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Élections régionales: Jean-Louis Debré accuse l'exécutif de l'avoir incité à les reporter "après la présidentielle"

Jules Pecnard
·3 min de lecture
Jean-Louis Debré et Emmanuel Macron, le 4 octobre 2018 - AFP / Vincent Kessler
Jean-Louis Debré et Emmanuel Macron, le 4 octobre 2018 - AFP / Vincent Kessler

Depuis qu'il a quitté la présidence du Conseil constitutionnel en 2016, Jean-Louis Debré s'est rarement retenu de critiquer tel ou tel lorsqu'il l'a jugé nécessaire. Lors d'une audition au Sénat le 13 janvier, l'ancien chiraquien s'est montré particulièrement sévère vis-à-vis de l'actuel exécutif, qui l'avait chargé de rédiger un rapport sur l'adaptation des élections départementales et régionales à l'épidémie de Covid-19.

La séquence, isolée par le site de la chaîne Public Sénat, montre Jean-Louis Debré exprimer avec franchise ses soupçons sur les intentions premières de l'Élysée et de Matignon.

"Lorsqu’on m’a demandé de réfléchir à la tenue des élections départementales et régionales, qui devaient avoir lieu en mars 2021, je me suis assez rapidement rendu compte qu’il y avait beaucoup d’arrières-pensées chez les uns et les autres", entame-t-il face aux sénateurs.

Enjamber des régionales difficiles

Et l'ex-ministre de l'Intérieur de développer en disant les choses on ne peut plus clairement:

"Ceux qui étaient à l’origine de cette réflexion avaient un souhait, que j’ai deviné, qui était de reporter ces élections départementales et régionales à beaucoup plus tard, après l’élection présidentielle."

Dans son propos, Jean-Louis Debré indique de manière à peine voilée qu'autour du chef de l'État, après la défaite cuisante des candidats La République en marche aux municipales, certains auraient préféré enjamber des régionales qui s'annoncent tout aussi difficiles pour la majorité. Un scrutin qui pourrait, de surcroît, servir de tremplin à des adversaires zélés d'Emmanuel Macron, notamment Xavier Bertrand, Valérie Pécresse ou Laurent Wauquiez.

"D’autres souhaitaient les reporter à une date autour de la rentrée de septembre prochain. Un troisième groupe de personnes était pour le maintien à la date prévue", a continué l'ancien président du Conseil constitutionnel.

Opposé à un report du report

Jean-Louis Debré a "tout de suite exclu" l'option du report en 2022. Il demeure d'ailleurs farouchement opposé au moindre nouveau report des départementales et régionales. Une hypothèse qui n'est désormais plus exclue étant donné l'évolution plus qu'incertaine de l'épidémie. "On ne peut pas confiner ainsi l’expression de la démocratie sans créer des problèmes politiques insurmontables", estime celui qui fut député-maire d'Évreux, dans l'Eure.

"On dégage tout!"

En fin de séance, on voit Jean-Louis Debré affirmer qu'au cours des auditions que lui-même a pu mener dans le cadre de son rapport, "certains ne cachaient pas les conclusions auxquelles ils souhaitaient (qu'il arrive), c’est-à-dire le report".

"C’était maquillé par des arguments juridiques ou politiques. Mais c’était très clair: on a eu les élections municipales, maintenant, on file sur l’élection présidentielle et on dégage tout! J’étais stupéfait quand on m’a demandé ça", s'est-il agacé.

Selon lui, cette demande aurait dû lui être faite "au lendemain même des élections municipales".

"Pourquoi avoir attendu? En fait, on voulait que j’arrive à la conclusion qu’il fallait que l’on reporte tout après les présidentielles. Et dès le départ, j’ai dit non. C’est pour cela qu’on ne me confiera pas de deuxième rapport", a-t-il soupiré.

Article original publié sur BFMTV.com