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Coronavirus : une entreprise américaine vire un quart de ses salariés… en visioconférence

Cyprien Tardieu
·2 min de lecture
Coronavirus : une entreprise américaine vire un quart de ses salariés… en visioconférence
Coronavirus : une entreprise américaine vire un quart de ses salariés… en visioconférence

Aux États-Unis, une société a visiblement oublié de mettre les formes au moment d’annoncer le licenciement de 300 collaborateurs. Les responsables ont profité d’une réunion d’équipe sur Zoom pour annoncer la mauvaise nouvelle à tout le monde.

C'est dans les moments compliqués ou difficiles que se révèlent souvent les personnalités. Des salariés de TripActions, une entreprise américaine fondée en 2014, l’ont appris à leurs dépends. L’histoire racontée par Protocol et relayée par LCI est d’une brutalité sans nom.

"C'était comme 100 vidéos différentes de chaos”

La semaine dernière, une centaine de membre de l’équipe de cette plateforme de réservations pour les voyages d’affaires s’est retrouvée sur Zoom pour une réunion en visioconférence. Jusque-là, rien de très original. Sauf que le patron de la société, au lieu de rassurer ses employés, a annoncé une vague de licenciements en raison de la crise du coronavirus qui impacte des millions d’entreprises dans le monde.

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Au total, la société a confirmé avoir licencié près de 300 personnes, soit environ un quart de son effectif total. "Les gens pleuraient et paniquaient”, relate à Protocol un employé viré pendant la fameuse réunion. "C'était comme 100 vidéos différentes de chaos”, ajoute-t-il. Scène surréaliste où la réunion se partage alors entre les salariés virés et les autres qui gardent leur poste. Dans l’espace de discussion, les administrateurs avaient même coupé le son pour ne pas entendre les cris de colère et de protestations.

3 millions de chômeurs supplémentaires

La direction s’est expliquée sur son choix et a assuré prendre “les mesures appropriées dans [ses] activités pour [s’]assurer d'être présents pour [ses] clients dans le futur”. "Nous avons réduit toutes les dépenses non essentielles et pris la décision très difficile de réduire notre main-d'œuvre conformément au climat actuel”, précise le communiqué. Les salariés qualifiés de “dépenses non essentielles” apprécieront.

Aux États-Unis — où le chômage partiel n’existe pas —, le nombre de demandeurs d’emploi a explosé au point d’atteindre un niveau historique. Selon des chiffres du Département du Travail, 3,3 millions de personnes ont fait une première demande d’allocation chômage entre le 14 et le 21 mars. Ils étaient “seulement” 282 000 la semaine précédente.

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