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Aux Andaman, la tribu des Sentinelles tue un touriste qui tentait de l’approcher

PHOTO INDIAN COAST GUARD/REUTERS

On le présente comme “un touriste américain”, un “globe-trotter” qui passait son temps à voyager à travers le monde. Vendredi 16 novembre, John Allen Chau a été tué “à coups de flèches” lancées par des archers de la tribu des Sentinelles, dans l’archipel indien des Andaman-et-Nicobar, a rapporté mercredi 21 novembre le site d’information Scroll. Alors que les autorités indiennes interdisent à quiconque d’approcher les côtes de l’île où vit cette communauté, dont les racines africaines remontent à 60 000 ans, l’aventurier de 27 ans, qui serait aussi un missionnaire chrétien, avait réussi à convaincre sept pêcheurs des Andaman de l’accompagner. Il cherchait manifestement à rencontrer une population qui ne compte plus “qu’environ quarante individus”, selon une évaluation faite en 2011.

“Les Sentinelles sont connus pour être rétifs à tout contact avec le reste du monde”, rappelle Scroll. Les pêcheurs, qui ont été arrêtés par la police, disent avoir vu les indigènes “traîner le corps de leur victime sur la plage” et disparaître avec. “Des recherches sont menées par hélicoptère” pour retrouver la dépouille du jeune Américain, indique Scroll, mais elles s’avèrent périlleuses. Lors du tsunami de décembre 2004, qui avait frappé cette région du golfe du Bengale, un hélicoptère avait survolé l’île des Sentinelles pour établir un état des lieux mais l’appareil avait été pris pour cible par des archers et avait dû rebrousser chemin.

L’ONG Survival International, qui défend les droits des minorités ethniques en Inde, a publié un communiqué pour dénoncer “l’incapacité du gouvernement à protéger les Sentinelles et leur île” et à assurer la sécurité de la tribu comme des populations extérieures. “Il y a quelques mois, les autorités ont levé l’une des restrictions qui protégeaient l’île de la tribu des Sentinelles des touristes étrangers, ce qui a envoyé un mauvais message et a peut-être contribué à ce terrible événement”, déplore l’organisation. En 2017, rappelle Scroll, l’administration des Andaman-et-Nicobar avait prévenu que la prise de photos ou de vidéos des minorités vivant dans l’archipel était passible d’une peine “pouvant aller jusqu’à trois ans de prison”.

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