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Le rally sur le secteur du luxe touche-t-il à sa fin

Rousseau, Hervé
/ JACQUES DEMARTHON/AFP

Toujours plus haut. Depuis plusieurs années les géants du luxe sont la coqueluche des investisseurs. Prochainement, Hermes va faire son entrée au sein du CAC 40 rejoignant ainsi LVMH, devenu la première capitalisation de l’indice et Kering qui vole également de record en record, propulsé par le succès de Gucci.

Certains professionnels commencent à s’inquiéter de l’envolée des spécialistes du luxe. Ces derniers temps, plusieurs analystes ont ainsi dégradé leurs recommandations sur Hermès, ce qui a eu pour effet de précipiter le secteur dans une rare et violente turbulence.

Ce mardi Berenberg a dégradé son conseil sur le sellier à «vendre» contre «conserver», ce qui fait reculer le titre. Jeudi dernier, Exane BNP Paribas avait dégradé son opinion sur Hermès de neutre à sous-performance pour une question de valorisation. Deux jours avant c’est le Credit Suisse qui est passé de neutre à sous-performance sur la valeur du luxe. Et la veille c’est HSBC qui avait abaissé sa recommandation sur l’action de conserver à alléger.

Pour les spécialistes de Mirabaud Securities Genève, la baisse de la semaine passée sur les grandes valeurs du luxe est liée à une consolidation saine et technique. Sur un an glissant, Hermès a vu son action grimper de 26%, celles de LVMH et de Kering ont respectivement gagné 31% et 68% tandis que le titre L’Oréal a bondi de 8%. Dans le même temps, le CAC 40 n’affiche «qu’une» progression de 3,3%

La hausse des cours a gonflé les multiples de valorisation de tout le secteur. Toutefois, pour les analystes de la maison suisse, «les fondamentaux extrêmement sains du secteur justifient des multiples plus élevés». De fait, les expériences haut de gamme séduisent toujours plus de clients: selon la 16ème édition de l’étude sur le marché des produits de luxe publiée par le cabinet de conseil en stratégie Bain & Company, le marché mondial du luxe a connu en 2017 une croissance de 5 % pour atteindre environ 1160 milliards d’euros dans le monde.

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