La bourse est fermée
  • Dow Jones

    34 077,63
    -123,04 (-0,36 %)
     
  • Nasdaq

    13 914,77
    -137,58 (-0,98 %)
     
  • Nikkei 225

    29 685,37
    +2,00 (+0,01 %)
     
  • EUR/USD

    1,2039
    +0,0059 (+0,49 %)
     
  • HANG SENG

    29 106,15
    +136,44 (+0,47 %)
     
  • BTC-EUR

    46 681,42
    +59,01 (+0,13 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 273,51
    -25,45 (-1,96 %)
     
  • S&P 500

    4 163,26
    -22,21 (-0,53 %)
     

Contrôleur technique, boulanger… Ces métiers qui peinent à recruter malgré la crise

Cyprien Tardieu
·3 min de lecture
Contrôleur technique, un métier qui recrute malgré la crise

Si certains secteurs sont complètement bouchés, d'autres, à l'inverse, ont toutes les peines du monde à recruter des salariés qualifiés.

Alors que le nombre d’inscrits à Pôle Emploi a progressé de 4,5% en 2020 en raison du contexte économique tendu lié à la situation sanitaire, des postes restent à pourvoir. Dans de nombreux secteurs, les professionnels peinent à trouver des candidats pour répondre à leurs besoins. Conditions de travail contraignantes, précarité de l’emploi, horaires décalés ou encore métier qui pâtit d’une mauvaise image : les raisons pour expliquer ce phénomène sont multiples. Chaque année, environ 150 000 offres ne trouveraient pas preneur selon les chiffres fournis par Pôle Emploi.

1 000 contrôleurs recherchés

Parmi les métiers où le manque de main d’œuvre se fait le plus ressentir, celui de contrôleur technique est en bonne place. Ceux qui ont récemment pris rendez-vous pour faire contrôler leur véhicule ont sûrement constaté un allongement des délais, faute de main d’œuvre suffisante. "Il en fallait 1 200 l’an dernier qu’on n’a pas réussi à dénicher. Il en faut encore plus de 1 000 cette année. Et on ne devrait pas y arriver", alerte France Info.

À LIRE AUSSI >> Méfiez-vous, acheter une voiture d’occasion peut virer au calvaire

Cette pénurie s’explique par la complexification du métier suite au contrôle technique plus strict imposé aux automobilistes depuis 2018. Là où un CAP mécanicien suffisait il y a trois ans, les recruteurs exigent désormais un bac pro dans un métier de l’automobile et de suivre une formation spécifique. Des contraintes qui en refroidissent beaucoup.

Autre secteur, même problème. Le métier de boulanger-pâtissier connaît, lui aussi, une crise des vocations. La Confédération nationale de la boulangerie et de la boulangerie-pâtisserie française (CNBF) a annoncé il y a quelques semaines que 9 000 postes d’apprentis étaient disponibles dans le secteur. Malgré un emploi assuré à 100% après la formation, la profession n’arrive pas à attirer les jeunes. La dureté du métier combiné à des horaires décalés compliquent la tâche des plus motivés.

"Ça demande de la rigueur comme c'est un métier de l'artisanat, beaucoup des apprentis décrochent car c'est un travail éprouvant", avance Gérard Peratti, président du syndicat des boulangers pâtissiers du Var, sur France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.

VIDÉO - La boulangerie, un secteur d’avenir qui recrute

Un emploi assuré mais peu de candidats

Maçon, plombier, menuisier… Choisir l’un de ces métiers, c’est l’assurance de ne jamais pointer à Pôle Emploi. Et pourtant, le manque de bras se fait sentir dans le secteur du BTP malgré un emploi garanti. C’est ce que confirme un chef d’entreprise au micro de TF1. Après trois ans de recherche, il ne parvient pas à mettre la main sur des techniciens pour renforcer son équipe. "On se retrouve avec des délais d’intervention qui sont de 4 à 6 mois. Des délais qui pourraient être raccourcis avec une deuxième équipe de techniciens", déplore-t-il.

À LIRE AUSSI >> Top 10 des métiers qui connaissent un boom des recrutements depuis la fin du confinement

À cette liste, nous pouvons ajouter aussi le métier de chauffeur de car. 700 postes de conducteurs de cars scolaires à pourvoir dans la région des Pays de la Loire. Même problématique pour les chauffeurs de poids lourds, les informaticiens, les personnels de cuisine et les métiers d’aide à la personne.

Dans la plupart des cas, la raison invoquée est souvent un écart trop conséquent entre la formation initiale et les besoins des entreprises.

Ce contenu peut également vous intéresser :