trimestre 2019, et +2,4% à change constant), mais ils sont en baisse de -18,7% par rapport au troisième trimestre 2020 en raison du ralentissement de activités FICC (-23,7% par rapport au troisième trimestre 2020) dans un environnement de marché qui se normalise et un niveau de VaR en forte baisse. Cette dernière s’élève, en effet, à 6,1 millions d’euros à fin septembre 2021 contre 12,1 millions d’euros à fin septembre 2020. La VaR réglementaire moyenne s’élève, quant à elle, à 6,1 millions d’euros sur le troisième trimestre 2021 contre 14,5 millions d’euros au troisième trimestre 2020. La banque d’investissement et l’activité Equity restent dynamiques. Dans un marché en normalisation, CACIB confirme ses positions de premier plan sur les émissions obligataires (#5 All bonds in Euro worldwide47 #8 All Corporate bonds in Euro worldwide48).

Les Services financiers aux institutionnels (CACEIS) enregistrent un bon niveau d’activité ce trimestre. Les encours conservés évoluent de façon dynamique, avec une hausse de +9% par rapport à fin septembre 2020, pour atteindre 4 367 millions d’euros à fin septembre 2021. Les encours administrés progressent également de +11% sur un an, atteignant 2 303 milliards d’euros à fin septembre 2021. Ces progressions s’expliquent tant par un effet volume que par un effet marché.

Au troisième trimestre 2021, le produit net bancaire sous-jacent du pôle Grandes clientèles atteint 1 528 millions d’euros, en baisse modérée de -2,4% par rapport au troisième trimestre 2020, essentiellement liée à la normalisation de l’environnement de marché. Les charges d’exploitation sous-jacentes hors FRU sont en hausse par rapport au troisième trimestre 2020 (+3,3%), des investissements et des évolutions d’effectifs accompagnant l’activité de la Banque de financement et d’investissement. Le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU s’élève à 58,6%. Ainsi, le résultat brut d’exploitation est en baisse de -9,5%. Le pôle enregistre une dotation nette globale du coût du risque de -12 millions d’euros au troisième trimestre 2021, par rapport à une dotation de -217 millions d’euros au troisième trimestre 2020. Cette baisse significative du provisionnement s’explique essentiellement par la moindre dotation des encours sains en Banque de financement, notamment en raison de l’amélioration des prévisions économiques à moyen terme. Le résultat avant impôt est en forte hausse de +28,4% au troisième trimestre 2021 par rapport au troisième trimestre 2020 et atteint 621 millions d’euros. La charge d’impôt est en hausse de +16,8% sur la même période. En conséquence, le résultat net part du Groupe est en forte progression de + 33,0% au troisième trimestre 2021 et s’élève à 455 millions d’euros.

Sur les neuf premiers mois de 2021, le produit net bancaire sous-jacent du pôle Grandes Clientèles s’établit à 4 769 millions d’euros, soit -1,4% d’euros par rapport aux neuf premiers mois de 2020. Les charges d’exploitation sous-jacentes hors FRU augmentent de +4,1% par rapport aux neuf premiers mois 2020 à -2 706 millions d’euros, en lien avec la croissance des métiers et les investissements. Les charges FRU sont en hausse de +26,2% par rapport à la même période en 2020. Ainsi le résultat brut d’exploitation des neuf premiers mois 2021 s’élève à 1 735 millions d’euros, en baisse de -12,3% par rapport aux neuf premiers mois 2020. Le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU est en hausse de 3,0 points de pourcentage par rapport aux neuf premiers mois 2020, mais reste à un niveau bas à 56,7%. Le coût du risque s’élève à -38 millions d’euros par rapport à -719 millions d’euros sur les neuf premiers mois 2020, notamment en raison de l’amélioration des scénarios économiques. Ainsi, la contribution du pôle au résultat net part du Groupe sous-jacent s’établit à 1 225 millions d’euros, en hausse de +24,2% par rapport aux neuf premiers mois 2020.

Le pôle contribue à hauteur de 28% au résultat net part du Groupe sous-jacent des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) sur les neuf premiers mois 2021 et de 28% aux revenus sous-jacents hors AHM.

Au 30 septembre 2021, les fonds propres alloués au pôle s’élèvent à 12,6 milliards d’euros et les emplois pondérés du pôle sont de 132,4 milliards d’euros.

Le RoNE (retour sur fonds propres alloués normalisés) sous-jacent du pôle s’établit quant à lui à 13,8% pour les neuf premiers mois 2021, contre 10,7% pour 2020.

Banque de financement et d’investissement

Au troisième trimestre 2021, le produit net bancaire sous-jacent de la Banque de financement et d’investissement est en recul de -3,7% par rapport au troisième trimestre 2020, mais en hausse de +5,7% par rapport au troisième trimestre 2019 (+9,9% à change constant). Les revenus se maintiennent donc à un niveau élevé et supérieur au niveau pré-crise. Grâce à la complémentarité des activités, les revenus de la Banque de financement sont dynamiques, alors que les conditions de marché se normalisent en sortie de crise. Les charges d’exploitation sous-jacentes hors FRU enregistrent une hausse de +4,7% ce trimestre par rapport au troisième trimestre 2020 pour s’établir à -680 millions d’euros, en lien avec les investissements dans les projets informatiques et l’évolution des effectifs accompagnant la croissance de l’activité. Le coefficient d’exploitation hors FRU se maintient à un niveau bas à 54,8%. Le résultat brut d’exploitation s’établit en conséquence à 560 millions d’euros, en baisse de -12,2% par rapport au troisième trimestre 2020, mais en hausse de +4,2% (+11,9 % à change constant) par rapport au troisième trimestre 2019. Le coût du risque enregistre une dotation nette de -14 millions d’euros contre une dotation de -220 millions d’euros au troisième trimestre 2020 (alors qu’il était en reprise de +40 millions d’euros au deuxième trimestre 2021), ce qui s’explique essentiellement par la baisse significative de provisionnement sur encours sains Stage 1 et 2 en Banque de financement. Enfin, le résultat avant impôt du troisième trimestre 2021 est en hausse de +30,1%. Il comprend un impact négatif de -3 millions d’euros comptabilisé en gains ou pertes sur autres actifs suite à la déconsolidation de la filiale algérienne de CACIB au deuxième trimestre 2021. La charge d’impôt progresse de +13,7% à -119 millions d’euros par rapport au troisième trimestre 2020. Au final, le résultat net part du Groupe sous-jacent s’établit à 416 millions d’euros sur le troisième trimestre 2021, en progression de +35,5% par rapport au troisième trimestre 2020.

Les emplois pondérés à fin septembre 2021 sont en hausse de +2,3 milliards d’euros par rapport à fin juin 2021, et s’élèvent à 123,2 milliards d’euros. Cette hausse s’explique essentiellement par une progression des risques de marché (+1,9 milliard d’euros, dont + 1,5 milliard lié à la hausse de la VaR stressée) après un niveau historiquement bas, et par un effet change de +0,8 milliard d’euros.

Sur les neuf premiers mois de l’année 2021, le produit net bancaire sous-jacent recule légèrement de -2,2% par rapport aux neuf premiers mois de l’année 2020 pour s’établir à 3 901 millions d’euros (+9,3% par rapport aux neuf premiers mois 2019). Les charges hors FRU sous-jacentes augmentent sur la même période (+4,5%), et les contributions au FRU, qui enregistrent une hausse significative de +27,3%, s’élèvent à 295 millions d’euros à fin septembre 2021. Ainsi, le résultat brut d’exploitation sous-jacent, à 1 553 millions d’euros, est en baisse (-13,5% par rapport aux neuf premiers mois 2020), mais en hausse de +3,7% (+13,5% à change constant) par rapport au niveau pré-crise des neuf premiers mois de 2019. Le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU se maintient à un niveau bas à 52,6% à fin septembre 2021, l’objectif du Plan Moyen Terme à 55% est atteint. Enfin, le coût du risque enregistre une dotation de -45 millions d’euros sur les neuf premiers mois 2021 contre -716 millions sur les premiers mois 2020. Ainsi, la contribution du métier au RNPG ressort en forte hausse de +26,5% à 1 128 millions d’euros, soit le meilleur niveau depuis 2006.

CACIB poursuit son engagement en faveur du climat en annonçant la hausse de +60% de ses expositions aux énergies non carbonées d’ici 2025 et la baisse de -20% dans le financement de la production de pétrole au même horizon.

Services financiers aux institutionnels

Au troisième trimestre 2021, le produit net bancaire sous-jacent enregistre une hausse de +3,4% par rapport au troisième trimestre 2020 liée à la bonne dynamique de l’activité et s’établit à 288 millions d’euros. Les encours conservés progressent de +9% sur un an et les encours administrés de +11%. Les activités de flux se maintiennent à un niveau élevé. La progression du produit net bancaire est ainsi tirée par la croissance des commissions sur encours et un effet marché favorable. Les charges d’exploitation sous-jacentes hors FRU et hors coûts liés au projet Turbo49 sont stables (-1%) par rapport au troisième trimestre 2020 à 215 millions d’euros. Le résultat brut d’exploitation sous-jacent progresse ainsi fortement de +18,7% et s’établit à 73 millions d’euros. Le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU est de 74,8% au troisième trimestre 2021, en baisse de 3,3 points de pourcentage par rapport au troisième trimestre 2020. Le résultat net sous-jacent atteint 58 millions d’euros, en hausse de +11,4%. Après partage avec les minoritaires pour 19 millions d’euros, la contribution du métier au résultat net part du Groupe sous-jacent est en hausse de +11,5% par rapport au troisième trimestre 2020, à 39 millions d’euros.

Le produit net bancaire sous-jacent des neuf premiers mois 2021 est en hausse de +2,4% par rapport aux neuf premiers mois 2020, porté par la bonne tenue de l’activité clientèle. Les charges hors FRU sous-jacentes augmentent de +2,7%, sous l’effet de la croissance de l’activité et de la prise en compte des charges d’intégration résiduelles de KAS Bank qui ne sont plus retraitées en élément spécifique depuis le deuxième trimestre 2021, tandis que les charges FRU enregistrent une forte hausse à +16,6%. Ainsi, le résultat brut d’exploitation sous-jacent est sable à -0,7% par rapport aux neuf premiers mois 2020. Le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU est stable à 75,3% à fin septembre 2021. Le résultat net sous-jacent est ainsi en hausse de +3,0%. Au final, la contribution du métier au résultat net part du Groupe sur les neuf premiers mois 2021 s’établit à 97 millions d’euros, en hausse de 2,7% par rapport au 30 septembre 2020.

Services financiers spécialisés

Le pôle Services Financiers spécialisés est caractérisé par une activité dynamique dans tous ses métiers.

Par ailleurs, ce trimestre est marqué par plusieurs initiatives porteuses de croissance future pour le Groupe : lancement de CA Mobility une offre conjointe, entre CACF et CAL&F, de location longue durée d’automobiles en France pour les particuliers et les PME ; annonce de l’acquisition d’Olinn par CAL&F, afin d’étendre son offre aux services de gestion des équipements professionnels et lancement par CAL&F d’une activité de leasing en Allemagne, via la création d’une marketplace Vendoramed. Concernant l’acquisition Olinn, l’impact attendu sur le ratio CET1 de Crédit Agricole S.A est d’environ -6 point de base, et d’environ -4 points de base sur le ratio CET1 du Groupe Crédit Agricole au quatrième trimestre 2021.

La production commerciale de Crédit Agricole Consumer Finance (CACF) au troisième trimestre 2021 est en léger recul par rapport au troisième trimestre 2020 (-3,3% à périmètre constant50), en raison du marché automobile affecté par la pénurie de composantes électroniques, mais retrouve son niveau de pré-crise (+0,9% par rapport au troisième trimestre 2019). La baisse du niveau de la production par rapport au troisième trimestre 2020 s’est concentrée en France (-7% sur l’activité avec le Groupe Crédit Agricole) et sur les partenariats automobiles (-6%, principalement sur FCA Bank), mais a été partiellement compensée par la bonne tenue des activités à l’international hors CACF NL (+13% sur Agos, +10% sur Wafasalaf). Les encours gérés de CACF s’établissent à 91,0 milliards d’euros à fin septembre 2021. Ils sont en hausse de +2% par rapport à fin septembre 2020 et de +0,5% par rapport à fin septembre 2019. La hausse est portée par l’international51 et par l’activité avec le Groupe Crédit Agricole (+14% et +4,1% par rapport à fin septembre 2020 respectivement). Les encours liés aux partenariats automobiles sont stables par rapport au troisième trimestre 2020 (-0,3%) et cela malgré la production automobile affectée par la pénurie de composantes électroniques.

Chez Crédit Agricole Leasing and Factoring (CAL&F), la production de crédit-bail est stable ce trimestre par rapport au troisième trimestre 2020, mais en hausse de +17% sur les neuf premiers mois de l’année 2021 par rapport à la même période en 2020. Pour l’activité d’affacturage, le chiffre d’affaire factoré est en hausse de +27% comparé au troisième trimestre 2020. Les encours de leasing atteignent 16 milliards d’euros fin septembre 2021 (dont 13 milliards d’euros en France et 3,1 à l’international) soit une hausse de +4,7% comparé à fin septembre 2020 et +8,8% comparé à fin septembre 2019.

Le résultat des Services financiers spécialisés est en croissance au troisième trimestre 2021, en lien avec l’activité commerciale dynamique. Le produit net bancaire sous-jacent des Services financiers spécialisés hors CACF NL52 est en hausse de +5,5% par rapport au troisième trimestre 2020, hausse portée par le dynamisme des revenus de CACF (+3% hors CACF NL et +2,6% hors intégration de SoYou53) et de CALF (+14,9%). Les charges sous-jacentes hors CACF NL sont en hausse de +5,2%, en cohérence avec la progression de l’activité. Le résultat brut d’exploitation hors CACF NL est en hausse de +5,8% comparé au troisième trimestre 2020, le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU à périmètre constant reste bas à 50%50 (et en baisse de -0,3 point de pourcentage par rapport au troisième trimestre 2020). Le coût du risque est en baisse significative par rapport au troisième trimestre 2020 (-19,5%50). Ainsi, au troisième trimestre 2021, le résultat net part du Groupe sous-jacent du pôle atteint 200 millions d’euros, soit une hausse de +20,3% par rapport au troisième trimestre 2020.

Le produit net bancaire sous-jacent à périmètre constant des neuf premiers mois 2021 est en hausse de +6%50 par rapport aux neuf premiers mois de l’année 2020, porté par la très bonne performance de CAL&F (+14,7% par rapport aux neuf premiers mois 2020) et les revenus en hausse de CACF (+2,8% comparé à la même période du 2020 hors CACF NL). Les charges sous-jacentes50 hors FRU à périmètre constant augmentent de +10,7% par rapport aux neuf premiers mois 2020, en normalisation après le point bas observé au premier semestre 2020. Le coefficient d’exploitation sous-jacent50 hors FRU reste bas, à 50,7% , +1,04 point de pourcentage par rapport à la même période en 2020. Le coût du risque, à périmètre constant 50 diminue de -32,5%, les neuf premiers mois 2020 ayant étant marqués par un provisionnement fort des encours sains dans le contexte de la propagation de la crise du Covid-19. La contribution des sociétés mises en équivalence est en hausse de +13,8% en sous-jacent, en lien avec les bonnes performances de Wafasalaf et FCA Bank les neuf premiers mois 2021. Le résultat net part du Groupe s’établit ainsi à 658 millions d’euros, en hausse de 18,5%50 .

Le pôle contribue à hauteur de 13% au résultat net part du Groupe sous-jacent des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) sur les neuf premiers mois et de 12% aux revenus sous-jacents hors AHM.

Au 30 septembre 2021, les fonds propres alloués au pôle s’élèvent à 4,9 milliards d’euros et les emplois pondérés du pôle sont de 51,9 milliards d’euros.

Le RoNE (retour sur fonds propres alloués normalisés) sous-jacent du pôle s’établit quant à lui à 15,9% pour les neuf premiers mois de 2021, contre 11,7% pour 2020.

Crédit à la consommation

Au troisième trimestre 2021, le produit net bancaire sous-jacent à périmètre constant de CACF atteint 517 millions d’euros, en hausse de +3,0%50 par rapport au troisième trimestre 2020, profitant d’une activité dynamique en France et à l’international et de l’intégration globale de SoYou53. Les charges sous-jacentes à périmètre constant de CACF augmentent de +3,0%50 et sont en ligne avec l’évolution de l’activité. Ainsi, le résultat brut d’exploitation sous-jacent à périmètre constant est en hausse de +3,1% par rapport au troisième trimestre 2020 et le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU reste bas à périmètre constant, à 49,2% (stable par rapport au troisième trimestre 2020 à périmètre constant). La contribution des sociétés mises en équivalence est très bonne et atteint 79 millions d’euros au troisième trimestre 2021 (+9,7% en sous-jacent par rapport au troisième trimestre 2020). Le coût du risque à périmètre constant est historiquement bas à -98 millions d’euros et en forte baisse par rapport au troisième trimestre 2020 (-23%50), Le coût du risque sur encours sur quatre trimestres glissants54 atteint 132 points de base. Le taux de créances douteuses et litigieuses atteint 5,7%, en baisse de 0,6 point de pourcentage par rapport à fin juin 2021 et le taux de couverture atteint 85,3% en hausse de 3,7 points de pourcentage par rapport à fin juin 2021. Au final, le résultat net part du Groupe sous-jacent atteint 158 millions d’euros au troisième trimestre 2021, soit une hausse de +19,5%50 par rapport au troisième trimestre 2020.

Sur les neuf premiers mois 2021, à périmètre constant, le produit net bancaire sous-jacent est en légère hausse de +2,8%50 par rapport à la même période de 2020. Les charges hors FRU sont en hausse de +3,9%50 à périmètre constant, mais le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU reste bas 49,8% et est stable comparé aux neuf premiers mois 2020 (49,3%50). Le résultat brut d’exploitation sous-jacent reste ainsi en hausse de +1,7%50 par rapport à la même période de l’année 2020. Le coût du risque diminue à périmètre constant de -34.9%50 comparé aux neuf premiers mois 2020 marqués par le provisionnement des encours sains dans le cadre de la propagation de la pandémie du Covid-19. La contribution des sociétés mises en équivalences affiche une bonne performance, en hausse de +15,3%. Au final, à périmètre constant, la contribution du métier au résultat net part du Groupe sous-jacent est en hausse de +22.4%50.

La contribution du métier CACF au résultat net part du Groupe de Crédit Agricole S.A. pour les neuf premiers mois de l’année atteint 12%.

Leasing & Affacturage

Au troisième trimestre 2021, le produit net bancaire sous-jacent de CAL&F atteint 151 millions d’euros, en hausse de +14,9% par rapport au troisième trimestre 2020, grâce au dynamisme des revenus à la fois en crédit-bail et en affacturage. Les charges hors FRU sont en hausse de +13,0% par rapport au troisième trimestre 2020 mais le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU reste bas à 52,7%, en amélioration de 0,9 points de pourcentage par rapport au troisième trimestre 2020. On observe ce trimestre un effet de ciseau positif de +1,9 point de pourcentage par rapport au troisième trimestre 2021. Le résultat brut d’exploitation ressort ainsi en hausse de +17,1% par rapport au troisième trimestre 2020. Le coût du risque reste faible, à 16 millions d’euros (+11,8% par rapport au troisième trimestre 2020). Le résultat net part du Groupe sous-jacent de CAL&F s’établit enfin à 42 millions d’euros au troisième trimestre 2021 (+23,4% par rapport au troisième trimestre 2020.

Sur les neuf premiers mois de l’année 2021 le produit net bancaire sous-jacent est en nette hausse, de +14,7% par rapport aux neuf premiers mois 2020, en lien avec la forte reprise de l’activité en leasing et affacturage Les charges hors FRU sont en hausse de +8,4% par rapport aux neuf premiers mois 2020, en lien avec la reprise de l’activité. Le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU est forte amélioration, s’établissant à 53,0%, en baisse de 3,1 points de pourcentage par rapport aux neuf premiers mois de l’année 2020. Le résultat brut d’exploitation sous-jacent augmente de +22,4% par rapport aux neuf premiers mois 2020. Le coût du risque est en nette baisse (-36,6%), étant donné le fort provisionnement des encours sains au premier semestre 2020 dans le contexte de propagation de la Covid-19. Au final, le résultat net part du Groupe sous-jacent s’établit à 105 millions d’euros (+62,9% par rapport à la même période de 2020).

Banque de proximité

L’activité des Banques de proximité de Crédit Agricole S.A. a été très dynamique ce trimestre, portée chez LCL aussi bien par l’habitat, les entreprises et les professionnels, et chez Crédit Agricole Italia par une activité commerciale dynamique.

La production de crédits chez LCL progresse fortement par rapport au troisième trimestre 2020 (+45,5%55) aussi bien sur l’habitat (5,9 milliards d’euros, +51,4%) que sur les entreprises (+82,7%55) et les professionnels (+11,2%55). Dans ce contexte, les encours de crédits atteignent 147,6 milliards d’euros à fin septembre 2021 et sont en hausse de +4,3% depuis fin septembre 2020, dont +6,2% sur les crédits immobiliers et +7,9%56 sur les crédits aux professionnels. Les renégociations de crédits habitat restent stables par rapport au troisième trimestre 2020, à 0,5 milliard d’euros d’encours ce trimestre, toujours très en-deçà du point haut de 5,2 milliards d’euros du quatrième trimestre 2016. La collecte bilan est en hausse depuis fin septembre 2020 (+5,7%) portée par les DAV (+11,5%), tout comme l’épargne hors bilan qui progresse de +5,8% sur un an (dont +3,3% en assurance-vie). Enfin, la conquête reste dynamique avec 84 000 nouveaux clients ce trimestre et 261 000 nouveaux clients sur les neuf premiers mois 2021, et le fonds de commerce croît de +34 000 clients depuis le début de l’année. Le taux d’équipement en assurances automobile, MRH, santé, juridique, tous mobiles/portables ou GAV est en hausse de +1,0 point de pourcentage par rapport à fin septembre 2020 (+2,8 points de pourcentage par rapport à fin décembre 2018) pour s’établir à 26,5% à fin septembre 2021.

La production de crédit habitat de CA Italia reste très dynamique. Les encours de crédits atteignent 60,9 milliards d’euros (+32,3% sur un an). Hors effet périmètre lié à l’intégration de Credito Valtellinese au deuxième trimestre 2021, les encours de crédit en Italie atteignent 46,6 milliards d’euros, en augmentation de +1,4% sur un an, portés par le crédit habitat (+6,2% sur un an) et impactés par le ralentissement de la production de crédit sur les segments entreprises et professionnels dans un marché à forte liquidité. La collecte bilancielle poursuit son ralentissement (+3,5% sept/sept hors effet périmètre de Credito Valtellinese), reflétant la politique d’optimisation des ressources entamée en décembre 2020. La collecte gérée au sein de CA Italia enregistre une forte hausse sur un an (+13,3% sept/sept hors effet périmètre). Le taux d’équipement en assurances automobile, MRH, santé, juridique, tous mobiles/portables ou GAV est en hausse chez CA Italia à 18,8% (+2,6 points de pourcentage par rapport à fin septembre 2020, +3,4 points de pourcentage par rapport à fin 2019 et +5,1 points de pourcentage par rapport à fin 2018).

Enfin, pour l’ensemble des Banques de Proximité à l’International hors Italie, la croissance de l’activité commerciale s’accélère. La croissance des encours de crédits atteint +7,6% à fin septembre 2021 par rapport à fin septembre 2020 et +6,2% hors impact de change, notamment porté par l’Ukraine (+35%), la Pologne (+11%) et l’Egypte (+8%) pour atteindre 12,8 milliards d’euros. La collecte bilancielle augmente de +7,5% hors effet change, notamment en Ukraine (+19%) et en Pologne (+16%) et en Egypte (+10%). Ainsi la collecte totale augmente sur un an de +6,4% et de +4,9% hors effet change pour atteindre 16,4 milliards d’euros. Il en résulte un excédent net de collecte sur les crédits des banques de proximité à l’international hors Italie de +2,1 milliards d’euros au 30 septembre 2021. L’excédent net de collecte atteint environ +2,1 milliards d’euros au 30 septembre 2021.

Banque de proximité en France

Sur le troisième trimestre 2021, le PNB sous-jacent de LCL atteint 934 millions d’euros et est en hausse de +5,1% par rapport au troisième trimestre 2020. Cette hausse est tirée à la fois par la marge nette d’intérêts (+5,4%) et par les commissions, dynamiques sur toutes les activités (+4,8%). Les charges d’exploitation hors FRU sous-jacentes demeurent maîtrisées, la hausse de +3,0% sur un an étant liée à la hausse de l’intéressement et la participation. Ainsi, le coefficient d’exploitation hors FRU sous-jacent s’améliore (-1,2 point de pourcentage par rapport au troisième trimestre 2020) pour s’établir à 60,6% ce trimestre (cible PMT <66%), et le résultat brut d’exploitation sous-jacent est en forte hausse sur un an (+8,5%). Le coût du risque diminue de -50,5% par rapport au troisième trimestre 2020 et atteint -41 millions d’euros ce trimestre, dans un contexte d’amélioration des perspectives économiques. Le taux de créances douteuses demeure maîtrisé (1,5% à fin septembre 2021, contre 1,6% à fin juin 2021) et le taux de couverture reste élevé (83,5% à fin septembre 2021, contre 81,7% à fin juin 2021). Au final, le résultat net part du Groupe atteint 230 millions d’euros au troisième trimestre 2021 et est en forte hausse sur un an (+30,6%).

Sur les neuf premiers mois de l’année 2021, les revenus sous-jacents de LCL atteignent 2 767 millions d’euros et progressent de +5,0% par rapport au neuf premiers mois de 2020. Les charges hors FRU sous-jacentes sont maîtrisées et augmentent de +1,1% par rapport à la même période. Ainsi, le coefficient d’exploitation hors FRU sous-jacent s’améliore (-2,4 points de pourcentage par rapport aux neuf premiers mois 2020) pour s’établir à 61,3%, et le résultat brut d’exploitation sous-jacent est en forte progression (+10,7% par rapport aux neuf premiers mois 2020). Le coût du risque diminue de -44,4% par rapport aux neuf premiers mois 2020 pour s’établir à -167 millions d’euros. Au final, la contribution du métier au résultat net part du Groupe atteint 575 millions d’euros sur les neuf premiers mois 2021 et est en forte hausse par rapport aux neuf premiers mois 2020 (+41,0%).

Au 30 septembre 2021, les fonds propres alloués au métier s’élèvent à 4,8 milliards d’euros et les emplois pondérés du pôle sont de 50,1 milliards d’euros.

Le RoNE (retour sur fonds propres alloués normalisés) sous-jacent de LCL s’établit quant à lui à 15,5% pour les neuf premiers mois 2021, contre 8,4% pour 2020.

Banque de proximité à l’international

Les revenus sous-jacent du pôle Banque de proximité à l’international augmentent de +21,3% à 797 millions d’euros au troisième trimestre 2021 et de +5,2% à périmètre constant hors acquisition Creval en Italie et passage en IFRS 5 de la Serbie. Les charges sous-jacentes hors FRU augmentent de +17,0% et atteignent 486 millions d’euros au troisième trimestre 2021. A périmètre constant, cette variation est de +0,6%. En conséquence, le résultat brut d’exploitation sous-jacent enregistre une augmentation de +28,8% par rapport au troisième trimestre 2020 à 311 millions d’euros, et de +13,1% à périmètre constant. Le coût du risque recule de -12,6% ce trimestre pour s’établir à109 millions d’euros. Au final, le résultat net part du Groupe sous-jacent du pôle Banque de proximité à l’international s’établit à 107 millions d’euros, en croissance de +69,2% par rapport au troisième trimestre 2020.

Sur les neuf premiers mois, le produit net bancaire sous-jacent du pôle Banque de proximité à l’international augmente de +16,5% pour s’établir à 2 291 millions d’euros. Les charges d’exploitation sous-jacentes hors FRU augmentent de +10,1% pour atteindre 1 363 millions d’euros, entrainant une amélioration du coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU de -3,5 points de pourcentage à 60,3%. A périmètre constant, les variations sont respectivement de +6,0% pour le produit net bancaire, -0,5% pour les charges. Le coût du risque diminue de -30,7% pour s’établir à 304 millions d’euros sur les neuf premiers mois de l’année 2021. Il en résulte un résultat net part du groupe de 295 millions d’euros sur les neuf premiers mois de 2021, en croissance de +90,1% par rapport au résultat net part du Groupe des neuf premiers mois 2020.

Italie

Au troisième trimestre 2021, le produit net bancaire sous-jacent de CA Italia est en augmentation de +32,6% par rapport au troisième trimestre 2020 et s’établit à 612 millions d’euros, dont 145 millions d’euros liés à l’intégration de Credito Valtellinese depuis mai 2021. Hors cet effet périmètre, le produit net bancaire de CA Italia est en hausse de +1,1% par rapport au troisième trimestre 2020, tiré par les commissions d’épargne gérée et d’assurance (+19% par rapport au troisième trimestre 2020). Les charges sous-jacentes hors FRU57 restent maîtrisées par rapport au troisième trimestre 2020 (+18,1%) à 374 millions d’euros, dont 93 millions d’euros liés à Credito Valtellinese. Hors cet effet périmètre, les charges auraient baissé de -0,2%, bénéficiant d’une base de comparaison élevée suite aux coûts en 2020 de la crise sanitaire. Ainsi, le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU s’établit à 61,1%, stable par rapport au troisième trimestre 2020. Hors effet périmètre, le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU atteint 60,2%. Au final, le résultat brut d’exploitation sous-jacent enregistre une forte hausse par rapport au troisième trimestre 2020 (+32,4% et +3,2% hors effet périmètre). Le coût du risque baisse, reflet d’une base 2020 élevée (-27,2% sur l’année). Rapporté aux encours, il ressort à 50 points de base (trimestre annualisé). Le taux de créances douteuses est stable à 6,3% et le taux de couverture s’établit à 69,3% à fin septembre 2021. Le résultat net part du groupe de CA Italia s’établit ainsi à 74 millions d’euros en hausse de +44% par rapport au troisième trimestre 2020.

Sur le trimestre, le processus d’intégration de CreVal a continué, conformément au calendrier prévu. Plus de 2 000 salariés ont reçu des formations sur le modèle de banque universelle et l’organisation du Groupe Crédit Agricole, la vente de produits Amundi a été lancée et un accord a été conclu sur le crédit à la consommation et le leasing. Le calendrier des étapes à venir est également confirmé avec une estimation définitive du PPA (Purchase Price Allocation) au quatrième trimestre suite à la finalisation ce trimestre des due diligences, une annonce d’un Plan de sauvegarde de l’emploi sur Credit Agricole Italia et une fusion juridique de Creval prévue au deuxième trimestre 2022.

Sur les neuf premiers mois de l’année 2021, le produit net bancaire sous-jacent de Crédit Agricole Italia augmente de +25,9% pour s’établir à 1 682 millions d’euros (+7,7% hors effet périmètre). Les charges d’exploitation hors FRU restent maîtrisées (+18,1% mais -0,4% hors effet périmètre), ce qui entraîne une amélioration du coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU, qui s’établit à 59,6% en amélioration de -3,9 points de pourcentage sept/sept et de -4,8 points de pourcentage hors effet périmètre à 58,7%. Le coût du risque diminue fortement sur les neuf premiers mois de l’année 2021 (-27,2%). Au final, la contribution du métier au RNPG est multipliée par 2,0 sur les neuf premiers mois.

Le RoNE (retour sur fonds propres alloués normalisés) sous-jacent de CA Italia s’établit à 11,8% pour le premier semestre 2021.

Le Groupe Crédit Agricole en Italie

Le résultat net part du Groupe du Groupe en Italie s’établit à 603 millions d’euros sur les neuf premiers mois de l’année 2021, soit une amélioration de +43% par rapport au neuf premiers mois de l’année 2020, du fait de la croissance des résultats opérationnels et de l’entrée dans le périmètre de consolidation de Creval en mai 2021.

Banque de proximité à l’international - hors Italie

Crédit Agricole S.A. a annoncé en juillet 2021 la cession de sa filiale Serbe, Credit Agricole Srbija A.D, opération devant se finaliser au premier trimestre 2022. Les résultats de cette entité pour les 9 premiers mois de l’année ont ainsi été reclassés en IFRS 5 au cours du troisième trimestre, impactant ce trimestre toutes les lignes de résultats de la Banque de proximité à l’international hors Italie58. Seul le résultat net de la cession (-4 millions d’euros en résultat net part du groupe) a été classé en éléments spécifiques. A périmètre constant58, les revenus des entités croissent fortement, avec l’absorption de la baisse des taux directeurs de 2020 dans les différents pays. Le produit net bancaire sous-jacent à périmètre constant de la banque de proximité à l’international hors Italie est en hausse de +15,4% au troisième trimestre 2021 (à 211 millions d’euros à périmètre constant) par rapport au troisième trimestre 2020. Les charges sous-jacentes hors FRU à périmètre constant augmentent (+2,2% par rapport au troisième trimestre 2020) et le coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU de BPI hors Italie à périmètre constant s’améliore fortement ce trimestre de -7,8 points de pourcentage par rapport au troisième trimestre 2020, s’établissant à 60,5%. Le résultat brut d’exploitation sous-jacent à périmètre constant est ainsi en hausse de +44,0% par rapport au troisième trimestre 2020. Le coût du risque diminue (-18,9% par rapport au troisième trimestre 2020) et s’établit à -31 millions d’euros. Le taux de créances douteuses est faible à 7,1% à fin septembre 2021 et le taux de couverture s’établit à un niveau élevé de 100%. Au final le résultat net part du Groupe sous-jacent à périmètre constant s’établit à 25 millions d’euros, soit une multiplication par 3,1 par rapport au troisième trimestre 2020.

Par pays :

  • CA Pologne59 : les revenus sont en forte hausse (+21%), portés par la conquête et le développement des commissions ; le taux de couverture des créances douteuses atteint 111%.

  • CA Egypte59 : les revenus progressent de +3% par rapport au troisième trimestre 2020 et les charges d’exploitation restent contrôlées à +4% en lien avec l’inflation. Le coût du risque baisse fortement
    (-30%) et le taux de créances douteuses atteint 4,4% et le taux de couverture reste élevé à 115%.

  • CA Ukraine59: les revenus augmentent fortement (+28% par rapport au troisième trimestre 2020) grâce au bon niveau d’activité. Le coefficient d’exploitation est inférieur à 50% et le coût du risque est en baisse de -24% par rapport au troisième trimestre 2020, le taux de créances douteuses restant toujours faible à 1,2%.

  • Crédit du Maroc59 : l’activité et les revenus sont soutenus; le coût de risque et les taux de créances douteuses sont en baisse.

Sur les neuf premiers mois de 2021, les revenus sous-jacent à périmètre constant de la banque de proximité à l’international hors Italie augmentent de +2,2% pour s’établir à 609 millions d’euros, grâce à la dynamique commerciale et l’absorption progressive de la baisse des taux directeurs en Egypte, Pologne, Ukraine et Maroc survenue en 2020. Les charges d’exploitation sous-jacentes hors FRU à périmètre constant baissent de -0,6%. Cela entraine une amélioration du coefficient d’exploitation sous-jacent hors FRU à périmètre constant, qui s’établit à 62,4%, en baisse de -1,7 points de pourcentage par rapport aux neuf premiers mois de 2020. Le coût du risque est en baisse de -37,5%. Au final, la contribution du métier au résultat net part du Groupe sous-jacent est en forte hausse de +63,7% à 72 millions d’euros.

Le RoNE (retour sur fonds propres alloués normalisés) sous-jacent des Autres BPI s’établit à 13,3% pour les neuf premiers mois de 2021, contre 12,3% pour 2020.

Le pôle Banque de Proximité à l’international contribue à hauteur de 7% au résultat net part du Groupe sous-jacent des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) sur les neuf premiers mois de 2021 et de 14% aux revenus sous-jacents hors AHM.

Dans son ensemble, le pôle Banque de proximité contribue à hauteur de 20% au résultat net part du Groupe sous-jacent des pôles métiers de Crédit Agricole S.A. (hors pôle AHM) sur les neuf premiers mois de 2021 et de 30% aux revenus sous-jacents hors AHM.

Au 30 septembre 2021, les fonds propres alloués au pôle s’élèvent à 9,5 milliards d’euros dont 4,8 milliards d’euros sur la Banque de proximité en France, 4,8 milliards d’euros sur la Banque de proximité à l’international. Les emplois pondérés du pôle sont de 100,3 milliards d’euros dont 50,1 milliards d’euros sur la Banque de proximité en France et 50,1 milliards d’euros sur la Banque de proximité à l’international.

Activités Hors métiers

Le résultat net part du groupe sous-jacent de AHM s’établit à -151 millions au troisième trimestre 2021, en baisse de -45 millions d’euros par rapport au troisième trimestre 2020. La contribution négative du pôle Activité Hors Métiers s’analyse en distinguant la contribution « structurelle » (-179 millions d’euros) des autres éléments (+28 millions d’euros).
La contribution de la composante « structurelle » est en baisse comparée au troisième trimestre 2020 (-79 millions d’euros) en raison d’un moindre produit d’impôts ce trimestre. Elle se décompose en trois types d’activités :

  • Les activités et fonctions d’organe central de Crédit Agricole S.A. entité sociale. Cette contribution atteint -194 millions d’euros au troisième trimestre 2021, en baisse par rapport au troisième trimestre 2020 (-76 millions d’euros) en lien avec un effet défavorable du taux effectif d’impôt sur les sociétés, ;

  • Les métiers non rattachés aux pôles métiers, comme CACIF (Private equity) et CA Immobilier et, depuis le premier trimestre 2021, BforBank intégré en mise en équivalence, en raison de sa détention à 50% par Crédit Agricole SA suite à sa recapitalisation. Leur contribution, à +8 millions d’euros au troisième trimestre 2021, est stable par rapport au troisième trimestre 2020. L’effet positif de la revalorisation de certains fonds CACIF a été notamment compensé par la contribution négative de BforBank.

  • Les fonctions support du Groupe. Leur contribution pour +7 millions d’euros ce trimestre et est en baisse de -3 millions d’euros depuis le troisième trimestre 2020 en raison d’un changement en 2021 du mode de comptabilisation des produits et charges CAGIP.

La contribution des « autres éléments » est en hausse (+34 millions d’euros) par rapport au troisième trimestre 2020, en raison d’un effet de base sur les éliminations sur des titres intragroupes souscrits par Predica et par Amundi.

Sur les neuf premiers mois de l’année 2021, le résultat net part du groupe sous-jacent du pôle AHM s’élève à -436 millions d’euros, en amélioration de +45 millions d’euros par rapport aux neuf premiers mois de l’année 2020. La composante structurelle contribue à hauteur de -585 millions d’euros, en baisse de -37 millions d’euros par rapport aux neuf premiers mois 2020, et les autres éléments du pôle contribuent à hauteur de +149 millions d’euros sur les neuf mois 2021, soit une hausse de +82 millions d’euros sur un an.

Au 30 septembre 2021, les emplois pondérés sont de 25,4 milliards d’euros.

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Solidité financière

Groupe Crédit Agricole

Au 30 septembre 2021, le ratio Common Equity Tier 1 (CET1) phasé du Groupe Crédit Agricole s’établi à 17,4%, en hausse de +0,1 points de pourcentage par rapport à fin juin 2021. Ainsi, le Groupe Crédit Agricole affiche un coussin substantiel de +8,5 points de pourcentage entre le niveau de son ratio CET1 et l’exigence SREP (Supervisory review and evaluation process) fixée à 8,9%. Le ratio CET1 non phasé atteint 17,1% (+0,1 points de pourcentage par rapport au 30 juin 2021).

  • Résultat conservé : +38 pb de résultat publié et -7 pb de distribution et paiement des coupons AT1

    • Croissance des métiers (« Variation des emplois pondérés ») : -7 pb, évolution concentrée sur les métiers Banque de financement et d’investissement, Assurance et Caisses Régionales ;

    • Méthodologies & effet réglementaires : -9 pb, lié à l’entrée en vigueur des exigences BCE sur la couverture des expositions non performantes (NPE) ainsi qu’à l’impact du phasing IFRS9

    • M&A, OCI et autres : -3 pb. L’effet des réserves OCI sur le ratio CET1 est neutre ce trimestre. Le stock de réserves OCI atteint 16 pb au 30 septembre 2021 (stable vs juin 2021).

Concernant la réglementation bancaire dite « Bâle 4 », sur la base de la publication le 27 octobre dernier par la Commission européenne du projet de directive de révision de la réglementaire bancaire Bâle 3, le Crédit Agricole Groupe estime que l’output floor sera applicable au plus haut niveau de consolidation en France. Le ratio CET1 phasé du Groupe Crédit Agricole restera toujours supérieur, d’ici 2030, à la cible du PMT actuel, à savoir >16%, sans préjuger des éventuelles cibles futures.

Le ratio de levier phasé ressort à 6,0%, +0,1 points de pourcentage par rapport à fin juin 2021 (5,4% avant neutralisation des expositions BCE) et bien au-dessus de l’exigence réglementaire de 3,11%60. Le ratio de levier quotidien phasé à 5,3% au 30 septembre 202161 avant neutralisation des expositions BCE.

Les emplois pondérés du Groupe Crédit Agricole sont en hausse de +2,9 milliards d’euros par rapport au 30 juin 2021 :

  • Grande Clientèles : +2,5 milliards d’euros (dont +0,8 milliard d’euros d’effet change) avec une hausse concentrée sur les métiers de la Banque de financement et d’investissement, principalement liée à la hausse des risques de marché (+1,9 milliards d’euros)

  • VME assurance : hausse de +0,9 Md€ en lien avec la hausse de la valeur de mise en équivalence de l’assurance (résultat positif de +370 millions d’euros et baisse des réserves latentes de -101 millions d’euros) ;

  • Gestion Epargne et Assurance (hors activité assurance) : hausse de +0,4 milliard d’euros sur Amundi liée à l’évolution métier

    • Autres hors métiers : -1,5 milliard d’euros notamment lié à la réduction de la taille du portefeuille de titres

  • Caisses Régionales : + 1,2 milliard d’euros par rapport à fin juin 2021

TLAC

Le Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board - FSB) a défini le calcul d’un ratio visant à estimer l’adéquation des capacités d’absorption de pertes et de recapitalisation des banques systémiques (Global Systemically Important Banks - G-SIBs). Ce ratio de Total Loss Absorbing Capacity (TLAC) fournit aux autorités de résolution le moyen d’évaluer si les G-SIBs ont une capacité suffisante d’absorption de pertes et de recapitalisation avant et pendant la résolution. Il s’applique aux établissements d’importance systémique mondiale, donc au groupe Crédit Agricole.

Les éléments pouvant absorber les pertes sont constitués par le capital, les titres subordonnés et les dettes pour lesquelles l’Autorité de Résolution peut appliquer le renflouement interne.

L’exigence de ratio TLAC a été transposée en droit de l’Union européenne via CRR2 et s’applique depuis le 27 juin 2019. Depuis lors, le Groupe Crédit Agricole doit satisfaire à tout moment aux exigences suivantes :

  • un ratio TLAC supérieur à 16% des actifs pondérés des risques (Risk Weighted Assets - RWA), niveau auquel s’ajoute, d’après la directive européenne CRD5, une exigence globale de coussins de fonds propres (incluant pour le Groupe Crédit Agricole un coussin de conservation de 2,5%, un coussin G-SIB de 1% et le coussin contracyclique). En tenant compte de l’exigence globale de coussins de fonds propres, le Groupe Crédit Agricole doit respecter un ratio TLAC supérieur à 19,5% (auquel il faut ajouter le coussin contra-cyclique) ;

  • un ratio TLAC supérieur à 6% de l’exposition en levier (Leverage Ratio Exposure - LRE).

Les exigences minimales de TLAC augmenteront à compter du 1er janvier 2022 à 18% des actifs pondérés des risques – niveau auquel il faudra ajouter l’exigence globale de coussins à cette date – et 6,75% de l’exposition en levier.

Au 30 septembre 2021, le ratio TLAC du Groupe Crédit Agricole s’élève à 26% des RWA et 8,5% de l’exposition en levier, hors dette senior préférée éligible 62. Le ratio TLAC exprimé en pourcentage des actifs pondérés des risques est en hausse de +40pb sur le trimestre, du fait de la hausse modérée des RWA. Exprimé en pourcentage de l’exposition en levier (LRE), le ratio TLAC progresse de 10 pb par rapport à juin 2021. Sans tenir compte de la neutralisation des expositions Banque Centrale, le ratio TLAC exprimé en LRE aurait atteint 7,6% (stable versus juin 2021). Il est supérieur aux exigences respectives de 19,5% des RWA (d’après CRR2/CRD5, exigence à laquelle il faut ajouter le coussin contracyclique de 0,03% au 30 septembre 2021) et de 6% de l’exposition en levier.

L’atteinte du ratio TLAC est soutenue par un programme d’émission sur le marché en 2021 de 7 milliards d’euros de dettes TLAC. Au 30 Septembre 2021, 6,2 milliards d’euros équivalents ont été émis sur le marché ; le montant de titres senior non préférés du Groupe Crédit Agricole pris en compte dans le calcul du ratio TLAC s’élève à 25,7 milliards d’euros.

MREL

Le ratio MREL (Minimum Requirement for Own Funds and Eligible Liabilities) est défini dans la Directive européenne “Redressement et Résolution des Banques” (Bank Recovery and Resolution Directive - BRRD). Cette directive établit un cadre pour la résolution des banques dans l’ensemble de l’Union Européenne, visant à doter les autorités de résolution d’instruments et de pouvoirs communs pour s’attaquer préventivement aux crises bancaires, préserver la stabilité financière et réduire l’exposition des contribuables aux pertes. La directive (UE) 2019/879 du 20 mai 2019 dite « BRRD2 » est venue modifier la BRRD et a été transposée en droit français par l’ordonnance 2020-1636 du 21 décembre 2020.

Le ratio MREL correspond à un coussin de fonds propres et de passifs éligibles devant être disponibles pour absorber les pertes en cas de résolution. Les niveaux minimums à respecter sont déterminés dans des décisions prises par les autorités de résolution et notifiées à chaque établissement, puis révisées périodiquement.

En 2020, le Groupe Crédit Agricole s’est vu notifié la révision de son exigence de MREL au niveau consolidé et sa première exigence de MREL au niveau subordonné (dans laquelle les instruments de dette senior sont exclus). Ces deux exigences étaient déjà respectées par le Groupe au moment de leur notification. Calibrées sous BRRD, elles sont applicables jusqu’à la prochaine notification qui intègrera les évolutions du cadre réglementaire européen (i.e. BRRD2) 63.

Sous BRRD, le ratio MREL est calculé comme étant le montant de fonds propres et de passifs éligibles exprimé en pourcentage du total des passifs et des fonds propres de l’établissement, après certains retraitements prudentiels (TLOF64) ou exprimé en actifs pondérés des risques (RWA). Sont éligibles au numérateur du ratio MREL les fonds propres prudentiels, ainsi que les titres subordonnés, les dettes senior non préférées et certaines dettes senior préférées d’échéance résiduelle de plus d’un an.

L’objectif du Groupe Crédit Agricole est d’atteindre d’ici fin 2022 un ratio de MREL subordonné (hors dette senior préférée éligible) à 24-25% des RWA et de maintenir le ratio de MREL subordonné au-dessus de 8% du TLOF. Ce niveau permettrait le recours au Fonds de Résolution Unique (soumis à la décision de l’autorité de résolution) avant d’appliquer le principe de renflouement interne aux dettes seniors préférées, permettant de créer une couche de protection supplémentaire pour les investisseurs en dette senior préférée.

Au 30 septembre 2021, le Groupe Crédit Agricole présentait un ratio MREL65 estimé à environ 10% du TLOF et 8,3% hors dette senior préférée éligible. Exprimé en pourcentage des actifs pondérés des risques, le ratio MREL estimé du Groupe Crédit Agricole atteint environ 31,8% à fin septembre 2021. Il s’établit à 26% hors dette senior préférée éligible. L’objectif du PMT concernant le MREL subordonné est atteint depuis septembre 2020.

Sous BRRD2, compte tenu de la possibilité d’ajustement à la baisse, à la main de l’autorité de résolution, pour calibrer l’exigence de MREL au niveau subordonné pour le Groupe Crédit Agricole, l’exigence de subordination la plus élevée attendue est le TLAC. Le ratio TLAC actuel se situe à une distance de 6,5 points de pourcentage au-delà de l’exigence au 30/09/2021 et 4,5 points de pourcentage66 au-dessus de l’exigence attendue à 21,5% (+ coussin contra-cyclique) au 1er janvier 2022.

Seuil de déclenchement du montant maximum de distribution (MMD)

La transposition de la réglementation bâloise dans la loi européenne (CRD) a instauré un mécanisme de restriction des distributions applicables aux dividendes, aux instruments AT1 et aux rémunérations variables. Le principe du Montant Maximal Distribuable (MMD, somme maximale qu’une banque est autorisée à consacrer aux distributions) vise à restreindre les distributions lorsque ces dernières résulteraient en un non-respect de l’exigence globale de coussins de fonds propres.

La distance au seuil de déclenchement du MMD correspond ainsi au minimum entre les distances respectives aux exigences SREP en capital CET1, Tier 1 et Fonds propres totaux.

Le Groupe Crédit Agricole, au 30 septembre 2021, dispose d’une marge de sécurité de 764 points de base au-dessus du seuil de déclenchement du MMD, soit 45 milliards d’euros de capital CET1.

Crédit Agricole S.A., au 30 septembre 2021, dispose d’une marge de sécurité de 450 points de base au-dessus du seuil de déclenchement du MMD, soit 16 milliards d’euros de capital CET1.

Crédit Agricole S.A.

A fin septembre 2021, la solvabilité de Crédit Agricole S.A. reste à un niveau élevé, avec un ratio Common Equity Tier 1 (CET1) de 12,7% en vision phasée (en hausse de +0,1 point de pourcentage par rapport à fin juin 2021). Ainsi, Crédit Agricole SA affiche un coussin substantiel de 4,8 points de pourcentage entre le niveau de son ratio CET1 et l’exigence SREP, fixée à 7,9. Le ratio CET1 non phasé atteint 12,5%.

  • Résultat conservé : +39 pb de résultat publié et -21 pb de distribution et paiement des coupons AT1. La provision pour distribution de dividendes est de 0,22€ par action sur le trimestre sur la base d’une politique de 50% de distribution de dividende (0,61€ par action sur les 9 premiers mois de l’année) ;

  • Croissance des métiers (« Variation des emplois pondérés ») : -5 pb avec un impact concentré sur les métiers de la Banque de financement et d’investissement et de l’Assurance.

  • M&A, OCI et autres : -7 pb , l’impact positif de la vente de CA Bank Roumanie (+1 pb) est contrebalancé par l’impact de l’opération de rachat des minoritaires de Friuladria (-4 points de base), visant à simplifier la structure de Crédit Agricole Italia. L’effet des réserves OCI sur le ration CET1 est de -1 pb. Le stock de réserves OCI atteint 33 pb au 30 septembre 2021 (vs 34 pb au 30 juin 2021).

Pro-forma des deux opérations de capital prévues au quatrième trimestre 2021 à savoir le débouclage des 50% restant de la garantie switch assurances le 16 novembre 2021, et la seconde tranche du rachat d’actions de 500 millions d’euros, lancée le 5 octobre et pouvant aller jusqu’au 28 janvier 2022, pour un impact estimé d’entre -70 et -75 points de base sur la base des RWA à fin septembre, le ratio CET1 à fin septembre 2021 atteindrait 12,0%.

Le ratio de levier phasé s’établit à 4,6% à fin septembre 2021 (3,9% avant neutralisation des expositions BCE stable par rapport à fin juin 2021) par rapport à une exigence de 3,18%67. Le ratio de levier quotidien68 phasé est à 3,9% avant neutralisation des expositions BCE.

Les emplois pondérés du Crédit Agricole S.A. sont en hausse de +1,7 milliards d’euros par rapport au 30 juin 2021.

Liquidité et Refinancement

L’analyse de la liquidité est réalisée à l’échelle du Groupe Crédit Agricole.

Afin de fournir une information, simple, pertinente et auditable de la situation de liquidité du Groupe, l’excédent de ressources stables du bilan cash bancaire est calculé trimestriellement.

Le bilan cash bancaire est élaboré à partir des comptes en normes IFRS du Groupe Crédit Agricole. Il repose d’abord sur l’application d’une table de passage entre les états financiers IFRS du Groupe et les compartiments du bilan cash dont la définition est communément admise sur la place. Il correspond au périmètre bancaire, les activités d’assurance étant gérées avec leur propre contrainte prudentielle.

À la suite de la répartition des comptes IFRS dans les compartiments du bilan cash, des calculs de compensation (nettings) sont effectués. Ils concernent certains éléments de l’actif et du passif dont l’impact est symétrique en termes de risque de liquidité. Ainsi, les impôts différés, impacts de la juste valeur, dépréciations collectives, ventes à découvert et autres actifs et passifs font l’objet d’un netting pour un montant de 67 milliards d’euros à fin septembre 2021. De même, 122 milliards d’euros de repos/reverse repos sont éliminés, dans la mesure où ces encours sont la traduction de l’activité du desk Titres effectuant des opérations de prêts/emprunts de titres qui se compensent. Les autres nettings effectués pour la construction du bilan cash, pour un montant total de 144 milliards d’euros à fin septembre 2021, sont relatifs aux dérivés, appels de marge, comptes de régularisation / règlement / liaison et aux titres non liquides détenus par la Banque de financement et d’investissement (BFI) et sont intégrés au compartiment des « Actifs de négoce à la clientèle ».

Il est à noter que la centralisation à la Caisse des Dépôts et Consignations ne fait pas l’objet d’un netting dans la construction du bilan cash ; le montant de l’épargne centralisée (71 milliards d’euros à fin septembre 2021) étant intégré à l’actif dans les « Actifs de négoce à la clientèle » et au passif dans les « Ressources clientèle ».

Dans une dernière étape, d’autres retraitements permettent de corriger les encours que les normes comptables attribuent à un compartiment, alors qu’ils relèvent économiquement d’un autre compartiment. Ainsi, les émissions senior dans les réseaux bancaires ainsi que les refinancements de la Banque Européenne d’Investissements et Caisse des Dépôts et Consignations et les autres refinancements de même type adossés à des prêts clientèle, dont le classement comptable engendrerait une affectation au compartiment “Ressources marché long terme”, sont retraités pour apparaître comme des “Ressources clientèle”.

On notera que parmi les opérations de refinancement banques centrales, les encours correspondant au T-LTRO (Targeted Longer Term Refinancing Operations) sont intégrés dans les « Ressources marché long terme ». En effet, les opérations de T-LTRO 3 sont assimilées à un refinancement sécurisé de long terme, identique du point de vue du risque de liquidité à une émission sécurisée.

Les opérations de pension livrée (repos) moyen-long terme sont également comprises dans les « Ressources marché long terme ».

Enfin, les contreparties bancaires de la BFI avec lesquelles nous avons une relation commerciale sont considérées comme de la clientèle pour la construction du bilan cash.

Le bilan cash bancaire du Groupe, à 1 616 milliards d’euros au 30 septembre 2021, fait apparaître un excédent des ressources stables sur emplois stables de 293 milliards d’euros, en hausse de 1 milliard d’euros par rapport à fin juin 2021, et en hausse de 44 milliards d’euros par rapport à fin septembre 2020.

L’encours total T-LTRO 3 pour le Groupe Crédit Agricole s’élève à 16269 milliards d’euros au 30 septembre 2021. Il est précisé que la bonification s’appliquant au taux de refinancement de ces opérations est étalée sur la durée des tirages. La sur-bonification est étalée sur la durée de la période de sur-bonification considérée. La sur-bonification s’appliquant au taux de refinancement de ces opérations pour la deuxième période (juin 2021 à juin 2022) a été prise en compte sur le T3 2021 pour les entités françaises et italiennes.

Par ailleurs, le Groupe affiche à nouveau un dynamisme de l’activité commerciale sur le trimestre, enregistrant une hausse équilibrée de la collecte et des crédits.

L’excédent de 293 milliards d’euros appelé “position en ressources stables” permet au Groupe de couvrir le déficit LCR engendré par les actifs durables et les passifs stables (clientèle, actifs tangibles et intangibles, ressources long terme et fonds propres). Le pilotage interne exclut le surplus temporaire de ressources stables apportées par l’augmentation du refinancement T-LTRO 3, afin de sécuriser l’objectif du Plan à Moyen Terme de plus 100 milliards d’euros, indépendamment de la stratégie de remboursement à venir.

Les ratios NSFR du Groupe Crédit Agricole et de Crédit Agricole S.A sont supérieurs à 100%, conformément à l’exigence règlementaire entrée en application le 28 juin 2021.

Par ailleurs, compte-tenu des excédents de liquidité, le Groupe demeure en position prêteuse à court terme au 30 septembre 2021 (dépôts Banques centrales supérieurs au montant de l’endettement court terme net).

Les ressources de marché à moyen-long terme s’élèvent à 347 milliards d’euros au 30 septembre 2021, stables par rapport à fin juin 2021, et en hausse de 34 milliards d’euros par rapport à fin septembre 2020.

Elles comprennent les dettes seniors collatéralisées à hauteur de 222 milliards d’euros, les dettes senior préférées à hauteur de 76 milliards d’euros, les dettes seniors non préférées pour 28 milliards d’euros et des titres Tier 2 s’élevant à 21 milliards d’euros.

Les réserves de liquidité du Groupe, en valeur de marché et après décotes, s’élèvent à 469 milliards d’euros au 30 septembre 2021, en hausse de 6 milliards d’euros par rapport à fin juin 2021, et en hausse de 65 milliards d’euros par rapport à fin septembre 2020. Elles couvrent plus de quatre fois l’endettement court terme net (hors replacements en Banques centrales).

Le niveau élevé des dépôts en Banques centrales résulte du replacement d’importants excédents de liquidité : ils s’établissent à 243 milliards d’euros au 30 septembre 2021 (hors caisse et réserves obligatoires), en hausse de 17 milliards d’euros par rapport à fin juin 2021, et en hausse de 65 milliards d’euros par rapport à fin septembre 2020.

Le Groupe Crédit Agricole a par ailleurs poursuivi ses efforts afin de maintenir les réserves immédiatement disponibles (après recours au financement BCE). Les actifs éligibles en banques centrales après décote s’élèvent à 95 milliards d’euros, en baisse de 6 milliards d’euros par rapport à fin juin 2021, en hausse de 11 milliards d’euros par rapport à fin septembre 2020.

Les établissements de crédit sont assujettis à un seuil sur le ratio LCR, fixé à 100% depuis le 1er janvier 2018.

Les ratios LCR moyens sur 12 mois au 30 septembre 2021 s’élèvent respectivement à 170,3% pour le Groupe Crédit Agricole et 156,3% pour Crédit Agricole S.A. Ils sont supérieurs à l’objectif du Plan à Moyen Terme d’environ 110%.

Dans le contexte de crise sanitaire COVID-19, la hausse du niveau des ratios LCR du Groupe Crédit Agricole et de Crédit Agricole S.A. est en ligne avec le recours du Groupe aux tirages T-LTRO 3 auprès de la Banque centrale.

Le Groupe continue de suivre une politique prudente en matière de refinancement à moyen long terme, avec un accès très diversifié aux marchés, en termes de base investisseurs et de produits.

A fin septembre 2021, les principaux émetteurs du Groupe ont levé sur le marché l’équivalent de 23,2 milliards d’euros70 de dette à moyen long terme, dont 33% émis par Crédit Agricole S.A.. Les derniers événements notables sont les suivants :

  • Crédit Agricole next bank (Suisse) a réalisé son émission inaugurale green Covered Bond en septembre à 10 ans pour 150 millions de CHF;

  • Crédit Agricole Assurances a émis un Tier 2 à 10 ans pour 1 milliard d’euros en septembre afin de refinancer des dettes subordonnées intragroupe (date de valeur en octobre).

Par ailleurs, 2,4 milliards d’euros ont également été empruntés auprès d’organismes nationaux et supranationaux, ou placés dans les réseaux des banques de proximité du Groupe (Caisses régionales, LCL et CA Italia) et dans d’autres réseaux externes en 2021.

A fin octobre, Crédit Agricole S.A. a réalisé à hauteur de 89% son programme de financement moyen long terme sur les marchés de 9 milliards d’euros pour l’année 2021 (dont 7 milliards d’euros en dette senior non préférée ou Tier 2).

La banque a levé l’équivalent de 8,0 milliards d’euros71, dont 4,2 milliards d’euros en dette senior non préférée et 2,1 milliards d’euros en dette Tier 2, ainsi que 0,7 milliard d’euros de dette senior préférée et 1,0 milliard d’euros de dette senior collatéralisée. Le financement est diversifié en formats et en devises (EUR, USD, AUD, GBP, JPY, CNY, CHF, NOK).

De plus, Crédit Agricole S.A. a procédé en septembre à une émission d’obligations sociales Senior non préférées pour 1 milliard d’euros à 8NC7 ans avec un spread de MS + 68 points de base.

Enfin, le 25 octobre, Crédit Agricole S.A. et LCL ont annoncé la possibilité de rembourser ou d’introduire une clause permettant le remboursement anticipé des cinq souches FR0010161026, US225313AA37 - USF22797FJ25, FR0000140071, FR0000584997 et FR0000165912. Ces souches perdent le bénéfice de la clause de grand père CRR à compter du 1er janvier 2022; l’impact de ces remboursements potentiels en solvabilité est non significatif.

Annexe 1 – Eléments spécifiques, Groupe Crédit Agricole et Crédit Agricole S.A.

Groupe Crédit Agricole - Eléments spécifiques, T3-21 et T3-20, 9M-21 et 9M-20

T3-21

T3-20

9M-21

9M-20

En m€

Impact
brut*

Impact en
RNPG

Impact
brut*

Impact en
RNPG

Impact
brut*

Impact en
RNPG

Impact
brut*

Impact en
RNPG

DVA (GC)

4

3

19

14

5

4

(7)

(5)

Couvertures de portefeuilles de prêts (GC)

(5)

(4)

(7)

(5)

(21)

(15)

41

28

Provisions Epargne logement (LCL)

-

-

-

-

(10)

(7)

(15)

(10)

Provisions Epargne logement (AHM)

-

-

(4)

(3)

0

0

(50)

(34)

Provisions Epargne logement (CR)

-

-

-

-

1

0

(133)

(90)

Soulte Liability management (AHM)

-

-

-

-

-

-

(41)

(28)

Soutien aux assurés pros Covid-19 (LCL)

-

-

-

-

-

-

(2)

(1)

Soutien aux assurés pros Covid-19 (GEA)

-

-

-

-

-

-

(143)

(97)

Soutien aux assurés pros Covid-19 (CR)

-

-

-

-

-

-

(94)

(64)

Projet de cession en cours PNB (WM)

-

-

-

-

(1)

(1)

-

-

Déclassement d'actifs en cours de cession (BPI)

(2)

-

-

(2)

-

-

Total impact en PNB

(4)

(1)

8

7

-

(28)

(19)

(444)

(303)

Don solidaire Covid-19 (GEA)

-

-

-

-

-

-

(38)

(38)

Don solidaire Covid-19 (BPI)

-

-

-

-

-

-

(8)

(4)

Don solidaire Covid-19 (AHM)

-

-

-

-

-

-

(10)

(10)

Don solidaire Covid-19 (CR)

-

-

-

-

-

-

(10)

(10)

Coûts d'intégration Kas Bank / S3 (GC)

-

-

(4)

(2)

(4)

(2)

(12)

(6)

Coûts de transformation (GC)

(5)

(3)

-

-

(22)

(11)

-

-

Coûts de transformation (LCL)

-

-

-

-

(13)

(9)

-

-

Projet de cession en cours Charges (WM)

-

-

-

-

(2)

(2)

-

-

Frais d'intégration Creval (BPI)

(9)

(4)

-

-

(9)

(4)

-

-

Déclassement d'actifs en cours de cession (BPI)

(1)

-

-

(1)

-

-

Total impact en Charges

(15)

(7)

(4)

(2)

-

(50)

(28)

(78)

(68)

Restatement FRU 2016-2020 (CR)

-

-

-

-

55

55

-

-

Restatement FRU 2016-2020 (AHM)

-

-

-

-

130

130

-

-

Total impact en FRU

-

-

-

-

185

185

-

-

Activation du Switch2 (GEA)

-

-

-

-

-

-

65

44

Activation du Switch2 (CR)

-

-

-

-

-

-

(65)

(44)

Ajustement sur l'activation du switch 2 (CR)

-

-

28

19

-

-

28

19

Ajustement sur l'activation du switch 2 (GEA)

-

-

(28)

(19)

-

-

(28)

(19)

Creval - Coût du risque stage 1 (BPI)

-

-

-

-

(25)

(21)

-

-

Total impact coût du risque de crédit

-

-

-

-

(25)

(21)

-

-

Badwill Creval (BPI)

-

-

-

-

378

321

-

-

Total impact variation des écarts d'acquisition

-

-

-

-

378

321

-

-

Gain "affrancamento" (BPI)

-

-

-

-

38

32

-

-

Gain "affrancamento" (GEA)

-

-

-

-

114

80

-

-

Total impact en Impôts

-

-

-

-

152

111

-

-

Gain "affrancamento" (SFS)

-

-

-

-

5

5

-

-

Total impact mise en équivalence

-

-

-

-

5

5

-

-

Frais d'acquisition Creval (BPI)

-

-

-

-

(16)

(9)

-

-

Frais d'intégration Creval (BPI)

1

-

-

1

-

-

Total impact en Gains ou pertes nets sur autres actifs

1

-

-

-

(15)

(9)

-

-

Déclassement d'actifs en cours de cession (SFS)

-

-

(69)

(69)

-

-

(69)

(69)

Déclassement d'actifs en cours de cession Bankoa (BPI)

-

-

(40)

(40)

-

-

(40)

(40)

Déclassement d'actifs en cours de cession Nacarat (CR)

-

-

(5)

(5)

-

-

(5)

(5)

Dépréciation de l'écart d'acquisition (AHM)

-

-

(55)

(55)

-

-

(55)

(55)

Déclassement d'actifs en cours de cession (BPI)

(1)

(4)

-

-

(1)

(4)

-

-

Projet de cession en cours (WM)

-

-

-

-

5

5

-

-

Total impact en Activités en cours de cession

(1)

(4)

(170)

(170)

3

0

(170)

(170)

Impact total des retraitements

(19)

(12)

(165)

(165)

605

545

(693)

(541)

Gestion de l'épargne et Assurances

-

-

(28)

(19)

116

82

(144)

(110)

Banque de proximité-France

-

-

22

14

32

39

(298)

(207)

Banque de proximité-International

(12)

(8)

(40)

(40)

363

314

(48)

(44)

Services financiers spécialisés

-

-

(69)

(69)

5

5

(69)

(69)

Grandes Clientèles

(7)

(4)

8

8

(42)

(24)

22

16

Activités hors métiers

-

-

(59)

(58)

130

130

(156)

(127)

Crédit Agricole S.A. - Eléments spécifiques, T3-21 et T3-20, 9M-21 et 9M-20

T3-21

T3-20

9M-21

9M-20

En m€

Impact
brut*

Impact en
RNPG

Impact
brut*

Impact en
RNPG

Impact
brut*

Impact en
RNPG

Impact
brut*

Impact en
RNPG

DVA (GC)

4

3

19

14

5

4

(7)

(5)

Couvertures de portefeuilles de prêts (GC)

(5)

(4)

(7)

(5)

(21)

(15)

41

27

Provisions Epargne logement (LCL)

-

-

-

-

(10)

(7)

(15)

(10)

Provisions Epargne logement (AHM)

-

-

(4)

(3)

0

0

(50)

(34)

Soulte Liability management (AHM)

-

-

-

-

-

-

(41)

(28)

Soutien aux assurés pros Covid-19 (LCL)

-

-

-

-

-

-

(2)

(1)

Soutien aux assurés pros Covid-19 (GEA)

-

-

-

-

-

-

(143)

(97)

Projet de cession en cours PNB (WM)

-

-

-

-

(1)

(1)

-

-

Déclassement d'actifs en cours de cession (BPI)

(2)

-

-

(2)

-

-

Total impact en PNB

(4)

(1)

8

6

(29)

(19)

(217)

(148)

Don solidaire Covid-19 (GEA)

-

-

-

-

-

-

(38)

(38)

Don solidaire Covid-19 (BPI)

-

-

-

-

-

-

(8)

(4)

Don solidaire Covid-19 (AHM)

-

-

-

-

-

(10)

(10)

Coûts d'intégration Kas Bank / S3 (GC)

-

-

(4)

(2)

(4)

(2)

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