La bourse est fermée

Tirs de barrage contre la réforme des retraites

Par Marc Vignaud
Les avocats protestent, le 13 septembre, contre la réforme des retraites à Paris. Ils étaient 10 000, selon les autorités, 20 000 selon les organisateurs, avec d'autres professions comme les pilotes de ligne. 

Jean-Paul Delevoye fait face à la résistance grandissante des opposants à sa proposition de régime universel de retraites. Lequel a pourtant des avantages.


C'est clairement une mauvaise séquence pour le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye. Depuis la rentrée, les critiques s'enchaînent contre ses propositions, malgré dix-huit mois de concertation avec les organisations patronales et syndicales durant lesquelles il avait à peu près réussi à garder un climat apaisé avec ses interlocuteurs.

Cela a commencé par les déclarations du président de la République lui-même. Emmanuel Macron a affirmé fin août, au sortir du G7 de Biarritz, préférer maintenir une référence à une durée de cotisation dans le futur régime universel par points plutôt que d'instaurer un âge pivot à 64 ans assorti d'une décote pour ceux qui s'arrêteraient de travailler dès 62 ans, option qui avait pourtant été retenue dans le rapport Delevoye de juillet. Une sortie qui a relancé la polémique sur l'âge de départ.

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Puis la contestation a démarré avec une grève extrêmement suivie à la RATP. À tel point que plusieurs lignes de métro ont dû être coupées à Paris vendredi 13 septembre. Le lundi, ce sont les avocats qui étaient mobilisés pour la défense de leur régime autonome. Les robes noires, très remontées, ont défilé aux côtés de médecins, d'infirmiers et pilotes de ligne. Mardi, la presse était pleine des critiques d'un think tank, l'Institut de la protection sociale (IPS), contre les paramètres retenus par Jean-Paul Delevoye pour le futur régime universel.

Et cela va continuer. Force ouvrière (FO) appelle ses militants à défiler samedi 21 septembre pour s'opposer à la réforme que le syndicat dénonce depuis le début. Le 24, ce sera le tour de la CGT d'appeler à défiler et donc à faire grève.

De quoi se demander : mais que sont-ils allés faire dans cette (...)

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