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Zucman/Artus : Pourquoi le capitalisme aggrave les inégalités

·2 min de lecture

Les revenus des plus modestes stagnent, la fortune des milliardaires explose… Deux grands économistes analysent le dérèglement du système en France et aux Etats-Unis. Et livrent des solutions divergentes, notamment sur la fiscalité.

, l'autre fait partie des experts les plus écoutés en France. Gabriel Zucman et décryptent l'explosion des inégalités dans les pays riches. D'accord sur le diagnostic, ils divergent sur les solutions, notamment fiscales. Entretien.

Challenges. Les inégalités sont devenues un sujet politiquement explosif. Se sont-elles vraiment accrues ?

Gabriel Zucman. En 1980, aux Etats-Unis et en Europe continentale, la part du 1 % des plus riches dans le revenu national était la même, environ 10 %. Depuis, elle a doublé outre-Atlantique et est passée à environ 12 % en Europe. La France a suivi cette tendance, mais avec une prospérité remarquable de ses milliardaires. Aux Etats-Unis, les 400 premières fortunes représentent 19 % du PIB. En France, c'est 20 %.

Patrick Artus. L'accroissement des inégalités est le plus spectaculaire pour le patrimoine. Dans l'OCDE, le 1 % des plus fortunés captait 25 % du patrimoine en 1990. Aujourd'hui, c'est 32 %. Aux Etats-Unis, le coefficient de Gini, l'indicateur des inégalités, est bien plus élevé - de l'ordre de 40 % - pour le patrimoine que sur les revenus. L'explication ? D'abord le partage de la valeur s'est fait au détriment des salaires. En trente ans, dans l'OCDE, les salaires réels ont progressé de 22 % alors que la productivité s'est envolée de 48 %. Ensuite, les indices boursiers ont explosé, multipliés par huit, alors que les prix ont doublé. Ce mouvement, lancé il y a dix ans, est lié aux politiques monétaires. En injectant massivement des liquidités, les banques centrales ont creusé les inégalités de patrimoine.

La crise sanitaire a-t-elle aggravé le phénomène ?

P. A. Oui. Nous avons subi une énorme récession l'an dernier alors que le Nasdaq s'est envolé de 80 %.

G. Z. La crise sanitaire a accentué la tendance à la concentration en renforçant les grandes entreprises comme Amazon. Ces dernières ont pu accroître leur activité alors que les plus petites, en particulier les commerces, ont dû fermer. Le Covid a été un accélérateur.

Pourt[...]

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