La bourse est fermée

Les zones d’ombre du mariage PSA-Fiat Chrysler

La question est de savoir qui dominera l’autre.

La fusion annoncée entre PSA (Peugeot-Citröen) et Fiat Chrysler (FCA) n’est certainement pas un mariage d’amour, mais de raison. Depuis le début du mois de novembre, une centaine de personnes travaillent nuit et jour à la préparation des noces. Des représentants de PSA bien sûr, de FCA, essentiellement américains, et une kyrielle de banquiers d’affaires et de cabinets juridiques anglo-saxons qui s’abattent sur ces opérations, véritable manne pour eux. Les négociations peuvent encore capoter, mais les dirigeants des deux groupes ont la volonté d’aboutir. Un comité de groupe européen de PSA est convoqué pour le 26 novembre afin de lancer le processus de consultation des syndicats.

Impasse ?

Pour FCA, c’est un peu une question de vie ou de mort. Surtout après l’échec de l’alliance avec Renault. L’entreprise est dans une impasse. La famille Agnelli, qui détient encore 28 % de FCA, a laissé péricliter les marques italiennes du groupe. Maserati, Lancia, Alfa Roméo ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes. La part de marché de Fiat en Europe (5 %) a été divisée par deux, en trente ans. Les Agnelli n’ont jamais voulu restructurer l’entreprise, ni investir dans de nouveaux modèles et encore moins dans l’électrique. Leurs moteurs polluent et ils ont dû acheter à Tesla pour 1,8 milliard d’euros de droits à polluer, afin d’éviter les amendes. En réalité, FCA n’existe encore que par sa branche américaine, notamment Jeep et RAM qui produit les pick-up. Elle assure l’essentiel des résultats du groupe, ce qui explique que le management de FCA soit très majoritairement américain.




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