La bourse est fermée

Comment les compagnies aériennes recrutent

Intégrer l'École nationale de l'aviation civile (Enac) à ­Toulouse (Haute-Garonne) est la voie royale pour devenir ­pilote de ­ligne en France. Fondée en 1948 et seule école ­publique formant à ce ­métier, elle est très prisée. L'an passé, 1.665 candidats se sont présentés au ­concours principal (EPL/S) pour 14 places. Un ­numerus ­clausus ­extrême, loin de satisfaire la ­demande des ­compagnies aériennes. Air France, à elle seule, a recruté 350 pilotes en 2019 et ­prévoit d'en ­embaucher 250 par an au cours des cinq ­prochaines ­années.

Lire aussi - A Reims, les contrôleurs aériens se préparent au big bang

Certaines ­compagnies possèdent leur propre école. ­Lufthansa, en ­Allemagne, recrute et forme directement les élèves qui intégreront son personnel à l'issue d'un cursus de plusieurs mois. C'est aussi le cas d'Air France qui, pour faire face à ses besoins, a rouvert en 2018 sa ­filière ­pilotes ­cadets, après sa fermeture en 2009. Mais à la ­différence de sa ­rivale ­allemande, le transporteur français a fait le choix de déléguer la formation de ses futurs officiers à ­l'Enac et à deux autres écoles privées et de la financer.

Des écoles privées à 100.000 euros

Autre ­filière de formation pour un aspirant pilote : les écoles ­privées. Il en existe une dizaine en France qui proposent une ­formation "intégrée". Les élèves ­peuvent se former de A à Z au ­métier de ­pilote de ­ligne au ­travers de cursus allant de dix-huit à trente mois. Mais leur coût est extrêmement élevé. Ain...


Lire la suite sur LeJDD