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TikTok suspend dans l'UE ses récompenses accusées de susciter l'addiction

Le réseau social TikTok a annoncé qu'il suspendait la fonction de sa nouvelle application TikTok Lite qui récompense les utilisateurs pour le temps passé devant les écrans (Antonin UTZ)
Le réseau social TikTok a annoncé qu'il suspendait la fonction de sa nouvelle application TikTok Lite qui récompense les utilisateurs pour le temps passé devant les écrans (Antonin UTZ)

Le réseau social TikTok a annoncé mercredi qu'il suspendait "volontairement" la fonction de sa nouvelle application TikTok Lite qui récompense les utilisateurs pour le temps passé devant les écrans, accusée dans l'UE de susciter l'addiction.

"Nos enfants ne sont pas des cobayes pour les réseaux sociaux", a aussitôt réagi le commissaire européen au Numérique, Thierry Breton, qui avait annoncé lundi l'ouverture d'une enquête de Bruxelles et menacé de prononcer la suspension dès jeudi.

Prenant note de cette décision de TikTok, dont la maison mère est chinoise, il a précisé que les procédures engagées contre la plateforme concernant "le risque d'addiction" se poursuivaient.

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"TikTok cherche toujours à travailler de manière constructive avec la Commission européenne et d'autres régulateurs. Nous suspendons donc volontairement les fonctions de récompenses dans TikTok Lite pendant que nous répondons aux préoccupations qu'elles ont soulevées", a déclaré le réseau social, dans un message diffusé sur X.

Des pièces virtuelles, convertibles en cartes-cadeaux, en échange du visionnage de vidéo... TikTok, propriété du groupe chinois ByteDance, avait lancé son nouveau service controversé en France et en Espagne fin mars.

Il avait été accusé de renforcer dangereusement la dépendance au réseau social en poussant les utilisateurs à rester connectés.

- "Risques graves pour la santé mentale" -

La Commission européenne, qui joue le rôle de gendarme du numérique dans l'UE, avait estimé lundi que le mécanisme posait "des risques graves pour la santé mentale des utilisateurs".

Or, la plateforme n'a pas communiqué à Bruxelles, avant son lancement, une évaluation des risques, conformément à ses obligations dans le cadre de la nouvelle législation sur les services numériques (DSA).

"Le DSA veille à la sécurité de notre espace en ligne", s'est félicité mercredi M. Breton.

La fonction de TikTok Lite suspendue mercredi récompensait les utilisateurs avec des jetons s'ils se connectaient quotidiennement pendant dix jours, s'ils passaient du temps à regarder des vidéos (avec une limite de 60 à 85 min par jour) et s'ils faisaient certaines actions, comme aimer des vidéos et suivre des créateurs de contenus. Ces pièces étaient ensuite échangeables contre des cartes-cadeaux sur des sites partenaires, comme Amazon.

Le réseau social avait rappelé à plusieurs reprises que seules les personnes âgées de 18 ans ou plus pouvaient collecter des points et qu'il appliquait des procédures pour s'assurer de l'âge des utilisateurs. Un selfie avec une pièce d'identité, un selfie vidéo ou une autorisation de carte bancaire était ainsi nécessaire pour convertir les pièces en bons d'achat.

Mais, pour les experts, les risques de contournement étaient évidents.

"Je me félicite de la suspension volontaire par TikTok de la fonctionnalité de +récompense+", a aussitôt réagi la secrétaire d'Etat française chargée du Numérique, Marina Ferrari, soulignant avoir "alerté, dès son lancement, sur cette dérive contestable et sur les risques qu'elle faisait peser sur ses utilisateurs".

Avec ses clips vidéo souvent dansants ou musicaux, TikTok, qui a séduit plus de 1,5 milliard d'utilisateurs dans le monde, est accusé depuis plusieurs années aux Etats-Unis et en Europe de susciter des comportements de dépendance chez les adolescents.

La plateforme chinoise était déjà sous le coup d'une enquête de la Commission, ouverte en février, pour des manquements présumés en matière de protection des mineurs dans le cadre de la DSA.

raz-aro/jca/eb